Pulicaires (Cazin 1868) : Différence entre versions

De PlantUse Français
Aller à : navigation, rechercher
(Page créée avec « {{Tournepage |titre=Cazin, ''Traité des plantes médicinales'', 1868 |titrepageprécédente=Ptarmique (Cazin 1868) |nomcourtpr... »)
 
 
(4 révisions intermédiaires par le même utilisateur non affichées)
Ligne 12 : Ligne 12 :
 
[881]
 
[881]
  
== Pulicaires ==
+
<center>'''PULICAIRES'''.</center>
  
Voir la page ''[[]]''
+
<center>PLANTAGINACÉES. Fam. nat. — TÉTRANDRIE MONOGYNIE. L.</center>
  
PULICAIRES.
 
  
, PLAKTAGINACÉES. Fam. nat. — TÉTRANDBIE MONOGYNIE. L.
+
<font color=#901040>La synonymie de ces trois espèces est confuse. Le "vrai psyllium" est ''Plantago afra''. Comme elles ont les mêmes usages, cela ne pose pas de problème.</font>
"UCAIEE DES SABLES, HERBE AUX rucES, PLANTAIN DES SABLÉS, Plantago
+
  
56
 
  
 +
== Plantain des sables ==
 +
Nom accepté : ''[[Plantago arenaria]]''
  
downloadModeText.vue.download 911 sur 1308
+
'''PULICAIRE DES SABLES''', HERBE AUX PUCES, PLANTAIN DES SABLES, ''Plantago''
  
  
882 PULICAIRES.
+
[882]
  
arenaria, "Waldst., Poir., Chev. (Flor. Paris.). Plantago psyllium, Bull, Psi/ffi
+
''arenaria'', Waldst., Poir., Chev. (Flor. Paris.). ''Plantago psyllium'', Bull, ''Psyllium annuum'', Thuill. — Ce plantain annuel abonde dans les terrains stériles et sablonneux.  
annuum, Thuill. — Ce plantain annuel abonde dans les terrains stériles"!!
+
sablonneux.  
+
  
Description. — Racine pivotante, ligneuse. — Tiges droites, très-rameuses  
+
'''Description'''. — Racine pivotante, ligneuse. — Tiges droites, très-rameuses, hautes d'environ 30 centimètres, un peu velues. Feuilles opposées, étroites, linéaires, pointues, à trois nervures entières, blanchâtres, velues particulièrement à la base, un peu visqueuses. — Fleurs blanches, réunies au sommet des tiges et à l'aisselle des feuilles sur des pédoncules filiformes, redressés, à peu près de la longueur des feuilles, terminées par un épi ovoïde, serré, entouré d'un involucre foliacé, dû au développement des bractées inférieures (juin-juillet). — Corolle tubulée, sèche, transparente, rétrécie au limbe, divisée en quatre petits lobes étroits, aigus et réfléchis. — Quatre étamines. — Un style filiforme droit et pubescent. — Fruit : capsule arrondie à deux loges contenant des semences oblongues, noires, luisantes, semblables à de petites puces, ce qui a fait donner à la plante le nom de ''psyllium'' par quelques botanistes.
hautes d'environ 30 centimètres, un peu velues. ■— Feuilles opposées, étroites, linéaires'
+
pointues, à trois nervures entières, blanchâtres, velues particulièrement à l'a base m
+
peu visqueuses. — Fleurs blanches, réunies au sommet des tiges et à l'aisselle'fc
+
feuilles sur des pédoncules filiformes, redressés, à peu près de la longueur des feuilles  
+
terminées par un épi ovoïde, serré, entouré d'un involucre foliacé, dû au développement  
+
des bractées inférieures (juin-juillet). — Corolle tubulée, sèche, transparente, rétrécit
+
au limbe, divisée en quatre petits lobes étroits, aigus et réfléchis. — Quatre étamines  
+
  
— Un style filiforme droit et pubescent. — Fruit : capsule arrondie à deux loges con-
 
tenant des semences oblongues, noires, luisantes, semblables à de petites puces, ce oui
 
a fait donner à la plante le nom de pysllium par quelques botanistes.
 
  
PULICAIRE VIVACE, HERBE AUX PUCES VIVACE, PLANTAIN PuCIEB, VRAI PSÏI-
+
== Psyllium ==
 +
Nom accepté : ''[[Plantago sempervirens]]''
  
LIUM. — Plantago psyllium, L.  
+
'''PULICAIRE VIVACE''', HERBE AUX PUCES VIVACE, PLANTAIN PUCIER, VRAI PSYLLIUM. — ''Plantago psyllium'', L.  
  
Cette espèce, qui croît dans les terrains incultes des départements du
 
Midi, ressemble tellement à la précédente qu'on les a souvent confondues,
 
Poiret en fait une espèce distincte. Il se pourrait encore, dit-il, que ces
 
deux espèces ne fussent réellement que. la même, d'un aspect un peu diffé-
 
rent, selon le lieu natal. Suivant Mérat, le vrai psyllium est rameux seule-
 
ment à sa partie inférieure et n'est pas visqueux.
 
