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Blepharis ciliaris (Criquet)

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''[[Blepharis ciliaris]]'' (Willd.) Britten et Killip
'''Basionyme''' : ''Acacia jupunbaRuellia ciliaris'' Willd., Sp. Pl. 4 : 1067 (1806)L.
'''Synonymes''' : ''Mimosa trapezifolia'' M. Vahl Blepharis persica (1807) ; ''Pithecolobium trapezifolium'' (MBurm. Vahl) Benthf. (1840) ; ''Pithecellobium micradenium'' BenthKuntze,Ruellia persica Burm. (1844) ; ''Pithecellobium brongniartii'' Duchass. & Walp. (1853) ; ''Pithecellobium jupunba'' (Willd.) Urb. (1900)f.
'''Noms vernaculairesType physionomique''' : Caraïbe : Akuklalua, narukalua (Dominique). Créole : Dalmawi (Ste-Lucie). Fr : Fougère, Tamarin sauvage, Tamarin bâtard (Guadeloupe) ; Tamarin, Pipiri, Bois Savonnette, Bois Ciceron (Dominique) ; Dalmare (prononcer Dalmari), Delmare, Leclise, Fougère ! (St Vincent) ; Dalmare (Grenade). A : Wild Tamarin (St Vincent) ; Puni (Trinidad) ; Crabwood, Jumbie bead (St Kitts) ; Soapy Soapy (St Vincent). Han
'''DescriptionNote''' : Grand arbre atteignant 20 m de haut et 50 cm de diamètre (90 cm à Trinidad d’après MARSHALL), à feuillage léger. Pied : sans contreforts ; grosses pattes à dos rond sur un diamètre de 27 cm. Écorce : épaisseur totale 4 mm pour un diamètre de 27 cm. Aspect externe : gris-brunâtre à rougeâtre ; finement fissurée longitudinalement, anastomosée. Rhytidome : brun ; liège très mince ; démasclé : la face externe de l’écorce vivante est orange vif. Écorce vivante : tranche orange pâle (à jaune d’or) humide, avec massifs orange, étroits, en chicane, allongés tangentiellement ; exsudat poisseux. Aubier : blanc jaunâtre ; parenchyme circummédullaire interrompu de place en place ; cœur marron clair. Feuilles : biparipennées, alternes, 6-11 paires de pennes, chacune avec 8-12 paires de folioles rhombiques de 8-20 × 5-15 mm dont la taille augmente de la base vers le sommet de la feuille. Les jeunes feuilles des semis et les feuilles de rejets ont un plus grand nombre de pennes et de folioles. Fleurs : blanc verdâtre en capitules globuleux ou court racème, à nombreuses étamines longues d’env. 2 cm. Fruits : gousse enroulée de 8 × 1-1,5 cm, plus ou moins constricté (se tord à la déhiscence), rouge à l’intérieur ; graines arrondies et aplaties, sans arille. Phénologie : probablement un peu décidu. Fleurs de décembre à mars (DUSS), aussi septembre. Habitat : disséminé en forêt xérophile, semi-décidue, méso et hygrophile ; entre 0 et 600 m. Tempérament : plutôt essence d’ombre (modérément sciaphile d’après MARSHALL, peu de régénération et croissance assez lente). Son état disséminé laisserait à penser qu’il est héliophile. Plantule : Type VI. Deux cotylédons succulents d’un vert très sombre, sont exposés au-dessus du sol. Le premier entre-nœud épicotylaire est très court, si bien que la cicatrice des insertions cotylédonaires souligne les bases pétiolaires des deux feuilles opposées du premier nœud. Les feuilles suivantes sont alternes. Rachis et pennes se terminent par un appendice linéaire. La disposition des foliolules sur les pennes est dissymétrique, une seule foliolule latérale étant exposée à la base de chaque penne.
'''UsagesDescription''' : Le bois est jaune clair Herbe annuelle formant des touffes denses petites à brunâtre, assez dur, peu durablemoyennes atteignant 15 à 25 centimètres de haut et plus de 40 centimètres de diamètre. Utilisé par les Caraïbes (Dominique) pour faire des planches (HODGE & TAYLOR) ; construction intérieure en Guadeloupe (QUESTEL 1951)Tige courte et ramifiée dès la base. Meubles courantsFeuilles étroites, menuiserielobées, caisseriedentées, bardeaux (Fraser) ; cloisons internes (Lang)épineuses et plus ou moins velues. Médicinal : décoction de l’écorce contre la dysenterie. Écorce écrasée pour empoisonner les poissonsFleurs bleues réunies en épis assez trapus et nettement quadrangulaires. Les feuilles frottées dans l’eau donnent fleurs sont sous-tendues par des bractées munies de longues et fortes épines et ordinairement couvertes d’un indumentum qui leur confère une mousse savonneuse (HODGE & TAYLOR) d’où couleur grisâtre, laquelle s’accentue avec le nom vernaculaire en Dominique de bois savonnettedessèchement. Nervures très saillantes sur la face inférieure des bractées.
