|nomcourtsuivant=Anis
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[[File:Traité pratique et raisonné des plantes médicinales indigènes (Pl. III) (6459810199).jpg|thumb|PLANCHE III : 1. Alkékenge. 2. Alléluia. 3. Alliaire. 4. Alcée. 5. Angélique.]]
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== ANGÉLIQUE Angélique ==
<center>Nom accepté : ''[[Angelica archangelica]]'ANGÉLIQUE''' Angelica archangelica. L.
Angelica saliva. BAUH. — Imperaloria saliva. T. — Archangelica. CLUS.
<center>'''ANGÉLIQUE''' ''Angelica archangelica''. L. ''Angelica sativa''. Bauh. — ''Imperatoria sativa''. T. — Archangelica. Clus. Angélique officinale, — angélique, cultivée, — archangélique, — herbe du Saint-Esprit.
OMBELLIFÈRES. — ANGÉLICÉES. Fam. nat. — PENTANDRIE DIGYNIE. L.</center>
Cette plante (PI. III) croît spontanément en Norvège, en Suisse, en Autriche, en Silésie, dans les Alpes, les Pyrénées et le long des fleuves qui avoisinent ces montagnes. On la rencontre çà et là en Belgique, notamment sur les bords de l'Escaut, près d'Anvers (Dekin). Elle est cultivée dans les jardins, où elle se sème souvent d'elle-même. En semant avec beaucoup de précaution ses graines délicates, aussitôt qu'elles sont mûres, on obtient de belles tiges, qui s'élèvent à plus de 2 mètres de hauteur, et que l'on coupe au mois de mai, si l'on veut faire durer pendant trois et même quatre années les racines de cette plante, ordinairement bisannuelle. Elle aime les lieux froids, humides, tels que les bords des fossés, des étangs. Nous parlerons plus bas dé sa culture en grand.
Cette plante (PI. III) croît spontanément en Norvège, en Suisse, en Autriche, en Silésie, dans les Alpes, les Pyrénées et le long des fleuves qui avoisinent ces montagnes. On la rencontre çà et là en Belgique, notamment sur les bords de l'Escaut, près d'Anvers (Dekin). Elle est cultivée dans les jardins, où elle se sème souvent d'elle-même. En semant avec beaucoup de précaution ses graines délicates, aussitôt qu'elles sont mûres, on obtient de belles tiges, qui s'élèvent à plus de 2 mètres de hauteur, et que l'on coupe au mois de mai, si l'on veut faire durer pendant trois et même quatre années les racines de cette plante, ordinairement bisannuelle. Elle aime les lieux froids, humides, tels que les bords des fossés, des étangs. Nous parlerons plus bas de sa culture en grand. '''Description. ''' — Racine grosse, fusiforme, brune, ridée à l'extérieur, blanche intérieurement. — Tige de 1 mètre et. demi et plus, grosse, creuse, cylindrique, ra-
meuse, rougeâtre. — Feuilles très-grandes, bi ou tripinnées, vertes en dessus, blanchâtres en dessous ; folioles opposées, sessiles, ovales, dentées en scie, souvent lobées, surtout la terminale ; pétioles fistuleux et présentant deux grandes expansions à leur base. — Fleurs d'un vert jaunâtre, en ombelles nombreuses (juillet-août). — Involucre nul ou à une, deux folioles, involucelles de huit folioles linéaires. — Calice peu distinct. — Corolle à cinq pétales, ouverte en rosette. — Cinq étamines plus longues que les pétales. — Deux styles courts et réfléchis. — Fruit ovoïde, anguleux, divisé en deux akènes ovales, planes d'un côté, convexes et marquées de trois lignes de l'autre, entourées d'une bordure membraneuse.
'''Parties usitées. ''' — La racine, les tiges et les fruits, rarement les feuilles.
'''Culture, récolte. ''' — On cultive principalement l'angélique en grand aux environs de Paris, de Niort et de Nantes. On choisit un terrain substantiel, humide, à une exposition un peu chaude. Le terrain qui lui convient le mieux est un sable gras. On la sème d'abord en pépinière dans un sol très-meuble, et on recouvre légèrement la graine de terre fine, afin qu'elle ne soit pas enlevée par le vent. On peut semer en mars ou en septembre après la maturité des graines. Si le semis a été fait en mars, on le repique à la fin de l'été ou au commencement de l'automne ; s'il n'a été fait qu'en septembre, on le replante au printemps suivant. Pendant que l'angélique est en pépinière, elle ne demande que peu de soins ; il suffit de la sarcler.
