Nymphéacées (Rolland, Flore populaire)

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Epimedium-Leontice
Eugène Rolland, Flore populaire, 1896-1914
Papaver


[Tome I, 147]

NYMPHÉACÉES.

Nymphaea alba et Nuphar luteum

Nymphaea alba. (Linné), Nuphar luteum. (Smith). — LE NÉNUFAR [1].


1. CES DEUX ESPÈCES SONT HABITUELLEMENT CONFONDUES SOUS LES NOMS SUIVANTS :
  • vupyat'oc, grec ancien, Dioscoride.
  • protea, caccabon, lotometra, rhopalon, androgynon, hydragogon, heracleon, andreas nerion, grec, Apuleius (auteur latin du Ve ou Vle s.,) De Medicaminibus.
  • éeAeov, sasov, orpaTi&ms", orpaTtorus", vsvou^ap, AouAouyspov, veys’a, vouypa, vouyapa, grec byzantin, Langkavel, Gesch. d. Bot., 1866.
  • vouyapov, grec mod., Somavera, Tesoro d. lingua greca volg., 1709.
  • vooyapo, 7TA«TOfjtav(?ijA«, grec moderne, IlapvaTdos, 1883, p. 373.
  • nymphaea, latin, Pline.
  • clava Herculis, latin du IVe siècle après J.-C., Marcellus Empiricus.
  • mater herculania, alga palustris, papaver palustre, clavus Veneris, aquæ ducta, latin du Ve ou VIe siècle apr. J.-C., Apuleius, De Medicaminibus. Edit. de 1788, p. 232.
  • ungula caballina, anc. nomencl., Diefenbach, Gl. med. lat. s. v° Mufra. — Lat. du IXe s., Ed. Bonnet.
  • ungula caballina aquatica, anc. nomencl., Mowat, AIphita ; De Bosco, Luminare majus, 1496, f° 39, verso ; Cordus, Botanologicon, 1533.
  • numphea, lat. du IXe s., Ed. Bonnet.
  • nenufar, farfara, anc. nomencl., De Bosco, Luminare majus, 1496, f° 39, verso.
  1. C'est à tort qu'on écrit nénuphar, le mot venant de l'arabe ninoûfar. Le ph de nénuphar est sans doute dû à l'influence du mot nymphaea.


[148]

  • caulis aquae, alga patustris, granum sponsi (le fruit), anc. nomencl., De Bosco, Lum. majus, 1496, f° 33, recto.
  • neniphar, cacabus veneris, lilium aquaticum, nimphea, limphea aquatica, lappacium aquaticum, lappacium majus, papaver palustrum [1], alga palustris, nomenclat. du Moyen-Age, Mowat, Alphita.
  • nenupharinum, anc. nomencl., A. Lusitanus, Enarrationes, Venetiis, 1533, p. 228. [J. C.]
  • heraclea, digitus Veneris, radix Herculis, anc. nomencl., Geoffroy, Mat. méd., 1750.
  • nénufar, m., nénuphar, m., français.
  • neneuphare, anc. franç., Vallambert, Maniere de nourrir les enfans, 1565, p. 265.
  • neufar, anc. franç., Ronsard cité par Littré.
  • nenufa, m., Aube, Des Etangs, Noms pop. des plantes.
  • nuphar, m., Bessin, Joret, Flore populaire.
  • nufa, m., nufâ, m., Aube, Des Etangs, Noms pop. des pl. — Haute-Marne, comm. par M. A. Daguin,
  • lunifa, Oise, Graves, Catalogue des pl.
  • unéfa, Vexin, Joret, Flore.
  • unifa, Bessin, Joret, Fl.
  • lusiper, Saintonge, Jonain, Dict. du pat.
  • nymphée, f., anc. franç., Cotgrave, French dict. 1650 ; — Evon. Philiatre, Tresor des remedes, 1555, p. 100.
  • nymphe, f., anc. franç., Béroalde de Verville, Le moyen de parvenir (vers 1610), édit. Jacob., p. 323. — Centre, Jaubert, Gloss. du centre.
  • ninfea, Nice, Risso, Hist. nat., 1826.
  • ninfiaa, Semur en Auxois (Côtes-d'Or), c. par M. H. Marlot.
  • nimfeo, f., Nîmes, Vincens, Topographie, 1802.
  • ninfèio, f., provenç. mod., Mistral, Tres. — Saint-Rémy (B.-du-Rh.), M. Girard, Lis Aupiho, 1878, p. 53.
  • erbo d'infer, provenç. mod., Mistral, Tres. d. fel. — Nord du départ. des Basses-Alpes, c. par M. E. Plauchud.
  • erba dou diable, f., Bas Dauphiné, Moutier.
  • nimfo, f., ninfo, f., provenç. mod., Garidel. — Bouches-du-Rhône, Villeneuve. — Environs d'Avignon, Palun, Catal. — Var, Amic, Consid. sur Brignoles ; Hanry, Catal.
  • lys d'eau, m., lys des étangs, m., français ancien et mod.
  1. Le manuscrit cité par Mowat donne papaver plaustrum. C'est une erreur de copie de même que galla palustris pour alga palustris.


