Les témoins (cookies) nous aident à fournir nos services. En utilisant nos services, vous acceptez notre utilisation des témoins.

Cynometra lujae (PROTA)

Prota logo vert.gif
Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


Cynometra lujae De Wild.


répartition en Afrique (sauvage)
Protologue: Ann. Mus. Congo Belge, Bot., sér. 5, 1: 250 (1906).
Famille: Caesalpiniaceae (Leguminosae - Caesalpinioideae)

Origine et répartition géographique

Cynometra lujae se rencontre dans le sud du Gabon, du Congo, dans le sud-ouest de la R.D. du Congo et à Cabinda (Angola).

Usages

Le bois convient pour la construction lourde et la construction hydraulique, les ponts, la menuiserie, les portes, les huisseries, la charronnerie, le mobilier, les traverses de chemin de fer, les articles de sport, les manches d’outils et les équipements de précision.

L’écorce est utilisée en médecine traditionnelle au Congo contre les maux de dents, la toux et les rhumatismes.

Propriétés

Le bois de cœur, brun rougeâtre teinté de pourpre avec des taches brun jaunâtre, se distingue nettement de l’aubier jaune brunâtre qui atteint 8 cm de large. Le fil est généralement droit, parfois contrefil, le grain est fin.

C’est un bois lourd, avec une densité de (760–) 855–995 kg/m³ à 12% d’humidité. Les taux de retrait au séchage sont moyennement élevés.

A 12% d’humidité, le module de rupture est de 174–205 N/mm², le module d’élasticité de 15 000 N/mm², la compression axiale de 55–90 N/mm², le fendage de 21,5 N/mm et la dureté de flanc Chalais-Meudon de 13,5.

Le bois se scie lentement. Le rabotage peut parfois donner des surfaces rugueuses en raison de la présence du contrefil. Les avant-trous sont nécessaires pour le clouage et le vissage, mais le bois tient bien à la fois les clous et les vis. Il est durable car il résiste aux attaques des champignons et des termites, mais est sujet à celles des térébrants marins.

Plusieurs alcaloïdes imidazoliques ont été isolés de l’écorce et des feuilles.

Description

  • Arbre de taille petite à moyenne atteignant 20(–30) m de haut, sempervirent ; fût dépourvu de branches sur 12(–20) m, atteignant 45(–65) cm de diamètre ; surface de l’écorce lisse, brun verdâtre, écorce interne brune ; rameaux à pubescence courte, à lenticelles blanchâtres.
  • Feuilles disposées en spirale, composées paripennées à 5–11 paires de folioles ; stipules linéaires, de 1–1,5 cm de long, caduques ; pétiole et rachis mesurant ensemble 3–15 cm de long, sillonnés au-dessus et légèrement ailés, à poils courts ; folioles opposées, sessiles, oblongues à elliptiques, de 1–6 cm × 0,5–2,5 cm, habituellement arrondies à l’apex, légèrement poilues au-dessous.
  • Inflorescence : panicule axillaire ou terminale atteignant 12 cm de long, à pubescence courte ; bractées de petite taille.
  • Fleurs bisexuées, presque régulières, blanchâtres ou légèrement rosées ; pédicelle de 0,5–15 cm de long, garni de poils courts, articulé à proximité de l’apex et persistant après la chute des fleurs ; sépales 4, ovales à oblongs, de 3,5–4 mm de long, réfléchis ; pétales 5, libres, oblongs, de 4–4,5 mm de long ; étamines 10, libres, de 6–8 mm de long, légèrement inégales ; ovaire supère, ellipsoïde, d’environ 2 mm de long, à stipe court, pubescent, 1-loculaire, style de 3–4 mm de long.
  • Fruit : gousse aplatie, un peu obliquement oblongue-obovale, de 6,5–7 cm × 3–3,5 cm, à stipe court, à courte pointe à l’apex, lisse et brune, déhiscente par 2 valves ligneuses qui se vrillent, contenant 1–2 graines.
  • Graines arrondies, brun foncé.
  • Plantule à germination épigée ; hypocotyle de 2,5–3,5 cm de long, épicotyle de 6,5–8 cm de long ; cotylédons oblongs, épais et charnus, ridés ; 2 premières feuilles alternes, à 8–10 folioles.

Autres données botaniques

Cynometra lujae est proche de Cynometra hankei Harms, qui en diffère par ses feuilles à folioles généralement plus nombreuses et de plus petite taille ; par ailleurs, les folioles de Cynometra hankei sont normalement émarginées à l’apex et glabres.

Le genre Cynometra comprend quelque 90 espèces et son aire de répartition s’étend dans toutes les régions tropicales. On en trouve environ 25 en Afrique continentale tropicale et une dizaine à Madagascar. L’Asie tropicale et l’Amérique tropicale en comptent près de 25 chacune.

Ecologie

Cynometra lujae est présent dans la forêt sempervirente de basse altitude.

Gestion

Un fût récolté dans le sud de la R.D. du Congo, atteignant 19,5 m de long et 65 cm de diamètre, a donné 4 m³ de bois.

Ressources génétiques

Bien que l’aire de répartition de Cynometra lujae semble assez restreinte, rien n’indique qu’il soit menacé d’érosion génétique.

Perspectives

La grande durabilité naturelle tout comme l’importante résistance à l’abrasion du bois permettent de destiner la production de bois d’œuvre à des fins spécifiques. Toutefois, à cause de son fût souvent de petite taille, Cynometra lujae est moins intéressant pour la commercialisation.

Références principales

  • Aubréville, A., 1968. Légumineuses - Caesalpinioidées (Leguminosae - Caesalpinioideae). Flore du Gabon. Volume 15. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. 362 pp.
  • Fouarge, J. & Gérard, G., 1964. Bois du Mayumbe. Institut National pour l’Etude Agronomique du Congo (INEAC), Brussels, Belgium. 579 pp.
  • Tchissambou, L., Benechie, M. & Khuong-Huu, F., 1982. Alcaloides imidazoliques – VI. Alcaloides du Cynometra lujae; isolement, structures, synthese. Tetrahedron 38(17): 2687–2695.
  • Wilczek, R., Léonard, J., Hauman, L., Hoyle, A.C., Steyaert, R., Gilbert, G. & Boutique, R., 1952. Caesalpiniaceae. In: Robyns, W., Staner, P., Demaret, F., Germain, R., Gilbert, G., Hauman, L., Homès, M., Jurion, F., Lebrun, J., Vanden Abeele, M. & Boutique, R. (Editors). Flore du Congo belge et du Ruanda-Urundi. Spermatophytes. Volume 3. Institut National pour l’Étude Agronomique du Congo belge, Brussels, Belgium. pp. 234–554.

Autres références

  • Simpson, W.T., 1996. Method to estimate dry-kiln schedules and specific groupings: Tropical and temperate hardwoods. Research paper FPL-RP-548, Forest Products Laboratory, Forest Service, Department of Agriculture, Madison WI, United States. 57 pp.
  • Tailfer, Y., 1989. La forêt dense d’Afrique centrale. Identification pratique des principaux arbres. Tome 2. CTA, Wageningen, Pays Bas. pp. 465–1271.

Auteur(s)

  • R.H.M.J. Lemmens, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Lemmens, R.H.M.J., 2011. Cynometra lujae De Wild. [Internet] Fiche de PROTA4U. Lemmens, R.H.M.J., Louppe, D. & Oteng-Amoako, A.A. (Editeurs). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Pays Bas.

Consulté le 5 avril 2025.


  • Voir cette page sur la base de données Prota4U.
Lire dans une autre langue