Les témoins (cookies) nous aident à fournir nos services. En utilisant nos services, vous acceptez notre utilisation des témoins.

Alchornea laxiflora (PROTA)

Prota logo vert.gif
Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fibre Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


Alchornea laxiflora (Benth.) Pax & K.Hoffm.


Protologue: Engl., Pflanzenr. IV, 147, 7: 245 (1914).
Famille: Euphorbiaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 18

Origine et répartition géographique

Alchornea laxiflora se rencontre du Nigeria à l’Ethiopie et vers le sud jusqu’en R.D. du Congo, puis à travers l’Afrique de l’Est jusqu’au Zimbabwe, au Mozambique, au nord-est de l’Afrique du Sud et au Swaziland.

Usages

Au Nigeria, la décoction de feuilles se prend pour soigner les maladies inflammatoires et infectieuses. C’est également un ingrédient courant dans les préparations antipaludiques à base de plantes. En Tanzanie, les feuilles broyées se prennent dans de l’eau pour traiter la hernie. Le jus de feuilles et la décoction de racine se boivent pour traiter les douleurs du cou et des épaules. Les cendres de la moelle de tige s’appliquent sur les torticolis.

Au Nigeria, les feuilles s’utilisent comme matériau d’emballage pour conserver les noix de cola. Les petits rameaux s’utilisent comme bâtons à mâcher. Les tiges droites servent de piquets pour les clôtures.

Propriétés

Un criblage phytochimique préliminaire a révélé la présence d’alcaloïdes, d’hétérosides cardiaques, de saponines et de composés phénoliques dans les racines, et en quantités inférieures, dans les feuilles. A partir de la fraction soluble dans l’éthyl-acétate de l’extrait brut de feuille au méthanol, des flavonoïdes, la quercétine et les composés apparentés rutine et quercitrine, ont été isolés. Ces composés ont fait ressortir une activité antimicrobienne significative contre plusieurs bactéries gram-positives et gram-négatives et contre des champignons. L’activité antioxydante des extraits de racine et de feuilles a été comparée avec celle de l’antioxydant de référence, l’hydroxyanisole butylé. Les extraits bruts à l’hexane et au méthanol d’Alchornea laxiflora ont donné une efficacité de 65–75% pour les extraits de racine, et une efficacité d’environ 40% pour les extraits de feuilles, par comparaison avec le composé antioxydant de référence.

Description

Arbuste ou petit arbre caducifolié, de port érigé à zigzaguant, atteignant 7(–10) m de haut, monoïque avec inflorescences mâles et femelles sur des branches distinctes ; écorce lisse, gris pâle, se desquamant ; jeunes pousses brièvement poilues à presque glabres. Feuilles alternes, simples ; stipules linéaires, de 2–8 mm de long ; pétiole de 1–7(–9) cm de long, épaissi aux deux extrémités, pourvu de 2 stipelles filiformes de 1–3 mm de long au sommet ; limbe elliptique-lancéolé à oblong-oblancéolé, de 5–18 cm × 3–8 cm, base arrondie ou cunéiforme, apex acuminé, bords superficiellement dentés, glanduleux à la base, peu et brièvement poilu sur les nervures, base à 3 nervures, rougeâtre lorsque jeune. Inflorescence mâle : épi axillaire ou grappe atteignant 12 cm de long, se développant sur les rameaux âgés juste avant l’apparition des nouvelles feuilles, bractées ovales, de 1,5–5 mm de long ; inflorescence femelle : épi terminal lâche atteignant 10 cm de long, ne portant que quelques fleurs, bractées ovales-lancéolées, de 2–3 mm de long, glanduleuses à la base. Fleurs unisexuées, sessiles ; fleurs mâles à 2–4(–5) sépales, presque ronds à ovales, réfléchis, vert jaunâtre ou blancs, pétales absents, étamines 8–9, filets réunis en un plateau basal ; fleurs femelles à 5–6 sépales, presque ronds à ovales, aigus, inégaux, légèrement dentés, pétales absents, ovaire supère, presque globuleux, d’environ 1 mm × 1,5 mm, à peine 3-lobé, lisse, brièvement poilu, styles (2–)3, atteignant 1,5 cm de long, réunis à la base, rouges. Fruit : capsule 3-lobée de 5–7 mm × 7–8 mm, lisse, vert foncé, brune ou noire, peu et brièvement poilue, à 3 graines. Graines ovoïdes à presque globuleuses, d’environ 4 mm × 3 mm, lisses ou légèrement rugueuses, légèrement brillantes, brun pâle ou grisâtres.

Autres données botaniques

Le genre Alchornea est pantropical et comprend une cinquantaine d’espèces, dont 6 en Afrique tropicale.

Ecologie

Alchornea laxiflora est présent dans les forêts sempervirentes et les brousses associées, et dans les fourrés riverains depuis le niveau de la mer jusqu’à 1600 m d’altitude.

Ressources génétiques

Alchornea laxiflora est localement commun dans toute sa vaste aire de répartition ; il n’est probablement pas menacé d’érosion génétique.

Perspectives

Alchornea laxiflora possède d’intéressantes activités antibactériennes et antalgiques, qui méritent un approfondissement des recherches. Les activités antioxydantes des feuilles sont également intéressantes et il est nécessaire de les étudier davantage pour connaître leur efficacité dans différentes conditions.

Références principales

  • Farombi, E.O., Ogundipe, O.O., Uhunwangho, E.S., Adeyanju, M.A. & Moody, J.O., 2003. Antioxidant properties of extracts from Alchornea laxiflora (Benth) Pax and Hoffman. Phytotherapy Research 17(7): 713–716.
  • Neuwinger, H.D., 2000. African traditional medicine: a dictionary of plant use and applications. Medpharm Scientific, Stuttgart, Germany. 589 pp.
  • Ogundipe, O.O., Moody, J.O., Houghton, P.J. & Odelola, H.A., 2001. Bioactive chemical constituents from Alchornea laxiflora (Benth.) Pax and Hoffman. Journal of Ethnopharmacology 74(3): 275–280.
  • Radcliffe-Smith, A., 1996. Euphorbiaceae, subfamilies Phyllantoideae, Oldfieldioideae, Acalyphoideae, Crotonoideae and Euphorbioideae, tribe Hippomaneae. In: Pope, G.V. (Editor). Flora Zambesiaca. Volume 9, part 4. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. pp. 1–337.

Autres références

  • Burkill, H.M., 1994. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 2, Families E–I. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 636 pp.
  • Kokwaro, J.O., 1993. Medicinal plants of East Africa. 2nd Edition. Kenya Literature Bureau, Nairobi, Kenya. 401 pp.
  • Ogundipe, O.O., Moody, J.O., Houghton, P.J. & Odelola, H.A., 2001. Bioactive chemical constituents from Alchornea laxiflora (Benth.) Pax and Hoffman. Journal of Ethnopharmacology 74(3): 275–280.
  • Radcliffe-Smith, A., 1987. Euphorbiaceae (part 1). In: Polhill, R.M. (Editor). Flora of Tropical East Africa. A.A. Balkema, Rotterdam, Netherlands. 407 pp.

Auteur(s)

  • G.H. Schmelzer, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Schmelzer, G.H., 2007. Alchornea laxiflora (Benth.) Pax & K.Hoffm. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 3 avril 2025.


  • Voir cette page sur la base de données Prota4U.
Lire dans une autre langue