[149]

  • lys d'étang, m., français, Traicté de la signature, traduit de Crollius, Lyon, 1624, p. 50 ; Mme Fouquet, Suite du recueil des remèdes, t. II, 1701, p. 360.
  • liri d'aygua, f., Luchon (Pyrénées), Sacaze.
  • liri d'aigo, m., languedocien, Duboul.
  • rose d'estan, f., anc. fr., A. Colin, Hist. des drogues, Lyon, 1619, p. 127.
  • rose d'eau, f., anc. franç., Duchesne, De stirpibus, 1544; Brohon, De stirpibus, 1541.
  • rose des mares, f. Manche, Besnou, 1860.
  • rose d'étang, rose des étangs, f., Vosges, Haillant, Fl.
  • rose des lacs, f., Doubs, Beauquier, Vocabul.
  • rô-punaie (= rose punaise, rose puante), Nièvre, c. par M. Ach. Millien.
  • girofflée d'eau, f., anc. franç., Duez, 1664.
  • choulx de eaue, chou d'eau, m., anc. franç., Duchesne, De stirp., 1544.
  • chou de rivière, m., Eure-et-Loir, rec. personn.
  • caoulasso, f., (= chou, avec un sens péjoratif), Gers, comm. par M. H. Daignestous.
  • tulipe d'étang, f., Vosges, Haillant, Flore.
  • pavot de rivière, m., env. de Domfront (Orne), c. par M. Aug. Chevalier.
  • courge d'eau, f., Côte-d'Or.
  • coutcharasso, f., Caussade (Tarn-et-Garonne), Lacombe, Lambruscos, 1879, p. 261.
  • coutsarasso f., Bas Quercy, comm. par M. J. Daymard.
  • couxarasso, f., languedocien, Poumarède, Manuel des termes, 1860.
  • coujarasso, f., languedocien, Duboul.
  • cujarasso, f., Dunes, arrond. de Moissac (Tarn-et-Gar.), rec. pers.
  • coujous d'aïgo, m. pl., (= petites courges d'eau) Castres, Couzinié, Dict. pat., 1847. — Toulouse, Tournon, Flore. — languedocien, Duboul.
  • coloquinte, f., Haute-Marne, comm. par M. A. Daguin.
  • gourde, f., gourdon, m., Aube, Des Etangs.
  • cruche d'eau, f., crujheon, m., Saintonge, Jonain, Dict.
  • crugeon, m., Anjou, Desvaux, Flore. — Chef-Boutonne (Deux-Sèvres), Beauchet-Filleau, Ess. sur le pat. poit.
  • cruchon, m., Anjou, Desvaux, Flore.
  • pompe, f., Aube, Des Etangs.
  • aplomple, f., appolompe, f., applombe, f., wallon du XVe siècle, J. Camus, Un manuscrit namurois.
  • bouteille, , f. (le fruit), Bresse châlonnaise, Guillemin, Glossaire, 1862. — Haute-Marne, comm. par M. L. Aubriot. — Charente-Infér., comm. par M. E. Lemarié. — Nièvre, comm. par M. Achille Millien.
  • botèy' d'êw, f., Malmédy (Pays wallon), Feller.

[150]

  • cabucéou, m., cabrecelo, f., provenç., moderne, Réguis.
  • baratte, f., Normandie. — Maine. — Anjou. — Berry.— Haute-Bretagne.
  • bat-beurre, [1] (le fruit) Haute-Marne, comm. par M. L. Aubriot. — Aubigny-sur-Nère (Cher), rec. pers.
  • beurrière, f., Yonne, Jossier, Dict. pat. de I'Yonne.
  • burette, f., Aube, Des Etangs, Noms vulg. — Haute-Marne, comm. par M. A. Daguin.
  • bourette, f , pays d'Auge (Normandie), Joret, Flore.
  • barette, f., barotte, f., Normandie, Joret, Flore.
  • batiaux, baratiaux, Domfront (Orne), c. par M. Aug. Chevalier.
  • battoirs, pl., salière, f., Soulaucourt (Haute-Marne), comm. par M. l'abbé Marchal.
  • plateau, m., Aube, Des Etangs, Noms vulg. — Haute-Marne, comm. par M. A. Daguin. — Loiret, comm. par M. L. Malon. — Allier, Olivier, Flore pop. — Luxembourg wallon, Dasnoy, Dict. wall. — Centre, Boreau, Flore.
  • platiau, m., Bar-le-Duc (Meuse), rec. pers. — Romorantin (Loir-et-Cher), rec. pers. — Nièvre, c. par M. A. Millien.
  • platê, m., wallon, Feller.
  • plaquiau, m., Yonne, Jossier, Dict. — Loiret, comm. par M. L. Malon.
  • platuche, f., Libourne (Gironde), c. par M. L. Durand-Dégrange. — Labouheyre (Landes), c. par M. F. Arnaudin.
  • plat-plat, m., Aube, Des Etangs, Noms vulg. — Haute-Marne, comm. par M. A. Daguin.
  • plapat, m., paplard, m., Aube, Des Etangs, Noms vulg.
  • parapluie, Anneville-sur-Seine (Normandie), Joret, Flore.
  • chèpé d' bu, m.,(= chapeau de boeuf ; les enfants, par amusette, font avec la large feuille du nénufar, un chapeau aux boeufs), Plainfaing (Vosges), rec. personnell.
  • nappe, f., Ineuil (Cher), rec. pers. — Berry, Jaubert, Gloss. du centre.
  • creipo d'aigo, f. limousin, Mistral, Tres.
  • volet, m., Maine. — Anjou. — Bourgogne. — Poitou. — Vendée. — Haute-Bretagne.
  • volette, f., Haute-Bretagne, comm. par M. Sébillot. — Charente-Inf., comm. par M. E. Lemarié.
  • trocheux de ru, m. (= tranchoir de ruisseau), Romont (Vosges), Haillant, Flore.
  1. Ce mot signifle baratte.


