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Salsepareille

Salsepareille comme nom de plante

Salsepareille est devenu le nom de l'ensemble des espèces de Smilax. Il vient de l'espagnol zarzaparrilla via le portugais salsaparilha (voir l'étymologie de sarsaparilla et de salsepareille).

Le nom a pu désigner d'autres espèces suivant les langues :

La classification des salsepareilles du commerce est confuse. Une des meilleures synthèses est celle d'Emile Perrot (Matières premières usuelles, 1943-44). Pour les usages à la fin du XIXe siècle, on consultera le Traité des plantes médicinales de Cazin (1868).

Les "vraies" salsepareilles venaient des Amériques. Il s'agissait de :

Leur réputation dans la lutte contre la syphilis a été telle que certains médecins ont tenté de lui substituer le Smilax aspera des garrigues méditerranéennes, sans jamais convaincre. De nos jours, la réputation des salsepareilles s'est évanouie, et il en est resté ce nom d'origine espagnole qui s'applique à une espèce française, ce qui intrigue souvent.

Salsepareille comme boisson

Pour les anglophones, salsepareille (ou plutôt sarsaparilla) désigne une boisson analogue à la root-beer, où pouvaient entrer du sassafras et d'autres herbes amères. Ce type de boisson était très populaire aux Etats-Unis, et est mentionné dans de nombreux films. Il a cédé le pas devant les colas, mais reste apprécié localement. Voir Wikipedia (en).

On trouve aussi ces boissons dans le sud de l'Asie.

Salsepareille comme la plante des Schtroumpfs

Pour les francophones (mais aussi les anglophones car le mot a été conservé dans les versions anglaises), la salsepareille est la plante mystérieuse que les Schtroumpfs vont chercher dans la montagne. Le dessinateur de ces bandes dessinées, Peyo, aurait simplement choisi le mot parce que ses sonorités lui plaisaient. De nombreux forums sur Internet font état des efforts d'identification des amateurs, mais tous finissent par conclure qu'il s'agit de Smilax aspera. Personne ne se rappelle qu'il s'agit en fait de plantes américaines utilisées pour lutter contre la syphilis. Les Schtroumpfs souffraient-ils de cette maladie ? Quand on pense qu'au début de la série des Schtroumpfs, ceux-ci étaient des êtres plus ou moins asexués (ou des hommes seuls), cela laisse rêveur...

Références

  • Culbreth, David M. R., 1917. A Manual of Materia Medica and Pharmacology. Lea Brothers & Co. en ligne sur ChestofBooks

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