  
Description. — Feuilles plus étroites; les bractées calicinales ne dépassent pas
+
Cette espèce, qui croît dans les terrains incultes des départements du Midi, ressemble tellement à la précédente qu'on les a souvent confondues. Poiret en fait une espèce distincte. Il se pourrait encore, dit-il, que ces deux espèces ne fussent réellement que la même, d'un aspect un peu différent, selon le lieu natal. Suivant Mérat, le vrai psyllium est rameux seulement à sa partie inférieure et n'est pas visqueux.  
la longueur du calice, et les semences sont concaves.  
+
  
PULICAIRE ANNUELLE, PLANTAIN DES CHIENS. — Plantago cynops, L.  
+
'''Description'''. — Feuilles plus étroites ; les bractées calicinales ne dépassent pas la longueur du calice, et les semences sont concaves.  
  
Ce plantain croît dans les lieux incultes du midi de la France. Il est assez
 
commun dans les Pyrénées orientales, parmi les pierres mouvantes et sur
 
les rochers, dans les sables, le long des torrents et des rivières. Il ressemble
 
beaucoup au plantago psyllium.
 
  
Description. — Racine simple, blanche, fibreuse." — Tige droite, rougeâtre.
+
== Herbe aux puces ==
tortueuse, pubescente, ronde, ferme. — Feuilles opposées, subulées, entières, étroite,
+
Nom accepté : ''[[Plantago afra]]''
ciliées vers leur base. — Fleurs blanches, axillaires, en épis longs, ovales; bradées ;
+
concaves, pubescentes ovales un peu foliacées ; pédoncules de la longueur des feufc
+
  
— Fruit : capsule ovale, à deux loges s'ouvrant transversalement, contenant une»
 
deux semences brunes, allongées, concaves.
 
  
[Culture. — Toutes les pulicaires demandent une terre légère et sablonneuse.  
+
'''PULICAIRE ANNUELLE''', PLANTAIN DES CHIENS. — ''Plantago cynops'', L.  
On les propage par semis de graines faits au printemps.]
+
  
Ces trois espèces de plantain ont des semences très-mucilagineuses, sans
 
odeur ni saveur bien marquées. Le mucilage de psyllium possède toutes les
 
propriétés des mucilages exotiques, auxquels Bodart a proposé delesuBsli-
 
tuer. On l'emploie dans l'industrie pour gommer les tissus, et en médecine
 
dans tous les cas où les émollients et les adoucissants sont indiques, W
 
que les irritations des reins et de la vessie, la dysenterie la diarrhée, 6
 
affections catarrhales aiguës, l'hémoptypsie, etc. Suffisamment délayé, il «
 
surtout employé en collyre dans l'ophthalmie. Mais nos plantes malva*
 
et la graine de lin sont tout aussi adoucissantes et plus communes. Le»'
 
cilage de psyllium entre dans quelques préparations officinales du oo >
 
mais il est rarement employé seul. C'est, le plus souvent le plantain des sa ^
 
qui fournit la graine appelée psyllium, et que l'on trouve en France aa
 
pharmacies et chez les herboristes. èce
 
  
[C'est avec ces graines que les parfumeurs préparent la bandolme, t
+
Ce plantain croît dans les lieux incultes du midi de la France. Il est assez commun dans les Pyrénées orientales, parmi les pierres mouvantes et sur les rochers, dans les sables, le long des torrents et des rivières. Il ressemble beaucoup au plantago psyllium.
de mucilage parfumé destiné à maintenir les cheveux des femmes.J
+
 
 +
'''Description'''. — Racine simple, blanche, fibreuse. — Tige droite, rougeâtre, tortueuse, pubescente, ronde, ferme. — Feuilles opposées, subulées, entières, étroite, ciliées vers leur base. — Fleurs blanches, axillaires, en épis longs, ovales ; bractées concaves, pubescentes ovales un peu foliacées ; pédoncules de la longueur des feuilles. — Fruit : capsule ovale, à deux loges s'ouvrant transversalement, contenant une ou deux semences brunes, allongées, concaves.
 +
 
 +
['''Culture'''. — Toutes les pulicaires demandent une terre légère et sablonneuse. On les propage par semis de graines faits au printemps.]
 +
 
 +
Ces trois espèces de plantain ont des semences très-mucilagineuses, sans odeur ni saveur bien marquées. Le mucilage de psyllium possède toutes les propriétés des mucilages exotiques, auxquels Bodart a proposé de le substituer. On l'emploie dans l'industrie pour gommer les tissus, et en médecine dans tous les cas où les émollients et les adoucissants sont indiqués, tels que les irritations des reins et de la vessie, la dysenterie, la diarrhée, les affections catarrhales aiguës, l'hémoptypsie, etc. Suffisamment délayé, il est surtout employé en collyre dans l'ophthalmie. Mais nos plantes malvacées et la graine de lin sont tout aussi adoucissantes et plus communes. Le mucilage de psyllium entre dans quelques préparations officinales du Codex ; mais il est rarement employé seul. C'est le plus souvent le plantain des sables qui fournit la graine appelée ''psyllium'', et que l'on trouve en France dans les pharmacies et chez les herboristes.
 +
 
 +
[C'est avec ces graines que les parfumeurs préparent la ''bandoline'', espèce de mucilage parfumé destiné à maintenir les cheveux des femmes.]
 +
 
  
 
[[Catégorie:Cazin 1868]]
 
[[Catégorie:Cazin 1868]]

Version actuelle en date du 11 avril 2019 à 18:52

Ptarmique
Cazin, Traité des plantes médicinales, 1868
Pulmonaire


[881]

PULICAIRES.
PLANTAGINACÉES. Fam. nat. — TÉTRANDRIE MONOGYNIE. L.