[151]

  • tranchoir, m., Bresse châlonnaise, Guillemin, Glossaire, 1862.
  • tranchou, m., Charente-Inf., comm. par M. E. Lemarié.
  • langue de bœuf, f., Haute-Bretagne, comm. par M. P. Sébillot.
  • ongle caballine, f., anc. fr., Evon. Philiatre, Tresor des remedes, 1555, p. 100.
  • pourine, f., pourique, f., Marensin (Landes), comm. par M. l'abbé V. Foix.
  • pas de bœuf, m., pied de bœu, m., Saintonge, Jônain, Dict. saint.
  • pè di chivaou, m., Ouest du Lot-et-Garonne, c. par M. l'abbé L. Dardy.
  • pied de gva, m., Bessin, Joret, Flore.
  • pè de mul, m., languedocien, Duboul.
  • pè de mulo, m., Toulouse, Tournon, Flore.
  • ped de muelo, provenç., mod., Mistral, Tres.
  • pas d'âne, m., Châtenay (Seine-et-Marne), rec. pers.
  • pas d'asne de marais, m., pas de cheval des marais, m., anc. franç., Duez, Diz. ital. franz., 1678.
  • patte d'oie, f., Cotentin, Joret, Flore.
  • pied d' piret, m. (pied d'oie), canton de Périers (Manche), rec. pers.
  • poupas, m., Annay-sur-Serein (Yonne), Jossier, Dict.
  • tourteaux, m. pl., Charente-Inf., comm. par M. E. Lemarié.
  • pareil, Loire-Infér., Ed. Richer, Descr. pittor. de la Loire-Inf., p. 50.
  • lâches, f. pl., lôches, f. pl., Haute-Marne, comm. par M. A. Daguin.
  • trimuau (la racine), anc. franç., J. Camus, L'opera salern., n° 328.
  • tocquons, gomè, morêhe, Vosges, Haillant, Fl.
  • montre, midi, solire, Vosges, Haillant, Flore.
  • dame d'onze heures, f., Bessin, Joret, Flore.
  • vié malaou, viet malaou (= v. malade [1], envir. d'Avignon, Palun. — Arles, Laugier de Chartrouse.
  • rabadjôi (= rabat-joie), m., récène du rabadjôi, wallon, Feller.
  • herbe de curés, f., Semur en Auxois (Côte-d'Or), c. par M. H. Marlot.
  • herbe aux moines, f., Haute-Marne, comm. par M. A. Daguin.
  • racanette, f., racanotte, f., Aube, Des Etangs, Noms vulg.
  • tabatière (le fruit), Pas-de-Calais, Lecesne.
  • reine des rivières, f., Aubigny-sur-Nère (Cher), rec. pers.
  • ninfea, italien, Ambrosini, Phytologia, 1666. — Env. de Turin, Re, 1825.
  • nenufaro, nenufar, ital. du XVle s., Camus, Studio di lessicogr., p. 10.
  1. On a dû dire à l'origine : erbo de viet malaou. — L'explication de ce mot se trouve dans Garidel, Hist. des pl. d'Aix, 1716 : « on se sert des racines en décoction pour adoucir et tempérer l'ardeur des urines dans la gonorrhée. »


[152]

  • nenufero, nannunfero, nanufero, nenunfero, carfano, cappero di padule, italien, Targioni, Diz. botanico.
  • capellazzi, Vérone, Pollini, Flora ver., 1824.
  • capllazz, Ferrare, Nannini, Vocab. ferrarese, 1705.
  • tajero, tajerasso, ital., Lexicon italico latinum, Taurini, 1648.
  • tagiero de vale, Padoue, Patriarchi.
  • tajée, m., capellón, milanais, Cherubini.
  • taglierazzo, Bologne, Ambrosini, 1666.
  • tajer d'acqua, capplàzz, Plaisance, Bracciforti, Flora piacent.
  • tailon, Tessin, Pollini, Flora veronensis.
  • ninfa, Brescia, Melchiori, Vocab. bresc.
  • lavedon, milanais, Banfi, Vocab. milan.
  • coçaràte, Frioul, Pirona, Vocab. friul.
  • crocoriga de acqua, Sardaigne du Sud, Moris, Flora sard.
  • Iiri sarvaj, piémontais, Colla.
  • lillu de acqua, Sardaigne, Spano.
  • stalaås, naåsse, anásse, Brescia, Zersi.
  • ciapin d' mula, env. de Turin, Re, 1825.
  • folla do ar, lirio de agua, lirio acuàtico, espagnol.
  • higo del rio, escudéte, nenufar, golfàno, esp., J. Victor, Tesoro, 1609.
  • cobertera de agua, esp., Alonso, Privilegios para mugeres preñadas, 1606.
  • covertera, Tolède, Idem, idem.
  • adargua del rio, golfan del rio, figo del rio, escudetes del rio, espagnol. Lusitanus, Dioscoridis medica materia, 1554.
  • erba do ar, tapadeiras, galicien, Cuveiro, Dicc. gall.
  • erba d'o aire, galicien, Valladares.
  • lliri de aygua, catalan, Lacavalleria, Gazophylacium.
  • nimfa, catalan, Costa, Flora de Catal.
  • erbo den Jofâ (den est l'abréviation de de + en), îles Baléares, Figuera.
  • golfão, portugais, Barbosa, Dict. lusit., 1611.
  • gelpsano, portugais, Duchesne, De stirpibus, 1544.
  • nufar, nenufar, roumain, Cihac, Dict. daco-rom.
  • pluta, roumain de la Valachie, comm. par M. A. Gorovei.
  • plumiera, roumain de Transylvanie, comm. par M. A. Gorovei.
  • wasserlilgen, wassermahen, seebluom, seewurz, seblat, seeplat, hartzwurtz, harstrang, herculiswurtz, kallerwurtz, grensinck, anc. all., Diefenbach, Gloss. med. lat.
  • seelblumen, anc. all., Grimm, Wört. sub verbo IIaartvurz.
  • bienenmörder, hörstrang, hörwarz, keulenwurz, kollerwurz, lackermögen, seecrenich, wasserman, wassermohnblume, wasserwurz, zeblad, anc all., Pritzel et Jessen, Volksn.

