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Soldanelle (Cazin 1868)

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Sison
Cazin, Traité des plantes médicinales, 1868
Sorbier


[1013]

Soldanelle

Voir la page [[]]

SOLDANELLE. ConvoJvulus soldanella. L.

Mànelïaljkaritima minor. C. BAUH. — Soldanella. DOD. — Convolvulus ,.ili: maritimus nostras rotundifolius. TOURN. — Soldanella

ï;,,;,,).,.'., .... seu brassica marina. OFFIC.

■" i Liseron soldanelle, — chou marin.

'■-■'■'■'"1*" 'CONVOLVULACÉES. Fani. nat. — PENTANDIUE MOKOGYNIE. L.

Çette;plante,yiyace^Pl. XXXVIII) croît sur les bords de la mer, dans les sablés?|.aepiiis Bayonne jusqu'à Dunkerque, et depuis Antibes jusqu'à Per- pignan." Je l'ai souvent récoltée sur les sables maritimes du Boulonnais (Ambleteuse, Wimereux, etc).

Description. — Racines minces, allongées, blanchâtres. — Tiges rameuses, étalées, couchées.sur,la terre, pliantes, longues de 20 à 25 centimètres. — Feuilles al- ternes, longuement pétiolées, rériiformes, un peu épaisses, échancrées à la base, d'un • yer.t;\|n,peii.^onç,é,.,-r:fFleurs;grandes, solitaires, rosées, rayées de blanc, un peu foncées, portées sur dé longs pédoncules axillaires (mai-juin). — Calice à cinq divisions pro- fondes, ovales, arrondies: — Corolle tubulée, à limbe ouvert légèrement denté. — Cinq élamines plusicourtes que 1 la corolle, à anthères allongées et aplaties. — Un style fili- - 'orme A, stigmate bifide. — Fruit : capsule biloculaire à quatre semences arrondies.

Parties usitées.— Les feuilles, la racine, et la résine qu'on en retire.

Béeolte. — La racine doit être séchée avec précaution.

,|CùMuré.-^-La soldanelle demande une terre légère et sablonneuse. On la propage ♦graines semées'en place.] -

..^P^iéités 'physiques et chimiques. — Les parties herbacées de ce Wm contiennent un suc lactescent un peu acre, amer et salé. La racine contient, j|après Planche (1), de la résine, de l'extrait gommeux, de l'amidon, des sels, de la si- lice, etc,

. '-Vf. K'ii'-ji ;-.(. : .-PRÉPARATIONS PHARMACEUTIQUES ET DOSES.

\7?„EfEBS-^ Décoction des feuilles sèches,

Fwli ' *'**igr- Rar ?0« S1-- d'ea«-'■ rge^ol;dre,delà/i.gr.,eubolS,pi-

■ Racine en poudre, de. 2 à 4- gr., en bols, pi- , ;,; Iules,:suspension liquide, etc.

Résine, de 75 centigr. à 2 gr., dissoute dans

l'alcool. ,

,. pOWanelle était employée autrefois comme purgatif drastique contre ra ûydropisies passives, les engorgements atoniques des viscères abdomi-

M '(tvC?nstiPation par inertie des intestins, etc.

«ttùiole employait la décoction de celte plante avec la rhubarbe comme

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.1014 SORBIER DES OISELEURS.

•un remède excellent contre l'hydropisiei Forestus (1), Gabriel Fallone

•Ferriel (2) la considéraient aussi comme un bon hydragogue. Elle était trè employée en Hollande, du temps de Boerhaave : Apud Batavos maritimos k betur pro divino medicamento, dit cet illustre médecin (3). Lieutaud ennarlê

,.oomme:d'un purgatif hydragogue peu usité. Ce n'est donc pas à Loiseleur- Deslongchamps, comme le disent Trousseau et Pidoux, que l'on doit d'avoir" introduit cette plante dans la matière médicale.

Les feuilles en décoction ont un effet infidèle. On doit employer la poudre des feuilles ou des racines, ou mieux la résine, qui est un purgatif insipide et qui, dans tous les cas, peut remplacer le jalap, la scammonée. Les habi- tants des bords de la mer se purgent avec le suc de cette plante, qu'ils pren- nent à la dose d'une cuillerée à café à une cuillerée à bouche, suivant l'âge dans un bouillon ou dans une tasse d'eau miellée. Buchoz (4) dit qu'en Pro-

.vence on se purge avec un bouillon fait avec un collet de mouton et une poignée et demie de feuilles de soldanelle. Ferrein regarde cette plante comme un bon anthelminthique.

La soldanelle ne mérite pas l'oubli dans lequel elle est tombée. Loiseleur- Deslongchamps a mis hors de doute sa propriété purgative. Sur quatre ma- lades auxquels il donna les feuilles sèches en décoction, deux ont été très- bien purges; les deux autres n'ont éprouvé aucun effet. La racine en poudre (50 à 60 centigr.) ayant été ensuite administrée par le même praticien à vingt-quatre malades, ils eurent depuis une jusqu'à douze évacuations alvines. Treize malades ont pris la teinture (24 à 30 gr.) et dix la résine de soldanelle (75 centigr. à 1 gr. 20 centigr.); tous ont éprouvé des effets sem- blables à ceux des meilleurs purgatifs.

" J'ai fait un fréquent usage, comme purgatif, de la teinture de soldanelle; elle m'a tout aussi bien réussi que l'eau-de-vie allemande ou teinture de jalap composée du Codex.