Quintefeuille (Cazin 1868)

De PlantUse Français
Révision de 14 mai 2013 à 00:54 par COGNEAUX Christian (discussion | contributions) (Page créée avec « {{Tournepage |titre=Cazin, ''Traité des plantes médicinales'', 1868 |titrepageprécédente=Pyrole (Cazin 1868) |nomcourtpréc... »)

(diff) ← Version précédente | Voir la version courante (diff) | Version suivante → (diff)
Aller à : navigation, rechercher
Pyrole
Cazin, Traité des plantes médicinales, 1868
Raifort


Sommaire

[889]

Quintefeuille

Voir la page [[]]

QUINTEFEUILLE. Potentilla reptans. L.

Qmnquefolium majus repens. G. BAUH., TOURN. — Pentaphyllum sive luinquefplium vulgare repens. J. BAUH. — Quinquefolium supinum - vel repens. DOD. — Pentaphyllum. BRANF. . \ .■■■; Fragaria pentaphyllum. GRANTZ.

Potentille rampante, — pentaphyllon, — pipeau, — herbe à cinq feuilles. ,.;' ./".ROSACÉES. — DBYADÉES. —. F.am. nat. — ICOSAMDRIE POLYGTKIE.

^ k quintéfeuille (PI. XXXIII), plante vivace, croît partout, sur le bord des chemins, des haies, des fossés, etc. Les vaches, les chèvres, les moutons, r;hroutent,la:guintefeuille. .

Description.— Racine longue, épaisse, tout au plus grosse comme le petit doigt, --toreuse, mbirâtre. en dehors, rougeâtre en dedans. — Tiges minces, effilées, rampantes, ^articulées et sfolonifères comme le fraisier. — Feuilles d'un vert foncé, pétiolées, digi- .tees; àifoliole's crénelées, au nombre de cinq ou sept sur le même pétiole. — Fleurs ijaunes-oublanches, solitaires, latérales (juin-août). — Calice soyeux, à dix découpures, -ipnticincjlplus. petites, alternant avec les autres. — Corolle à cinq pétales un peu plus î-granus que les divisions; du calice. — Étamines nombreuses plus courtes que les pétales. •feStylesmôûibreuXj de même longueur et à stigmates obtus. — Fruits : cinq akènes 'iëMre?'un Peu rugueux, fixés.sur le réceptacle et contenus dans le calice.

'■■ -'l'rl^^^!**^*' 8' — La racine et les feuilles.

^^ffiWev'—La.racine.peut-être, récoltée en tout temps pour l'employer fraîche ;

■fl^-W 6' PPur ,1a conserver après l'avoir mondée de ses filaments et incisée longitu-

"PPPStr Sa couleur brunâtre et son parenchyme d'un jaune rouge la font reconnaître

™^.eJ}e: diffère, dé .celle du fraisier en ce qu'elle est plus longue et d'une saveur plus

f™eJP1"8istyptique. On doit la préférer grosse. — Les feuilles sont récoltées pen-

' fef'^^«^^..saison, pour être.employées fraîches ou sèches.

JS?11*™*? ~~ G^te plante n'est cultivée que dans les jardins botaniques ; on la ,|r»P;® pat .divisions des souches. 1

1J "-"■...-./■•■]'■ ,-■■-[( . v J , .

'■rjf^P^tléft.pHysiqMes'et clïimiqties. — Cette plante est inodore, la -•■ - „. a une saveur acerbe et styptique; les feuilles sont moins acerbes. La racine

«LlT!<eS ™édi°?les de la Flandre occidentale, 1855, et Journal de la Société des sciences mmetttnaturelles de Bruxelles; 1855, ; -■•■ -.y' ■ y. . ;■-


downloadModeText.vue.download 919 sur 1308


890 RAIFORT CULTIVÉ.

contient une grande quantité de tannin. — On peut s'en servir au tannage des cuirs. D'après Pallas (1), elle porte une espèce de cochenille.

Substances incompatibles. — Les sels de fer, de zinc, de plomb, de cuivre d'anti- moine, de gélatine, etc. '

La racine de quintefeuille est astringente. Hippocrate (2) indique la poten- tille rampante comme propre à guérir la fièvre intermittente. Sénac (3) lui à reconnu cette propriété et l'a employée avec succès dans des cas opiniâtres, Les campagnards la donnent par tradition pour couper\d. fièvre; ils réussissent souvent quand ils la prennent en décoction très-concentrée.

Elle convient comme astringente dans les diarrhées et les dysenteries lorsqu'il y a absence d'irritation ou d'inflammation. Chomel assure qu'elle lui a réussi dans ces dernières maladies quand l'ipécacuanha avait échoué, On l'emploie aussi contre la leucorrhée par atonie, les pertes séminales, les hémorrhagies passives, etc.

J'ai souvent employé, dans ma pratique rurale, une forte décoction de parties égales de racine de quintefeuille, de tormentille et de bistorte. Cette décoction me réussit tout aussi bien que celle du ratanhia contre les hémor- rhagies passives, et a sur cette dernière l'avantage de ne coûter que la peine de récolter les racines indigènes qui la composent.

On peut se servir de la décoction aqueuse ou vineuse de quintefeuille, en gargarisme dans les maux de gorge, l'angine pultacée, les ulcères delà bouche, la stomatite diphtérique, le relâchement des gencives, etc.