[153]

  • seblad, all. du nord-ouest, XHI e s., Gallée.
  • gremich, anc. h. all., Germania, 1888, 307 ; Zeitsch. f. deutsch. Alterth. 1853, p. 397.
  • colerwurtze, anc. h. all., Germania, 1888, p. 307.
  • séeblume, séerose, wasserrose, allemand.
  • tvasserveil, wasseiveilge, wasserviol, allemand, Duez, 1664.
  • kolbwurt, allemand, Grimm.
  • ivassertulpe, wassermohren, wassermannchen, wassermohn, wasberlilie,
  • séepuppen, poppelke, tolllilie, kehlwurz, kohlivurz, murmelken, kan-
  • nenplumpen, allem., Nemnich, Polyglotten-Lexicon.
  • sehekenken, Saxe, Cordus, Botanol., 1533.
  • kahnetocken, Saxe, Pritzel et Jess., Volksnamen.
  • essigkriigle, schwindelwurz, Augsbourg, Pritzel et Jess., Volksn.
  • plumpen, tollilgen, nixblutr.en, séekandel, Silesie, Pritz. et Jess., Volksn.
  • wassermanngen, Saxe et Thuringe, Pritz. et Jess.
  • tollingen, Thuringe, Pritz. et Jess.
  • trumm'lstock'r, pl. (wegen der Aehnlichkeit des Slides mit den Tromjnelstockern), Altmark, Danneil.
  • waoVrtulp'n (la fleur), Altmark, Danneil.
  • watarstedi, anc. all. dialec, Tijdschr. v. nederl. Letterk., Leiden, 1894.
  • tvdssertulepant, f., Luxembourg, J. Weber.
  • puppen, Mark bei Sommerfeld, Pritz. et Jess.
  • poppelblome, poppel, poppelken, environs de Munster, Focke, Pflanzennamen, 1870.
  • kemke, kenke, bubbelke, Frise orientale, Focke, P/lanzenn.
  • lodkenblatter, nord-ouest de l'Allemagne, Focke, P/lanz.
  • mummel, kanne, kannke, Prusse, Frischbier, Preuss. Wort,
  • kennken, kohntjen, Duche d'Oldenbourg, Strackerjan, Aberglaube aus Oldenburg,
  • poppeln, paapsken, environs de Munster, Strackerjan, Idem,
  • maarrose, Eifel, Wirtgen, Vegetation der Eifel.
  • froscheblumen, Oberland bernois, Pritz. et Jess.
  • krampfworzeli mossroasa, ivasserrosa, canton de Saint-Gall, Wartmann.
  • latschbldtter, Alsace, Mappus, Hist, plant, alsatic, 1742.
  • puppenblader, buotterkarnen (les fruits), Westphalie, Landois, Westph. Pflanzenn.
  • botervat, flamand, Van Heurck, Flore medicate beige. [A. de C.].
  • dokke, amberblaren, ampelblaren, plompe, waterplompe, waterroos, worn-
  • pelblaren, kaasbloem, flamand occidental, De Bo, Westvlaamsch Idiot. [A. de C.].

[154]

  • kaUemoei, fleschkens, trommelstokken, fl, Pays d'Alost, c. par M. A.de Cock.
  • plompen, waterrozen, waterlelien, waterkruiken, méerbladeren, hollandais, Oudemans, Flora et Van Dale, Wdb. [A. de Cock].
  • pompe bloemen, Groningue, De Gorter.
  • ea docca, anglo-saxon, Earle, Engl, plant-names,
  • ea docce, docce, anglo-saxon, Cockayne, Léechdoms, etc., 1866.
  • waterdokke, edokke, anc. angl., Mowat, Alphita.
  • colloncroh, anglo-saxon, Cockayne, Léechdoms etc.; Diefenbach, Gloss, m. lat.
  • chum, butterchum, brandie-bottle, lily-can, water colVs foot, flatter-
  • dock, candock, cambie-leaf, water lily, bobbins, dans les differents
  • dialectes de l'Angleterre, Britten et Holland, Plant-names,
  • baditis, gaulois, Marcellus Empiricus (fin du IV e siecleapres J.-C). [H. G.j.
  • duilleog-baite, irlandais. J. Keogh, 1735. [H. G.J.
  • bior ros (= water-rose}, cuirinin (= petite cruche), gaelique ecossais, Cameron. [H. G.].
  • breilen y dwr (= rose d'eau), rhos y dw?*(= rose d'eau), gallois, Meddigon Myddfau [H. G.].
  • loa-dour (= cuiller d'eau), breton, Marechal.
  • loa-wuT, breton, Le Gonidec; Troude; Finistere. — Crouan. [E. E.\.
  • sjobloma, sjbrosur, kdrnrosor, vattentulpa, bdkkeblomma, ndkkddkkor,
  • nakkros, nikkeblomm, skollblad, pompd, blokker, suedois dial., Jenssen-Tusch.
  • vasrosa, akaleje, hestehov, kdlblom, norveg., Jenssen-Tusch.
  • kjdrlingekrus, dkande, dblomme, bxkblomme, koklokke, danois dial., Jenssen-Tusch.
  • leknjn, lekno, tcheque, Palkowitsch.
  • grzybien, grz>ybienxe, wodna lilia, polonais, Linde.
  • gaska, kerzenka (1), polonais de Prusse, Treichel, Poln. Vulgdrnamen.
  • kubuszczack, russe, Mentzel, Lexicon, 1715.
  • kouvchinka, kouvchintchiki (= petits pots), vodianaia lilia (= lys d'eau), russe, Schmalhausen. [Th. V.].
  • latattia, petit russien, c. par M. Th. Volkov.
  • nonopar, nounoufar, thzekan chot (= herbe de poisson), kokorr diaghik,
  • harsnamaten (= doigt de I'epousée), armenien, Alishan. [Er. L.].
  • ighebederra, basque, Fabre, Guide franç, basque,
  • sosach, tatare, Pallas, Voy. en Russie, II, 502.
  • niloufar, ninoufar, noufar, arabe et persan.
  • nimofar, Turkestan, Dragendorff.

