Populage (Cazin 1868)

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Pommier
Cazin, Traité des plantes médicinales, 1868
Pourpier


[875]

Nom accepté : Caltha palustris


POPULAGE. Caltha palustris. L.

Caltha palustris flore simplici. Bauh. — Caltha palustris major. Ger.

Souci d'eau, — souci des marais, — cocusseau.

RENONCULACÉES. — HELLÉBORÉES. — Fam. nat. — POLYANDRIE POLYGYNIE. L.


(Description. — Plante vivace, tige cylindrique, épaisse, fistuleuse, succulente. - Feuilles alternes, arrondies, reniformes, épaisses, glabres, luisantes, les radicales presque rondes, les caulinaires sessiles. — Fleurs grandes, d'un jaune doré, solitaires à l'extrémité de pédoncules axillaires, sans involucre ni corolle. — Calice à cinq sépales pétaloïdes, caduc. — Etamines en grand nombre, hypogynes, à anthères bilobées et extrorses. — Pistil composé de cinq à dix carpelles divergents, pluriovulés. — Style très-court. — Stigmate entier. — Fruit : cinq à dix follicules renfermant plusieurs graines à albumen corné, épais.

Parties usitées. — Les feuilles, les bourgeons floraux, les fleurs.

Récolte. — Les feuilles, assez charnues, ne sont employées que fraîches ; les bourgeons doivent être récoltés avant leur épanouissement.

Culture. — Le populage exige un terrain aquatique ou du moins humide. On le propage de graines semées aussitôt après leur maturité dans des pots dont la base est plongée dans l'eau, ou d'éclats de pieds faits au printemps. Il est commun dans les marécages, le long des cours d'eau.)

Propriétés physiques et chimiques. — Les fleurs contiennent une matière colorante jaune qui sert, dit-on, dans les campagnes pour colorer le beurre ; mais on emploie plutôt à cet usage la fleur du souci des jardins (calendula officinalis).

Le populage est, comme la plupart des renoncules, âcre, rubéfiant et vésicant. J'en ai employé la pulpe deux fois en guise de vésicatoire ; son action est beaucoup plus lente et moins douloureuse que celle des renoncules, âcre et scélérate. On confit quelquefois ses boutons floraux dans le vinaigre, comme les câpres.