Epiphyllum phyllanthus (Pharmacopées en Guyane)

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Cereus hexagonus
Pharmacopées traditionnelles en Guyane, 2004
Opuntia cochenillifera


Epiphyllum phyllanthus. Fruit de queue caïman porté par un axe plat chlorophyllien ; les graines sont disséminées par les oiseaux



Epiphyllum phyllanthus (L.) Haw.

Synonymies

  • Cactus phyllanthus L. ;
  • Phyllocactus phyllanthus (DC.) Link.

Noms vernaculaires

  • Créole : latcho caïman [latjo-kayman].
  • Wayãpi : yakale luway [1].
  • Palikur : punamna arib.

Écologie, morphologie

Plante épiphyte peu commune de la forêt primaire.

Collections de référence

Feuillet 681 ; Grenand 335 ; lacquemin 1780 ; Lescure 345.

Emplois

  • Chez les Wayãpi, cette plante est utilisée pour laver un enfant lorsque son père a violé un interdit de chasse sur le caïman (risques de douleurs). La plante entière (rameaux charnus aplatis) est préparée en décoction [2].
  • Les Palikur utilisent cette plante magiquement pour éloigner les importuns. On frotte la pulpe écrasée, mélangée à celle d’un Caladium (Aracées) nommé uwakβey, avant de serrer la main de la personne concernée.

Étymologie

  • Créole : de latcho, « queue » et caïman.
  • Wayãpi : de yakale, « caïman à front lisse » et luway, « queue », « queue de caïman à front lisse ».
  • Palikur : de punamna, « caïman à lunettes » et arib, « queue », « queue de caïman à lunettes ».
  • Dans les trois cas, le nom vient de la forme suggestive de la feuille.

Chimie et pharmacologie

Tests chimiques en fin d’ouvrage.

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  1. Les Wayãpi appliquent également le même nom à une fougère épiphyte (Polybotrya caudata Kunze, Dryoptéridacées, Grenand 280) et l'utilisent de la même façon, mais les deux plantes ne sont pas confondues.
  2. Chez les Amérindiens de Guyana, cette plante préparée en tisane est un remède contre les courbatures, la coqueluche et le rhume (VAN ANDEL, 2000).