(1) Kerzenka — Butterfass, well Frucht ihra gleich.

[155]

  • abou, persan, Meninski
  • ulufer, turc, Barbier de Maynard, Diet. lure.

L'arabe niloufar (d'ou vient notre mot nenufar) est derive lui-meme da Sanscrit Nilotpalam qui sert a designer une especc de nymphea celebre dans l'lnde, le lotus bleu (de nila == bleu et deutpalam = lotus, nymphea). Nilotpala est devenu dans les dialectes derives du Sanscrit niluppal (Childers, Dict. of the pali language, 1875, donne commc nom p£li du lotus bleu niluppalam). De niluppal les arabes ont fait nilufar. (L'arabe n'ayant pas de p, le change regulierement en f.)

Le nom du lotus bleu a done ete donne par extension, a d'autres nympheacées.

Marcel Devic, dans son Diet. etym. avait bien rcconnu dans le mot niloufar, le premier element, c.-a-d. nila (bleu) mais il s'est trompe sur le second ; il suppose, a tort, que noufar est un ancien mot ayant eu par lui-meme le sens de lotus, et qui est venu se souder a nila, de sorte qu'on aurait du dire a une certaine epoque : le noufar bleu. Mais noufar n'est lui-meme qu'une corruption de ninoufar qui a son tour est pour niloufar.

Devic dit a ce propos : « C'est probablement au medecin O. Brunfels, mort en 1534, qu'on doit l'introduct. du mot nenuphar dans notre terminologie botanique. » Les botanistes européens ont employe ce mot longtemps auparavant, puisqu'il est donn6 par Simon Januensis qui ecrivait vers 1288 (Voy. Meter, Gesch. d. B.).\ voici le passage de Simon selon Langkavel : « nenufar arabice dicitur nilofar. » D'ailleurs des 1544, Duchesne, De stirpibus, Temployait couramment comme mot français (le nenuphar jaune, le nenuphar blanc).

2. Les feuilles du volet sont employées pour mettre sur le ventre ballonne. Deu\-S6vres, Solche, Croyances.

3. On dit de quelqu'un qui est tres froid « qn'il a bu de l'eau de volet », locution fondée sur la propriety antiaphrodisiaque du nenufar. Centre de la France.

On dit a un jeune homme ardent aupres des filles : « pour te calmer on va te faire une infusion de ninfiaa. » Semur en Auxois (Gdte-d'Or), c. par M. H. Marlot.

« Le nom seul de nenuphar rappelle l'idée des proprietes sedatives, calmantes et surtout anti-aphrodisiaques attribuées a ce vegetal ; cette reputation , faite par les anciens, et qui ne doit peut-etre son origine, ainsi que le remarque Marquis {Dict. des sc. med. XXXV, 439), qu'a son habitation au milieu des eaux et a la blancheur virginale de ses fleurs 0), d'une odeur un peu nau-

(1) C'est surtout le nénufar blanc qui est employé en médecine.

[156]

séabonde, est déjà établie dans Dioscoride et Pline (lib. XXV, c. 7), etc. Elle est arrivée jusqu'à nous et est devenue populaire ; les poètes et les naturalistes l'ont célébrée a l'envi ; on s'est servi du nénuphar pour abattre les feux de la concupiscence ; les pieux cénobites du désert en faisaient un usage fréquent ; on en consommait beaucoup dans les cloîtres, les couvents, les séminaires, et on porta ses propriétés tempérantes si loin qu'on l'accusa de rendre froid et même stérile. Les chanteurs en usaient pour conserver et perfectionner leur voix ; on l'ordonnait pour guérir les insomnies érotiques, etc.

