Lavande (Cazin 1868) : Différence entre versions

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(Lavande à toupet)
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LAVANDE STŒCHAS, STŒCHAS, STŒCADE, STŒCHAS ARABIQUE (Lavandula stœchas, L., Stœchas purpurea, C. Bauh., Tourn.). — Cette lavande nous venait autrefois de l'Arabie; nous la tirons maintenant de la Provence, de Montpellier, des Pyrénées-Orientales, etc., où elle croît dans les lieux secs et pierreux. On la cultive dans les jardins, mais il faut la renfermer l'hiver dans l'orangerie. On confond souvent cette plante, chez les herboristes, avec le ''gnaphalium stœchas'', qui n'a avec elle aucun rapport.
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LAVANDE STŒCHAS, STŒCHAS, STŒCADE, STŒCHAS ARABIQUE (''Lavandula stœchas'', L., ''Stœchas purpurea'', C. Bauh., Tourn.). — Cette lavande nous venait autrefois de l'Arabie ; nous la tirons maintenant de la Provence, de Montpellier, des Pyrénées-Orientales, etc., où elle croît dans les lieux secs et pierreux. On la cultive dans les jardins, mais il faut la renfermer l'hiver dans l'orangerie. On confond souvent cette plante, chez les herboristes, avec le ''gnaphalium stœchas'', qui n'a avec elle aucun rapport.
  
 
'''Description'''. — Tiges droites, un peu branchues. — Feuilles sessiles, presque linéaires, et roulées en dessous. — Fleurs d'un pourpre foncé, en épis non développés, ovales ou oblongs, surmontés d'une touffe de feuilles assez grandes et bleuâtres. - D'une odeur forte et térébenthinée, d'une saveur chaude, âcre et amère, elle est très-riche en huile volatile. — Ses fleurs entrent dans le sirop de stœchas composé, préparation active, à tort abandonnée ; dans la thériaque, la mithridate, etc.  
 
'''Description'''. — Tiges droites, un peu branchues. — Feuilles sessiles, presque linéaires, et roulées en dessous. — Fleurs d'un pourpre foncé, en épis non développés, ovales ou oblongs, surmontés d'une touffe de feuilles assez grandes et bleuâtres. - D'une odeur forte et térébenthinée, d'une saveur chaude, âcre et amère, elle est très-riche en huile volatile. — Ses fleurs entrent dans le sirop de stœchas composé, préparation active, à tort abandonnée ; dans la thériaque, la mithridate, etc.  

Version du 15 septembre 2016 à 22:20

Laurier-rose
Cazin, Traité des plantes médicinales, 1868
Ledon


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Lavande

Nom accepté : Lavandula angustifolia


LAVANDE. Lavandula spica. L.

Lavandula angustifolia. Bauh. — Pseudo-nardus. Pline.

Lavande en épis, — lavande aspic, — lavande mâle, — faux nard, — aspic, — spic.

LABIÉES. — OCIMOÏDÉES. Fam. nat. — DIDYNAMIE GYMNOSPERMIE. L.


Cet élégant arbuste croît spontanément dans les lieux secs et pierreux du midi de la France (le Dauphiné, le Languedoc, la Provence, etc.).

Description. — Racine: souche ligneuse.— Tiges grêles, à rameaux droits, nombreux, longs d'environ 75 centimètres. — Feuilles opposées, lancéolées, étroites, d'un vert un peu blanchâtre. — Fleurs d'un bleu violacé, quelquefois blanches, petites, disposées par verticilles irréguliers, formant un épi terminal allongé muni de bractées linéaires, presque sétacées (juin-septembre). — Calice grêle, ovale-cylindrique, le bord supérieur entier, l'inférieur à trois lobes courts. — Corolle bilahiée; la lèvre supérieure à deux lobes, plane, large, échancrée au sommet ; l'inférieure à trois lobes presque égaux. — Quatre étamines didynames. — Style filiforme sur un ovaire quadrilobé. - Fruit : quatre petits akènes lisses, oblongs, ombiliqués à leur base.

Parties usitées.— Les sommités fleuries, avant le complet épanouissement des fleurs.

Récolte. — On doit la faire avant l'épanouissement des fleurs ; la plante jouit alors de toute sa vigueur, qui se conserve après la dessiccation. Celle qu'on récolte dans les terrains secs, pierreux, arides, est plus active.

[Culture. — Les lavandes ne sont cultivées que dans les jardins botaniques et d'agrément. En Angleterre et principalement à Micham, dans le comté de Susses, la culture de cette plante est d'une très-grande importance (voir Odeur, parfums et cosmétiques, de Piesse et Reveil) ; on en plante des champs entiers, on la cultive en ligne ; on la multiplie par éclats au printemps ou à l'automne, ou par semis.] Elle est cultivée dans les jardins au moyen de plants enracinés ou de marcottes, qu'on obtient en buttant les vieux pieds de manière que la base de la plupart des rameaux sont couverts de terre.

