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Capparis fascicularis (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fruit Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Légume Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois de feu Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fourrage Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fibre Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Changement climatique Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


Capparis fascicularis DC.


répartition en Afrique (sauvage)

Protologue : Prodr. 1: 248 (1824).

Famille : Capparaceae

Nombre de chromosomes : 2n = 40

Synonymes

  • Capparis rothii Oliv. (1868),
  • Capparis elaeagnoides Gilg (1903).

Noms vernaculaires

  • Zigzag caper-bush (En).

Origine et répartition géographique

Capparis fascicularis est répandu, depuis le Sénégal et la Gambie jusqu’à l’Erythrée et à l’Ethiopie, et vers le sud jusqu’à l’est de l’Afrique du Sud et au Swaziland.

Usages

En Afrique de l’Est, les racines broyées s’appliquent comme antalgique et pour soigner les ulcères, et elles s’ajoutent aux soupes pour traiter les rhumes, les maux d’estomac et la gonorrhée. En Ethiopie, les racines sont mastiquées contre le mal de dents. Les Luos au Kenya et en Tanzanie utilisent la décoction de racine pour soigner les problèmes gastro-intestinaux, la diarrhée et les gencives enflammées chez les enfants, et comme vermifuge. En Ouganda, on soigne la maladie du sommeil par l’administration de l’infusion de racine à l’eau froide.

Les fruits sont parfois consommés crus par les enfants, bien qu’ils seraient toxiques selon certaines sources ; ils se consomment occasionnellement après cuisson et ils ont été conservés au vinaigre et en chutneys. Au Nigeria, les feuilles auraient été utilisées en légume. Le feuillage est parfois brouté par les chèvres, les moutons, les chameaux et les ânes, mais des effets négatifs tels que la démarche chancelante ont été répertoriés. Le bois s’utilise occasionnellement pour les poteaux et les bardeaux en construction d’habitations, pour les clôtures et comme bois de feu.

Production et commerce international

Dans les années 1950, les fruits de Capparis fascicularis ont été commercialisés à petite échelle depuis la Tanzanie pour les communautés indiennes d’Afrique de l’Est qui en faisaient des conserves au vinaigre et des chutneys.

Propriétés

Des essais en Ouganda n’ont démontré aucune activité antitrypanosome in vitro de l’extrait de racine. La teneur en protéines brutes des feuilles est élevée pendant toute l’année.

Description

Arbuste épineux, sempervirent, fortement ramifié, atteignant 5(–7) m de haut, souvent à tiges grimpantes jusqu’à 10 m de long ; surface de l’écorce écailleuse, gris foncé ; rameaux poilus, verts. Feuilles disposées en spirale, simples et entières ; stipules se transformant en épines appariées recourbées jusqu’à 4 mm de long ; pétiole atteignant 0,5 cm de long ; limbe elliptique à oblong-ovale ou obovale, de 2–6 cm × 1–2(–3) cm, cunéiforme à obtus ou arrondi à la base, obtus à arrondi ou émarginé à l’apex, finement coriace, poilu mais souvent devenant glabre, pennatinervé à 3–5(–12) paires de nervures latérales. Inflorescence : fascicule axillaire, courtement pubescent, pauci- ou multiflores, parfois des fleurs solitaires à l’aisselle des feuilles. Fleurs bisexuées, presque régulières, 4-mères ; pédicelle de 0,5–1,5(–3) cm de long ; sépales libres, légèrement concaves, de 3–5 mm de long, presque égaux, poilus ; pétales libres, oblancéolés, presque égaux, de 0,5–1 cm de long, blancs à blanc rosé ; étamines 5–22, libres, de 0,5–1 cm de long, blanchâtres ; ovaire supère, longuement stipité, ovoïde à ellipsoïde, glabre, 1-loculaire, stigmate petit, sessile. Fruit : baie quasi-globuleuse, distinctement pédonculée, de 1,5–2(–3) cm de diamètre, à 4–8 veines longitudinales indistinctes, orange-rouge à rouge brunâtre, à pulpe visqueuse de couleur orange à rougeâtre, contenant de nombreuses graines. Graines ovoïdes à réniformes, de 0,5–1 cm de long, légèrement comprimées, brun foncé.

Autres données botaniques

Le genre Capparis comprendrait environ 250 espèces et se rencontrerait dans toutes les régions tropicales et subtropicales. Cependant, il a été montré que le genre était polyphylétique, et la majorité des espèces d’Amérique tropicale ont été transférées à des genres séparés. Une douzaine d’espèces se rencontre en Afrique continentale tropicale. Capparis fascicularis est très variable et 3 variété ont été distinguées.

Croissance et développement

En Afrique de l’Ouest, Capparis fascicularis fleurit à la fin de la saison des pluies ou au début de la saison sèche, au Cameroun pendant la saison sèche, de décembre à février. Les fruits sont mûrs environ 4 mois après la floraison. Les singes mangeraient les fruits et les éléphants les rameaux feuillés.

Ecologie

Capparis fascicularis est présent dans la brousse décidue et en savane boisée, souvent sur les termitières, en Afrique de l’Est jusqu’à 2100 m d’altitude.

Multiplication et plantation

Capparis fascicularis se multiplie principalement par graines.

Maladies et ravageurs

Les larves des papillons Belenois creona et Eronia cleodora se nourrissent des feuilles.

Ressources génétiques

Capparis fascicularis est répandu, localement commun et il se rencontre dans des milieux divers. Il n’est donc pas menacé d’érosion génétique.

Perspectives

Les usages divers des racines de Capparis fascicularis en médecine traditionnelle n’ont pas été étudiés à l’exception de l’activité antitrypanosome qui s’est avérée être absente. En raison de son usage courant pour traiter les douleurs, les ulcères et les problèmes gastro-intestinaux, ses propriétés antalgiques et antimicrobiennes méritent des recherches. Etant donné les rapports sur la toxicité de diverses parties de la plante, des études sur la phytochimie s’imposent avant qu’on puisse recommander son usage sûr comme médicament, fourrage ou nourriture.

Références principales

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Autres références

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Auteur(s)

  • R.H.M.J. Lemmens, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Lemmens, R.H.M.J., 2013. Capparis fascicularis DC. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editeurs). Prota 11(2): Medicinal plants/Plantes médicinales 2. PROTA, Wageningen, Pays Bas. Consulté le 3 avril 2025.


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