Cependant, les observateurs ayant remarqué que cette racine abondait en fécule ; que les Tartares s'en nourrissaient, d'apres Pallas, sans que cela nuisit a la fecondite de ceux qui en mangeaient ; que sa saveur etait un peu amere, visqueuse et styptique, ce qui indiquait des proprietes plutdt toniques et irritantes qu'enervantes ; que de plus, si on l'appliquait sur la peau, reduite en pulpe, elle y causait une espece de vesication, etc., ils furent portes non-seulement a douter des avantages de cette racine contre les aiguillons de la chair, mais a croire que ce destructeur des plaisirs et ce poison deVamour^ comme l'appelle Delille (V Homme des champs, chant 111), en pouvait devenir le stimulant. Cette conjecture a ete mise hors de doute par Desbois de Rochefort, qui a encore vu beaucoup employer le nenuphar dans les couvents de son temps, et qui effectivement, loin de voir agir comme refrigerant, a observe que son administration etait suivie de mauvais effets (Mat. med., II, 64). On peut egalement douter de la pretendue vertu hypnotique du nenuphar, signalée par quelques auteurs et qu'aucunc preuve directe ne vient confirmer. » Mérat, Dict. univers. de mat. mtdicale, 1830.

4. a Die im Herbste gesammelten und getrockneten Blatter beider Seerosen werden im Rheinthal gegen Brand aufgelegt, wenn man sich z. B gehauen oder gequetscht hat. » Suisse allemande, Wartmann, Volksbot.

5. Quand le platiau (nenufar) sort de Teau il n'y a plus de gelées à craindre. Proverbe du Centre, Jaubert, Gloss.

6. Wird ein Wurzelstock unler das Belt gebracht, in welchem man schlaft, so ist man vor Krampfen gesichert. Canton de Saint-Gall, Wartmann, Volkibot.

7. Sebleter sind in der Fahne Herwiges von Selanden. Gudrun, 1373, 4 (Moyen-Age allemand), Benecke, Mittelhochdeutschej WoerterU.

[157]

8. — D'apres des documents ancicns, on constate que la feu i lie de nenuphar servait autrefois comrae marque de cheval ; elle etait habituellement placée sur Tune des cuisses. Guenebault, Dict. iconography sub verbo Marques de chevauz.

9. Les enfants enfoncent dans la partie superieure du fruit du nenufar une petite baguette et s'amusent a simuler Faction de baratter, d'ou !e nom de baratte donne* au fruit. — Us s'en servent aussi, comme de jouet, en l'appelant bouteille, cruchon, etc.


Nymphaea alba

Nymphaea alba. (Linné). — LE NÉNUFAR BLANC.


NOMS :
  • aldri, grec ancien, Theophraste.
  • <ri$y ^appaSyis, grec ancien, Nicander, Ther. (d'apres FraasJ.
  • jxa&uvta, grec ancien de Beotie, Theophraste (d'apres Fraas).
  • vcpoxoAoxvflia, tie de Zante, M argot, Flore.
  • nenuphar album, nymphma Candida, nymphsea alba, anc. nomenclat.
  • nenufar fcemina, anc. nomenclat., J. Camus, Studio di lessicogr., p. 10.
  • nenufar blanc, m., français anc. et mod.
  • blanc d'eau, m., anc. français, Les confections aromatiques, 1568, p. 396;
  • Guidon des apotiquaires, 1578, p. 396; Linocier, Hist, des plantes, 1584; Bauderon, Pharmacopée , 1655, p. 56.
  • plateau a fleur blanche, m., français, Geoffroy, Mat. medic, 1750, t. I, 2« sect., p. 202.
  • volet blanc, m., Anjou. — Poitou. — Maine.
  • canotte blanche, f., Aube, Des Etangs, Noms pop.
  • blanque aplompe, (., anc. wallon, J. Camus, Un ms. namurois. ( « oele de
  • blanques aplompes est tres boin pour le foie qui est empiriez. » >
  • vaqueviteriau, m., Valenciennes, Hecart, Dict. rouchi.
  • kreivakon, Villeneuve (Suisse romande), Bridel, Gloss,
  • eli des etangs, m., Gard, comm. par M. P. Fesquet.
  • pommes roses, Banvou (Orne), Joret, Fl.
  • lunette d'eau, f., français dialectal (en quel pays?), Lamarck et Candolle.
  • car faro, car faro femmina, copripentole, erculea bianca, ranocchiaj doppi,
  • italien, Targioni, Diz. botanico.
  • rosa de amor, golf an bianco, espagnol.
  • golfao branco, portugais.
  • plamina alba, roumain, Cihac, Dict. daco-rom.

[158]

  • nufar alb, pluta, roumain, Brandza, Limba botanica, 1882.
  • plumine albe, roumain de Transylvanie, Fusz, Trivialn.
  • plumuna alba, plumiera , roumain de Transylvanie , Brandza , Limba botanica.
  • weisse séeblume, tveisse nymphe, weis$e séerose, allem., séechruseli, Oberland bernois, Pritz. et Jess.
  • goske, buttbladen, Frise orientale, Focke, Pflanxennamen, 1870.
  • wesse goeskes (= petite oie blanche), Frise orientale, Pritzel et Jess.
  • sihblommen, all. de Transylvanie, Fusz, Trivialnamen.
  • katschen, weisse mummel, Prusse occid., Treichel.
  • witte plompen, pannekoek, hollandais, Nemnich, Polygl. Lexicon,
  • buillite, irlandais, Cameron. [H. G.].
  • curririn ban, duilleog-baite, cohinih auhun, liagh loghar, irlandais, Threlkeld. [H. G.].
  • alaw, magwyr wen (= mur blanc), Mi V dwr, (= lys d'eau) gallois, J. Davies, 1632. [H. G.].
  • duileag bhaite bhdn (= drowned white leaf) , rabhagach (= giving caution or warning, a beacon), lili bhdn (= white lily), gaelique ecoss., Cameron. [H. G.].
  • vodeni plutnjak, leken, lepen, lapoc, lokvanjaca, luprik, omlak, kordon,
  • blatni cvit, vodeni podbio, tilcvina, bared, jezerska lily a, berecna
  • trava, cviet mrtvi, serbo-croate, Sulek.
  • wodka leluja, wende, Schulenburg, Wend. Volksth.
  • housky (= oie), bili hletchyki (cruches blanches), lapouchny vodiany,
  • babky ( = petites vieilles femmes), petit russien, comm. par M. Th. Volkov.
  • wodnoi lapuschnik, russe, Falk, Top. Kenntn. d. Russl.
  • lepei, lugmei, lithuanien, Jacoby, Lit. Pflan&ennamen.
  • lehpes bait as, letton, Hupel.
  • fejer viutok, magyar, Fusz, Trivialnamen.
  • lumme, lummet, pulpukka, walkia pulpukka, finnois, Fellmann, Index,
  • lumme lehed, kuppo lehhed, esthonien, Fellman, Idem,
  • bejus nufar, turc, Sestini, Voy. dans la Grece asiat., 1789.
  • bolbon jussur, kalmouk, Falk, Top. Kenntn. d. Russl.. folklore.