Propriétés physiques et chimiques. — L'odeur de cette plante est forte, pénétrante et très-agréable ; sa saveur est chaude et un peu amère. On en retire une huile volatile connue dans le commerce sous le nom d’huile d'aspic ou de spic, et qu'on emploie fréquemment dans la médecine vétérinaire. Cette huile est jaunâtre, âcre, aromatique, d'une odeur pénétrante, et contient beaucoup de camphre. Les sommités de la plante en fournissent plus que les feuilles. (On la falsifie quelquefois par un mélange avec l'essence de térébenthine.)

Substances incompatibles. — Le sulfate de fer.


PRÉPARATIONS PHARMACEUTIQUES ET DOSES.


A L'INTÉRIEUR. — Infusion, 6 à 12 gr. par kilogramme d'eau.
Eau distillée (1 sur 4 d'eau), 30 à 100 gr., en potion.
Huile essentielle, 10 à 20 centigr., en potion, pilules, etc.
Teinture, 2 à 4 gr., en potion, etc.
Poudre, 1 à 4 gr., en pilules, potion, etc.

A L'EXTÉRIEUR. — Infusion, en lotions, fomentations, fumigations.
Teinture ou alcoolat, Q.S., en frictions, et pour la toilette.
Vinaigre (1 sur 12 de vinaigre), Q.S., en frictions, et pour la toilette.
(Glycérolé : glycérine, 200 gr. ; essence de lavande, 3 à 4 gr.) (Hardy.)


Comme toutes les plantes du même genre, la lavande convient dans les


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affections nerveuses atoniques, la débilité des organes digestifs, les catarrhes chroniques avec expectoration et sans chaleur fébrile, dans l'asthme humide, les rhumatismes anciens, etc. ; mais on doit s'en abstenir dans tous les cas où il y a chaleur, sécheresse, fièvre, réaction vitale, irritabilité vive, congestion vers la tête, etc.

On attribue à la lavande la propriété de provoquer les règles; mais il est évident qu'elle ne peut avoir cette propriété que lorsqu'un état de débilité en indique l'usage ; elle ne saurait avoir pour cela une vertu plus spéciale que toutes les autres plantes aromatiques ou stimulantes.

A l'extérieur, la lavande est employée en infusion aqueuse ou vineuse comme stimulante, tonique et résolutive. On fait, avec la plante sèche, des sachets qu'on applique sur les contusions et sur les engorgements atoniques. La teinture alcoolique est employée en gargarisme dans la paralysie de la langue. La teinture et l'huile volatile sont en usage dans les liniments excitants. (Hardy emploie contre la gale des frictions dont nous donnons plus haut la formule, et qui ont pour base l'essence de lavande).


Lavande officinale

Nom accepté : Lavandula angustifolia


LAVANDE OFFICINALE ou DES JARDINS, LAVANDE COMMUNE OU CULTIVÉE (Lavandula vera, de Candolle). Présentée comme une variété de la précédente, avec laquelle on l'a souvent confondue, elle a été considérée par de Candolle comme une espèce différente.

Description. — Tige grêle, carrée, haute quelquefois de 1 mètre. — Feuilles plus étroites et moins blanchâtres ; calice couvert d'un duvet abondant et blanchâtre. - Fleurs bleues, petites.

Elle offre peu de différence sous le rapport de la composition chimique. Elle a moins d'odeur que la précédente. L'huile essentielle qu'elle contient est aussi en grande proportion, et tient elle-même en dissolution 0.25 de camphre. — Les préparations pharmaceutiques et les doses sont les mêmes que celles de l'espèce précédente. Elle sert à faire l'alcoolat ou eau-de-vie de lavande et le vinaigre de lavande, usités pour la toilette. Cette plante entre dans le baume tranquille, le baume nerval, le vinaigre antiseptique ou des quatre-voleurs, l'eau de Cologne, etc.

Les propriétés thérapeutiques de cette lavande sont les mêmes que celles de la lavanda spica ; mais comme elle est plus abondante et plus facile à cultiver, on l'emploie de préférence. Citons encore :


Lavande à toupet

Nom accepté : Lavandula stoechas


LAVANDE STŒCHAS, STŒCHAS, STŒCADE, STŒCHAS ARABIQUE (Lavandula stœchas, L., Stœchas purpurea, C. Bauh., Tourn.). — Cette lavande nous venait autrefois de l'Arabie ; nous la tirons maintenant de la Provence, de Montpellier, des Pyrénées-Orientales, etc., où elle croît dans les lieux secs et pierreux. On la cultive dans les jardins, mais il faut la renfermer l'hiver dans l'orangerie. On confond souvent cette plante, chez les herboristes, avec le gnaphalium stœchas, qui n'a avec elle aucun rapport.

Description. — Tiges droites, un peu branchues. — Feuilles sessiles, presque linéaires, et roulées en dessous. — Fleurs d'un pourpre foncé, en épis non développés, ovales ou oblongs, surmontés d'une touffe de feuilles assez grandes et bleuâtres. - D'une odeur forte et térébenthinée, d'une saveur chaude, âcre et amère, elle est très-riche en huile volatile. — Ses fleurs entrent dans le sirop de stœchas composé, préparation active, à tort abandonnée ; dans la thériaque, la mithridate, etc.