Robinier (Cazin 1868) : Différence entre versions

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il est aujourd'hui naturalisé dans toute l'Europe.
 
  
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[Cet arbre, vulgairement appelé ''acacia'', est originaire de la Virginie, mais il est aujourd'hui naturalisé dans toute l'Europe.  
Feuilles alternes, imparipennées, avec stipules ligneuses.— Fleurs blanches, odo-
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'''Description'''. — Tige haute de 20 à 25 mètres, couverte d'une écorce ridée. — Feuilles alternes, imparipennées, avec stipules ligneuses.— Fleurs blanches, odorantes, disposées en grappes pendantes. — Limbe campanulé à cinq dents, presque bilabié. — Corolle papilionacée. — Dix étamines diadelphes. — Ovaire simple, uniloculaire et pluriovulé. — Style et stigmates simples. — Le fruit est une gousse comprimée, glabre, brune, renfermant plusieurs graines arrondies. — Cette espèce présente un très-grand nombre de variétés.  
  
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'''Culture'''. — Le faux acacia peut être multiplié par drageons, par semis ou en mettant en terre, au printemps, des tronçons de racine ou bien encore par boutures ou par les nombreux rejets qu'il produit. Il vient dans tous les terrains.
  
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'''Propriétés physiques et chimiques'''. — Les fleurs du robinier répandent une odeur suave ; le parfum peut en être séparé par la méthode d'enfleurage, qui consiste à exprimer des couches superposées de fleurs et de flanelle imprégnée d'huile. Les racines et l'écorce renferment un principe acre très-irritant;] (le bois est dur et amer. Marmé<ref>''Répertoire de pharmacie'', août 1865, p. 60.</ref> a constaté dans les graines la présence de l'inosite.)
  
consiste a exprimer des couches superposées de fleurs et de flanelle imprégnée d'huile. Les
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Les fleurs du robinier ont été considérées comme antispasmodiques. L'écorce et les racines, vu la présence du principe âcre, jouissent de propriétés vomitives très-prononcées, quoi qu'en ait dit Gilibert qui rapprochait ses racines de celles de la réglisse. Des chevaux ayant rongé de l'écorce de cet
  
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P. 535M&at et DeIens> Supplément au Dictionnaire de matière médicale et de thérapeutique,
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Version actuelle en date du 13 décembre 2016 à 22:59

Riz
Cazin, Traité des plantes médicinales, 1868
Romarin


[919]

Nom accepté : Robinia pseudoacacia


ROBINIER. Robinia pseudo-acacia. L.
LÉGUMINEUSES. — LOTÉES. Fam. nat. — DIADELPHIE DÉCANDRIE. L.


[Cet arbre, vulgairement appelé acacia, est originaire de la Virginie, mais il est aujourd'hui naturalisé dans toute l'Europe.

Description. — Tige haute de 20 à 25 mètres, couverte d'une écorce ridée. — Feuilles alternes, imparipennées, avec stipules ligneuses.— Fleurs blanches, odorantes, disposées en grappes pendantes. — Limbe campanulé à cinq dents, presque bilabié. — Corolle papilionacée. — Dix étamines diadelphes. — Ovaire simple, uniloculaire et pluriovulé. — Style et stigmates simples. — Le fruit est une gousse comprimée, glabre, brune, renfermant plusieurs graines arrondies. — Cette espèce présente un très-grand nombre de variétés.

Parties usitées. — L'écorce, les racines, les fleurs.

Récolte. — L'écorce et la racine doivent être récoltées au printemps ou à l'automne ; les fleurs, lorsque l'arbre est en pleine floraison.

Culture. — Le faux acacia peut être multiplié par drageons, par semis ou en mettant en terre, au printemps, des tronçons de racine ou bien encore par boutures ou par les nombreux rejets qu'il produit. Il vient dans tous les terrains.

Propriétés physiques et chimiques. — Les fleurs du robinier répandent une odeur suave ; le parfum peut en être séparé par la méthode d'enfleurage, qui consiste à exprimer des couches superposées de fleurs et de flanelle imprégnée d'huile. Les racines et l'écorce renferment un principe acre très-irritant;] (le bois est dur et amer. Marmé[1] a constaté dans les graines la présence de l'inosite.)

Les fleurs du robinier ont été considérées comme antispasmodiques. L'écorce et les racines, vu la présence du principe âcre, jouissent de propriétés vomitives très-prononcées, quoi qu'en ait dit Gilibert qui rapprochait ses racines de celles de la réglisse. Des chevaux ayant rongé de l'écorce de cet

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  1. Répertoire de pharmacie, août 1865, p. 60.


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arbre éprouvèrent de violentes coliques. Un en mourut[1]. Gendrin[2] rapporte que des enfants qui en avaient pris éprouvèrent, trois heures après, des malaises, des nausées, des vomissements et quelques-uns de légers mouvements convulsifs. Ne pourrait-on pas tirer parti de cette propriété vomitive ? C'est ce que se demande le médecin que nous venons de citer. Voilà une plante à étudier.)

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  1. Séance de la Société royale et centrale d'agriculture, juillet 1842.
  2. Annales cliniques de Montpellier, 1811, t. XXIV, p. 68.