« Wenn man die weisse Mummeln in's Haus bringt, soil das Vieh sterben. Prusse occidental, Treichel, Poln. westpreuss. Vulgaernamen von Pflanzen (dans : Schriften d. naturforsch. Gesellsch. zu Danzig, V. Band).

Nuphar luteum

Nuphar luteum. (Smith). — LE NÉNUFAR JAUNE.
  • vupapov, vouvoupapov, grec mod., Sibthorp, Prodromus.
  • nymphxa lutea, nymphse citrina, anc. nomenclature, Bauhin, Ptnor, 1671.
  • nenuphar citrinum, anc. nomencl., Les confections aromatiques, 1568, p. 396.
  • nenufar mas, nomenclat. du XVI« siecle, J. Camus, Studio di lessicogr., p. 10.
  • nenufar jaune, m., français anc. et mod.
  • jaulne d'eau, m., jaune d'eau, m., anc. franç. , Les confections aromatiques, 1568, p. 396; Guidon des apotiquaires, 1578, p. 396; Linocier, Hist. d. pi, 1584.
  • jaulnet d'eau, m.,jaunet d'eau, m., anc. fr., Brohon, De stirp., 1541; Cotgrave, Fr. d., 1650.
  • jonais, m., anc. wallon, J. Camus, Un ms. namur.
  • jaune t d'eau, m., Normandie, Joret, Fl.
  • jaunetdes marais, m., anc. fr., Duez, Diz. ital. fr., 1678.
  • djane, m., wallon, Feller.
  • volet jaune, m., Anjou. — Maine. — Poitou.
  • canotte jaune, f., Aube, Des étangs, Noms des plantes.
  • ribarde, (., Anjou, Desvaux, Flore de I' Anjou.
  • aillaut d'eau, m., Oise, Graves, Catal., 1857.
  • amello, italien, Duez, Diz. ital. Fr., 1678.
  • carfaro maschio, erculea gialla, ranocchiaj gialli, zucchini da tobacco (les fruits), italien, Targioni, Di*.
  • cubiletes, esp.. Colmeiro, Dice, de los nombres, 1871.
  • golfan amarillo, esp., Lusitanus, Diosc. medica materia, 1554.
  • golfao amarello, portugais, Brotero, Flora lusit.
  • nufar galben, roumain, Brandza, Limba bot.
  • gelbe séerose, allemand.
  • géele gbeskes (petite oie jaune), Frise orientate, Pritzel et Jessen, Volksn.
  • gelbe mummel, Prusse Occident., Treichel.
  • bwltws, gallois, J. Davies, 1632. [H. G.].
  • cabhan, abhain, irlandais, O'Reilly. [H. G.].
  • lekuta, tcheque, Sulek, Jugosl. im. bilja.
  • lekuti, leknuti, lehnin, lekno, natkovy koren, stulik, tasky, ruie vodni,
  • tulipan vodni, tcheque, A. Muller, Wort. syn. Nam. d. off. Pflanzen. 1866.
  • kijonka, kurm dupka (= Huhnerarsch, weil Frucht ihm gleich), polonais de la Prusse, Treichel, Poln. Vulgarnamen.

[160]

  • blatnik, lekuta, iuti lokvanj, vodena ru&a, bozur vodeni, ielucnjak y
  • rumeni plucnik, iuti lopoc, serbo-croate, Sulek, Jug. im. bit.
  • bfnoles, lithuanien, Jacoby, Lit. Pflanzenn.
  • wodotei, kufchinschiki, russe, Falk, Top. Kenntn. d. Russl.
  • jovte latattia (= nenufar jaune), jovty nletchyky, zbanok (= petite cruche) (le fruit), kapeliouchy (= chapeaux) (les feuilles), tovstoun (= le gros) (la racine) petit russien, c. par M. Th. Volkov.
  • lehpes dseltanat, letton, Hupel.
  • sari nufar, turc, Sestini, Voy. dam la Grece asiat.
  • pufer ciceghi, turc, Sibthorp, Prodromus.
  • hhaouidn (esp. de nenuphar a fleur jaune et a bonne odeur), arabe, Freytag.
  • lummet, lumme, pulpukka, keltaineu pulpukka, finnois, Fellman, Index pl., 1835.
  • tombojuk, bachkire, Fellman, Idem.
  • hold jet kuppo lehhed, esthonien, Fellman, Id.

