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Cynanchum orangeanum (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fruit Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


Cynanchum orangeanum (Schltr.) N.E.Br.


répartition en Afrique (sauvage)
Protologue: Fl. Cap. 4(1) : 745 (1908).
Famille: Asclepiadaceae (APG: Apocynaceae)
Nombre de chromosomes: × = 11

Origine et répartition géographique

Cynanchum orangeanum se rencontre en Namibie, au Botswana, au Zimbabwe et en Afrique du Sud.

Usages

Les Damaras en Namibie mastiquent les racines pour traiter les maux de gorge et l’amygdalite. Les Jul’hoansis prennent des tronçons de racine cuite à l’eau pour traiter les douleurs à la nuque et les toux graves accompagnées de crachats sanglants. La décoction de racine se boit en outre pour traiter les maux d’estomac.

Les jeunes fruits sont comestibles.

Propriétés

Il n’a été publié aucune étude phytochimique sur Cynanchum orangeanum. Mais Cynanchum atratum Bunge, plante originaire du nord de la Chine et du Japon, est connu pour contenir des stéroïdes séco-prégnanes ayant des propriétés antivirales. En médecine chinoise, la décoction de racine de cette plante se prend pour traiter la toux et la pharyngite.

Description

Plante herbacée vivace atteignant 20 cm de haut, à rhizome de 3–7 mm de diamètre ; tige érigée, ligneuse à la base et ramifiée, grisâtre, non volubile, densément à légèrement couverte de trichomes ; latex présent. Feuilles opposées, simples, entières et sessiles ; stipules absentes ; limbe linéaire, de 3–5 cm × 0,7–1,5 mm, base s’amenuisant, apex aigu, bord entier, légèrement couvert de trichomes érigés sur les nervures principales. Inflorescence : pseudo-ombelle, à 1–5 fleurs, s’ouvrant toutes en même temps ; pédoncule de 0–5 mm de long. Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères ; pédicelle de 3–7 mm de long, à trichomes apprimés ; calice à lobes ovales, de 2–2,5 mm de long, aigus ; corolle rotacée, soudée à la base, de 4–6 mm de long, brune, glabre, lobes ovales à lancéolés, incurvés ; couronne en coupe, de 4–5 mm de long, blanche, lobes de la couronne staminale oblongs, plats, réfléchis, lobes de la couronne interstaminale filamenteux, réfléchis ; étamines sans filets libres, anthères ailées et avec un appendice connectif ; ovaire supère, tête stylaire d’environ 0,8 mm de diamètre. Fruit : paire de follicules fusiformes, chacun de 4–7 cm × 4–7 mm, glabre, brun pâle, pourvu d’un fort bec, contenant de nombreuses graines. Graines ovoïdes, d’environ 5–6 mm × 3–3,5 mm, brun foncé, portant une touffe de poils de 1,5–2 cm de long à l’apex.


Autres données botaniques

Le genre Cynanchum comprend 250–300 espèces dans le monde entier. Le principal centre de diversité en Afrique est Madagascar avec environ 90 espèces, et les centres secondaires sont l’Afrique orientale et l’Afrique australe avec 10–15 espèces chacun. Cynanchum orangeanum fleurit de novembre à mars. Il s’apparente étroitement à Cynanchum praecox Schltr. ex S.Moore, mais il est par ailleurs isolé parmi les Cynanchum africains.

Plusieurs autres espèces de Cynanchum présentes dans la région sont utilisées en médecine. Cynanchum gerrardii (Harvey) Liede est présent dans toute l’Afrique de l’Est, l’Afrique australe, les îles de l’océan Indien, ainsi qu’en Arabie saoudite et au Yémen. En Afrique de l’Est, le latex est utilisé comme poison de pêche. En Afrique du Sud et en Somalie, les jeunes pousses sont consommées comme légume.

Plusieurs espèces de Cynanchum endémiques à Madagascar ont également des usages médicinaux. L’écorce de Cynanchum eurychitoides (K.Schum.) K.Schum. s’applique sur les brûlures et sert aussi pendant les rituels de circoncision. La décoction de tige et de racines de Cynanchum perrieri Choux se prend contre la toux.

Ecologie

Cynanchum orangeanum se rencontre sur les sols sableux, caillouteux et granitiques des savanes herbeuses, à 1000–1500 m d’altitude.

Ressources génétiques

Cynanchum orangeanum est répandu mais rare et localisé. Toutefois, rien n’indique qu’il soit menacé d’érosion génétique.

Perspectives

Cynanchum orangeanum conservera probablement une importance locale comme plante médicinale.

Références principales

  • Boiteau, P., Boiteau, M. & Allorge-Boiteau, L., 1999. Dictionnaire des noms malgaches de végétaux. 4 Volumes + Index des noms scientifiques avec leurs équivalents malgaches. Editions Alzieu, Grenoble, France.
  • Liede, S., 1996. A revision of Cynanchum (Asclepiadaceae) in Africa. Annals of the Missouri Botanical Garden 83: 283–345.
  • SEPASAL, 2009. Cynanchum orangeanum. [Internet] Survey of Economic Plants for Arid and Semi-Arid Lands (SEPASAL) database. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. http://www.kew.org/ ceb/sepasal/. July 2009.
  • von Koenen, E., 2001. Medicinal, poisonous and edible plants in Namibia. Klaus Hess Verlag, Göttingen, Germany. 336 pp.

Autres références

  • Albers, F. & Meve, U. (Editors), 2002. Illustrated handbook of succulent plants. Asclepiadaceae. Springer, Berlin, Heidelberg, Germany. 318 pp.
  • Li, Y.M., Wang, L.H., Li, S.L., Chen, X.Y., Shen, Y.M., Zhang, Z.K., He, H.P., Xu, W.B., Shu, Y.L., Liang, G.D., Fang, R.X. & Hao, X.J., 2007. Seco-pregnane steroids target the subgenomic RNA of alphavirus-like RNA viruses. Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America 104(19): 8083–8088.
  • Liede, S., 1993. A taxonomic revision of the genus Cynanchum L. (Asclepiadaceae) in southern Africa. Botanische Jahrbücher 114: 503–550.
  • Lovatianaharisoa, F.H., 1994. Morbidité et phytothérapie: étude faite sur les enfants dans la région Nord de Fihaonana, village d’Ambatoharanana, d’Ambohibary et de Betsitaisaina. Thèse pour l'obtention du grade de Docteur en médecine, Etablissement d'Enseignement Supérieur des Sciences de la Santé, Faculté de Médecine Université d'Antananarivo, Madagascar. 58 pp.
  • Rafidison, V.M., 1999. Valorisation des plantes les plus exploitées dans la zone périphérique de la réserve naturelle intégrale d’Andohahela (Cas des villages de Ebaketra et Ihazofotsy-Bevia). Mémoire de DEA, Département Ecologie Végétale, faculté des Sciences, Université d’Antananarivo, Madagascar. 86 pp.

Auteur(s)

  • G.H. Schmelzer, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Schmelzer, G.H., 2010. Cynanchum orangeanum (Schltr.) N.E.Br. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 3 avril 2025.


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