Irvingia grandifolia (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


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Fruit Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Oléagineux Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Irvingia grandifolia (Engl.) Engl.




Protologue: Bot. Jahrb. Syst. 46 : 288 (1911).
Famille: Irvingiaceae

Synonymes

Klainedoxa grandifolia Engl. (1907).

Noms vernaculaires

Olène, andok ngoué (Fr).

Origine et répartition géographique

Irvingia grandifolia est présent dans la zone forestière de l’ouest du Nigeria jusqu’à l’est de la R.D. du Congo et vers le sud jusqu’à Cabinda (Angola).

Usages

Les graines, riches en huile, sont parfois cuites et consommées en Centrafrique. La pulpe du fruit est comestible, mais pas recherchée. L’écorce macérée dans du vin de palme se prend comme aphrodisiaque. La décoction d’écorce se prend contre les douleurs de différentes parties du corps. Des frictions avec de la poudre d’écorce soulagent aussi les douleurs. La décoction d’écorce s’utilise également en bains pour traiter la fièvre chez les enfants. La décoction de feuilles associée à des tubercules crus de manioc ou à une décoction de feuilles de Staudtia kamerunensis Warb. se prend pour traiter l’hyperménorrhée. Le bois, qui s’emploie localement en construction lourde, porte le nom d’ “andok ngoué” au Cameroun.

Propriétés

Les amandes sont riches en huile. Le bois est dur, lourd et difficile à travailler.

Description

Arbre de grande taille, atteignant 40 m de haut ; fût rectiligne et non ramifié sur 20 m, atteignant 150 cm de diamètre, souvent avec des contreforts atteignant 4 m de haut ; écorce extérieure grisâtre, lisse à écailleuse, écorce interne jaune, fibreuse ; cime hémisphérique, à branches étalées. Feuilles alternes, simples et entières, pendantes ; stipules atteignant 1 cm de long ; pétiole d’environ 1 cm de long ; limbe ovale à elliptique, de 10–25(–35) cm × 8–15 cm, base essentiellement cordée, apex aigu ou très légèrement acuminé, papyracé, pennatinervé. Inflorescence : panicule terminale ramifiée, atteignant 8 cm de long, à fleurs serrées sur les axes. Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères, petites, sessiles ; sépales libres, de 1–1,5 mm de long ; pétales libres, de 2–2,5 mm de long ; étamines 10, insérées sous le disque, libres, égales, filets de 3–4 mm de long ; disque de 1,5 mm de diamètre, jaune vif, nectarifère ; ovaire supère, 2-loculaire, style très court. Fruit : drupe ovoïde à ellipsoïde, légèrement comprimée latéralement, de 4,5–6 cm × 2,5–4 cm × 2–3,5 cm, verte virant au jaune après la chute, pulpe tendre, juteuse, sucrée, pyrène à 1 graine. Graines de 2,8–3,4 cm × 1,6–2 cm × 0,4–0,6 cm. Plantule à germination épigée.

Le genre Irvingia comprend 7 espèces, dont 6 en Afrique tropicale et 1 en Asie du Sud-Est. Irvingia grandifolia est souvent caducifolié et la vague de nouvelles feuilles affecte généralement tout l’arbre. Sa floraison tend à connaître un pic à la fin de la saison sèche, sa fructification à la fin de la saison des pluies ; les feuilles rougissent magnifiquement avant leur chute.

Description

Ecologie

Irvingia grandifolia se rencontre dans les forêts sur terres sèches, parfois dans les endroits humides ou dans les forêts-galeries. On le laisse souvent sur pied lorsqu’on défriche la forêt pour cultiver.

Gestion

Les graines d’Irvingia grandifolia sont récoltées seulement dans la nature, et parfois sur les arbres conservés dans les plantations.

Ressources génétiques

Irvingia grandifolia ne semble pas menacé d’érosion génétique.

Perspectives

Il est probable qu’Irvingia grandifolia gardera une importance économique secondaire, autant comme plante alimentaire que comme bois d’œuvre.

Références principales

  • Aubréville, A., 1962. Irvingiacées. Flore du Gabon. Volume 3. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. pp. 12–32.
  • Burkill, H.M., 1994. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 2, Families E–I. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 636 pp.
  • Harris, D.J., 1996. A revision of the Irvingiaceae in Africa. Bulletin du Jardin Botanique National de Belgique 65: 143–196.
  • Neuwinger, H.D., 2000. African traditional medicine: a dictionary of plant use and applications. Medpharm Scientific, Stuttgart, Germany. 589 pp.
  • Vivien, J. & Faure, J.J., 1988. Fruitiers sauvages du Cameroun. Fruits Paris 43(11): 657–676.

Autres références

  • Gilbert, G., 1958. Irvingiaceae. In: Robyns, W., Staner, P., Demaret, F., Germain, R., Gilbert, G., Hauman, L., Homès, M., Jurion, F., Lebrun, J., Vanden Abeele, M. & Boutique, R. (Editors). Flore du Congo belge et du Ruanda-Urundi. Spermatophytes. Volume 7. Institut National pour l’Étude Agronomique du Congo belge, Brussels, Belgium. pp. 109–118.

Sources de l'illustration

Auteur(s)

  • L.P.A. Oyen

PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Consulté le 2 juillet 2022.


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