2. Die Tiirken bereiten aus den wolriechenden Bluten ein kilhlendes Getrank, das sie Pufer ciceghi nennen. (II s'agit d'une vartete' a bonne odeur). Rosenthal, Synopsis plant, diaph.

Nymphaea lotus

Nymphaea lotus. (Linné).
  • ) k wr6? Ktyimria , grec ancien.
  • uLikiltoToq (1) (la tige et les racines), grec ancien, Athénée (selon Meyer, Geschichte d. Botanik).
  • [asIi'Xmtq'j, grec du I -r siecle apres J.-C, Arrianus Alexandrinus cité par Meyer, Gesch. d. Botanik).
  • lotier d'Egypte, m., lotus des anciens, m., français savant.
  • loddo do Egypto, portugais, Nemnich, Polygl. Lexicon,
  • noufar, bachenyn el khanzyr, a'rdys el Nil (id est : uxores Nili), arabe
  • Sgyptien, Delile, Flora aegypt. illustr., 1824.

Sur les noms que les anciens Egyptiens donnaient aux differentes especes de Nymphaea, voyez :

  • Victor Loret, Sur les noms egyptiens du lotus (dans : Recueil des travaux relatifs a la philologie egyptienne, Paris, 1870, p. 190-196).
  • Raffeneau-Delile, Observations sur les lotus d'Egypte, (dans Annales du Museum d'histoire naturelle, t. I, 1802, p. 372 a p. 382.

(1) C'est le produit alimentaire de la plante. Voyez : Salmasius, Exercitat. plinianae, p-687.


Nymphaea coerulea

Nymphaea coerulea. (Savigny).
  • σοῦσον (1), grec ancien, d'après un manuscrit du XVe siècle, E. Fournier, Réforme de la nomenclat. bot., 1880, p. 7 (tirage à part du Journal des savants),
  • nymphéa bleu d'Egypte, m., français.
  • bachenyn, a’râys el Nyl, byâroû (la racine), arabe égyptien, Delile, Florae aegypt. illustratio.


Pour les noms arabes de cette plante, voyez : Ibn Beithar, Les simples, édit. Leclerc, II, 229.


(1) D'ou le mot σούσινον, parfum tiré de cette plante. Comparez le mot égyptien seschen qui sert à désigner une espèce de lotus, d'après Loret, Rec. de trav. relat. a l'archéol. égypt., lre année.

Nymphaea cyanea

Nymphaea cyanea. (Roxburgh).
1. — NOMS :
  • nenuphar bleu, m., nenuphar bleu des Indes, m., lotus bleu, m., français.
  • nilotpala (2), asitolpala, indivara, mrdutpala, Sanscrit, Boehtlingk, Sanscr. Wort.

2. Cette jolie fleur bleue joue un grand rdle dans la poesie sanscrite. Les poetes lui comparent, a chaquc instant, les yeux de leurs belles.


(2) Mot a mot, lotus bleu ; nila bleu et utpala lotus en general.

Nymphaea rubra

Nymphaea rubra. (Roxburg).
  • krschnakanda, raktotpala, Sanscrit, Boehtlingk.


Nelumbium speciosum

Nelumbium speciosum. (Willdenow.). LE NÉLUMBO.
  • xua/xo? aiy&TZTioq, grec ancien. Theopraste.
  • xoAoxairta (la racine comestible) ( 3 >, grec ancien.
  • <pa$aTov (la semence), grec du Xl e siecle, Simeon Seth cite par Meyer,
  • Gesch. d. Bot.


(3) On a donné aussi ce nom grec à une plante d'une toute autre famille , à l’Arum aegyptium (Colocasia antiquorum).

[162]

  • nenufar purpureum, nomencl. du XV" s., Camus, V opera salern., p. 95.
  • nymphaea nelumbo, nomencl. de Linné.
  • faba segyptiaca, faba agyptia, anc. nomencl.
  • febve egyptiaque, français, Huloet, 1572.
  • nelumbo, m., nelombo, feve d'Egypte, français.
  • padma, bisini, bisandbhi, radjivini, cunda, naUni, pankadjini, ambudja,
  • aravinda, Sanscrit, Boehtlingk, Sanscr. Wort,
  • bakilla kobty, fdbes el kibty, djdmissa, arabe, Ibn Beithar, Ed. Leclerc.
  • qoulqds, foul massri, baqala massri, arabe syrien , Berggren.
  • salabagala (les fruits), Perse, Gmelin cite par Nemnich, Polygl. Lex.
  • nelun, singalais, Watson.
  • korkansi, copte, De Sacy, Abd Allatif, p. 98.

2. Gette plante se fait remarquer par de magnifiques fleurs roses odorantes ; elle croissait autrefois dans le Nil, mais depuis longtemps elle en a disparu, et ne se voit plus que dans Flnde, a la Chine, aux Moluques, au Malabar, en Perse, en Armenie, etc. Son fruit, souvent figure" sur les monuments egyptiens, compare tort exactement a un guSpier, (1) par Théophraste, a le volume d'une pomme d'arrosoir et presente une multitude de loges paralleles et sur un meme plan, qui contiennent chacune une semcnce de la grosseur d'une noisette ; ce qui les fait appeler noix ou feves d'Egypte, faba segyptiaca, feves pontiques, etc. ; en Perse on en fait des chapelets, etc. Ces semences sont comestibles et dans l'antiquite la plus reculée elles scrvaient d'aliment ; en Egypte, on en faisait du pain, etc. Mérat, Dict. de matière médicale, 1830.


(1) En japonais, cette plante s'appelle fatsisou, cad. le guepier. Hoffmann.