La synonymie de ces trois espèces est confuse. Le "vrai psyllium" est Plantago afra. Comme elles ont les mêmes usages, cela ne pose pas de problème.


Plantain des sables

Nom accepté : Plantago arenaria

PULICAIRE DES SABLES, HERBE AUX PUCES, PLANTAIN DES SABLES, Plantago


[882]

arenaria, Waldst., Poir., Chev. (Flor. Paris.). Plantago psyllium, Bull, Psyllium annuum, Thuill. — Ce plantain annuel abonde dans les terrains stériles et sablonneux.

Description. — Racine pivotante, ligneuse. — Tiges droites, très-rameuses, hautes d'environ 30 centimètres, un peu velues. — Feuilles opposées, étroites, linéaires, pointues, à trois nervures entières, blanchâtres, velues particulièrement à la base, un peu visqueuses. — Fleurs blanches, réunies au sommet des tiges et à l'aisselle des feuilles sur des pédoncules filiformes, redressés, à peu près de la longueur des feuilles, terminées par un épi ovoïde, serré, entouré d'un involucre foliacé, dû au développement des bractées inférieures (juin-juillet). — Corolle tubulée, sèche, transparente, rétrécie au limbe, divisée en quatre petits lobes étroits, aigus et réfléchis. — Quatre étamines. — Un style filiforme droit et pubescent. — Fruit : capsule arrondie à deux loges contenant des semences oblongues, noires, luisantes, semblables à de petites puces, ce qui a fait donner à la plante le nom de psyllium par quelques botanistes.


Psyllium

Nom accepté : Plantago sempervirens

PULICAIRE VIVACE, HERBE AUX PUCES VIVACE, PLANTAIN PUCIER, VRAI PSYLLIUM. — Plantago psyllium, L.


Cette espèce, qui croît dans les terrains incultes des départements du Midi, ressemble tellement à la précédente qu'on les a souvent confondues. Poiret en fait une espèce distincte. Il se pourrait encore, dit-il, que ces deux espèces ne fussent réellement que la même, d'un aspect un peu différent, selon le lieu natal. Suivant Mérat, le vrai psyllium est rameux seulement à sa partie inférieure et n'est pas visqueux.

Description. — Feuilles plus étroites ; les bractées calicinales ne dépassent pas la longueur du calice, et les semences sont concaves.


Herbe aux puces

Nom accepté : Plantago afra


PULICAIRE ANNUELLE, PLANTAIN DES CHIENS. — Plantago cynops, L.


Ce plantain croît dans les lieux incultes du midi de la France. Il est assez commun dans les Pyrénées orientales, parmi les pierres mouvantes et sur les rochers, dans les sables, le long des torrents et des rivières. Il ressemble beaucoup au plantago psyllium.

Description. — Racine simple, blanche, fibreuse. — Tige droite, rougeâtre, tortueuse, pubescente, ronde, ferme. — Feuilles opposées, subulées, entières, étroite, ciliées vers leur base. — Fleurs blanches, axillaires, en épis longs, ovales ; bractées concaves, pubescentes ovales un peu foliacées ; pédoncules de la longueur des feuilles. — Fruit : capsule ovale, à deux loges s'ouvrant transversalement, contenant une ou deux semences brunes, allongées, concaves.

[Culture. — Toutes les pulicaires demandent une terre légère et sablonneuse. On les propage par semis de graines faits au printemps.]

Ces trois espèces de plantain ont des semences très-mucilagineuses, sans odeur ni saveur bien marquées. Le mucilage de psyllium possède toutes les propriétés des mucilages exotiques, auxquels Bodart a proposé de le substituer. On l'emploie dans l'industrie pour gommer les tissus, et en médecine dans tous les cas où les émollients et les adoucissants sont indiqués, tels que les irritations des reins et de la vessie, la dysenterie, la diarrhée, les affections catarrhales aiguës, l'hémoptypsie, etc. Suffisamment délayé, il est surtout employé en collyre dans l'ophthalmie. Mais nos plantes malvacées et la graine de lin sont tout aussi adoucissantes et plus communes. Le mucilage de psyllium entre dans quelques préparations officinales du Codex ; mais il est rarement employé seul. C'est le plus souvent le plantain des sables qui fournit la graine appelée psyllium, et que l'on trouve en France dans les pharmacies et chez les herboristes.

[C'est avec ces graines que les parfumeurs préparent la bandoline, espèce de mucilage parfumé destiné à maintenir les cheveux des femmes.]