'''Distribution généraleBiogéographie''' : Petites Antilles, Trinidad, Tobago ; Amérique tropicale continentale : Colombia, Venezuela, les trois Guyanes, Brésil. La variété ''alexandri'' est endémique de la Jamaïque (ADAMS)Espèce saharo-sindienne à fortes affinités tropicales.
'''Distribution aux Petites AntillesType biomorphologique de Raunkier''' : St Kitts, Guadeloupe (Basse-Terre), Dominique, Ste-Lucie, St Vincent, GrenadeThérophyte.
'''Matériel examinéPort''' : BT : BARRIER 3058Espèce cespiteuse, Trace des Crêtes, 520 m (GUAD). Vieux-Fort, Houëlmont, Gourbeyre, Trois Rivières ; Bois Mahler, 170 m ; Morne Mazeau, 570 m ; Trace des Crêtes, 500-600 m ; Forêt formant de Marolle, 100 m ; Maison de la Forêt 250 m (ROLLET) ; FOURNET 4334, Petit-Bourg, Duclos (P) ; ROLLET 207, Forêt de Choisy, 300-400 m (GUAD) ; ROLLET 293, 1068, Trace des Crêtes, 520 m (GUAD). D : ERNST 2113, Syndicate Estate, 30 m (P). NICOLSON and al. citent 14 autres spécimenspetites touffes denses et épineuses.
'''ObservationsPréférences édaphiques''' : D : entre Roseau et Marigot (ROLLET). SL : Barre de l’Isle, 300 m (VERNA SLANE). Chassin, 300 m ; Dennery waterworks Reserve, 150 m ; Quilesse, 450 m ; Piton Flore, 420 m ; Grand Magazin, 400-500 m (ROLLET). SV : Wallibou, bord de mer, 5-10 m ; Vermont Trail, 400Espèce eury-450 m (ROLLET)psammophile.
'''BibliographiePréférences hydriques''' : (*Iconographie). ADAMS 1972 ; BEARD 1944, 1949 ; DUSS 1897 ; FOURNET* 1978 ; Fraser 1957 ; GOODING and al. 1965 ; HODGE & TAYLOR 1957 ; HOWARD 1952, 1988 ; LANG 1954 ; MARSHALL 1939 ; NICOLSON and al. 1991 ; QUESTEL 1941, 1951 ; VAHL 1796Espèce eury-1807* ; 1798*xérophile.
== Anatomie du bois ==[[File:Abarema jupunba wood Rollet Antilles.jpg|thumb|coupe transversale (en haut à gauche), coupe tangentielle (en haut à droite), coupe radiale (en bas) (P. Détienne & P. Jacquet)]]* 5-6-30-51-53-58-70 (Voir la [[Codes d'anatomie du bois|signification des codes]])* Bois parfait beige rosé clair, parfois avec des veines un peu cuivrées, peu ou pas distinct de l’aubier blanc jaunâtre, tendre et léger (0,50-0,65 g/cm<sup>3</sup>), à grain moyen, maille imperceptible. * Pores disséminés, isolés ou accolés radialement par 2 ou 3, en nombre inférieur à 5 par mm<sup>2</sup>, visibles à l’œil nu (diamètre moyen variant de 120 à 180 μm). Perforations des éléments vasculaires uniques ; ponctuations intervasculaires ornées, de 5 ou 6 μm de diamètre. * Parenchyme associé ''Tolérance aux pores en manchon, parfois losangique, rarement anastomosé. Files de cellules composées de 2 à 4 éléments. Chaînes de cristaux fréquentes. * Rayons 1-sériés, au nombre de 6 ou 7 par mm, de structure homogène. Ponctuations radiovasculaires identiques en taille aux intervasculaires. * Fibres à ponctuations fines, simplessels''' : Non.
'''Milieux''' : Présente dans les épandages sablo-limoneux du Sahara méridional où elle peut être localement abondante.
'''Intérêt pour le Criquet pèlerin''' : Plante utile. Peut offrir abri (aux larves) et nourriture dans divers biotopes de reproduction du Sahara méridional. '''Espèces voisines''' : Blepharis linariifolia Pers. est assez proche mais se distingue par des feuilles entières dans leur partie supérieure (plus des 2/3) et par des épis beaucoup moins trapus, plus allongés, avec des bractées à sommet nettement arqué et à épines plus modestes. Les questions de synonymie restent ambiguës entre Blepharis ciliaris et Blepharis edulis (Forssk.) Pers. On retiendra la présence possible de B. ciliaris au Sahara méridional (Barry & Celles, 1991 et Lebrun, 1998). '''Références bibliographiques''' : Ozenda:575, Barry & Celles:2  [[Catégorie:Rollet, AntillesCriquet]]