On choisit pour la transplantation les plus beaux pieds de la pépinière et ayant des racines de la grosseur du petit doigt ; on laisse les plus faibles une saison de plus, afin qu'elles puissent se fortifier. Cette opération se fait par un temps humide ou pluvieux, afin de n'être pas obligé d'arroser, et dans un terrain profondément labouré et bien amendé par des engrais. Les jeunes plants sont mis en terre au plantoir à près de 2 mètres les uns des autres, afin qu'ils soient assez éloignés pour ne pas se nuire ; plus éloignés ils ne conserveraient pas assez de fraîcheur. Les plantations d'automne, favorisées par les pluies, reprennent sans autre soin que le sarclage ; celles du printemps exigent des arrosements s'il y a sécheresse. Lorsque tous les pieds d'angélique sont bien repris, la plantation dès lors est assurée, et elle peut durer plusieurs années, pourvu que l'on répande tous les ans sur le terrain des engrais abondants avant que la plante commence à faire de nouvelle pousses et que l'on pratique quatre labours ou binages. Le premier labour, qu'on fait à la fourche, a lieu au printemps, lorsque les pieds de la plante commencent à montrer leurs premières feuilles ; les autres, qui se font par intervalles dans le courant de la belle saison, peuvent être plus superficiels.
Les feuilles perdent presque toutes leurs propriétés par la dessiccation. Les fruits conservent leur saveur aromatique et leur âcreté.
'''Propriétés physiques et chimiques. ''' — L'angélique a une odeur forte, aromatique, et une saveur piquante, un peu amère. Il est facile de distinguer le lait des vaches qui s'en nourrissent.
L'analyse L’analyse a constaté dans la racine de l'huile volatile, de l'acide angélicique, de l'angélicine (résine cristallisée), une résine amorphe, une matière amère, du tannin, des rnalatesmalates, de l'acide pectique, de la gomme, de l'amidon (Ruchner''Buchner''). L'eau et l'alcool dissolvent ses principes actifs.
.[D'après Mayer et Zeuner, l'angélique renferme trois acides volatils, dont l'un serait l'acide valérianique, et résulterait de la transformation d'un autre corps.]
Par incision des tiges et du collet de la racine d'angélique faite au commencement du printemps, découle un suc gomme-résineux qui exhale une odeur fortement aromatique. Ce suc pourrait, dans certains cas, remplacer le benjoin et le musc, quoique moins énergique. On peut encore, en faisant fermenter les racines et en les distillant ensuite, en retirer une sorte d'eau-de-vie qui a, dit-on, la même odeur que la plante. Les tiges sèches sont très-riches en alcali ; elles donnent presque 10 pour 100 de potasse.
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<center>PRÉPARATIONS PHARMACEUTIQUES ET DOSES.</center>
A L'INTÉRIEUR. — Infusion des racines ou des jeunes tiges fraîches, de 10 à 30 gr. par kilogramme d'eau bouillante.
Infusion des fruits, 8 à 15 gr. par kilogramme d'eau bouillante.
Eau distillée des racines, de 30 à 100 gr., en potion.
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A L'INTÉRIEUR. — Infusion des racines ou des jeunes tiges fraîches, de 10 à 30 gr. par kilogramme d'eau bouillante.<br \>
Infusion des fruits, 8 à 15 gr. par kilogramme d'eau bouillante.<br \>
Eau distillée des racines, de 30 à 100 gr., en potion.<br \>
Eau distillée des fruits, 30 à 60 gr., en potion.
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Teinture (1 de racine sèche sur 6 d'alcool, 2 à 10 gr., en potion.)<br \>
Vin (2 sur 32 de vin), 50 à 100 gr.<br \>
Conserve (1 sur 2 de sucre), 10 à 50 gr.<br \>
Extrait (1 sur 5 d'alcool), 1 à 4 gr., en bols, pilules, etc.<br \>
Poudre, 4 à 10 gr., en bols, pilules, dans du vin ou dans un véhicule quelconque.<br \>
A L'EXTÉRIEUR. — Vinaigre d'angélique, en lotions, fomentations, frictions, etc.
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Teinture (1 de racine sèche sur 6 d'alcool, 2 à 10 gr., en potion.)
Vin (2 sur 32 Le mélange de vin)l'huile volatile et de l'angélicine constitue le ''baume d'angélique'' de Brandes et de Buchols, que l'on obtient en faisant un extrait alcoolique d'angélique, et reprenant par l'eau pure, 50 à 100 grqui laisse le baume sous forme semi-fluide et possédant une odeur agréable.
Conserve (1 sur 2 de sucre)Les confiseurs préparent, 10 à 50 gravec les jeunes tiges d'angélique, un condiment délicieux, et qui, mangé lorsqu'il est récent, peut remplacer dans beaucoup de cas tous les autres modes d'administration de cette plante.
Extrait (1 sur 5 dL'alcool)angélique entre dans l'eau de mélisse composée, 1 à k gr.dans la liqueur nommée Vespétro, en bolsla thériaque, pilulesl'eau thériacale, l'esprit carminatif de Sylvius, le baume du Commandeur, l'emplâtre Diabotanum, etc.
PoudreL'angélique, h à 10 grqui tient son nom de l'odeur aromatique, suave et musquée qu'elle répand, est tonique, excitante, stomachique, sudorifique, emménagogue.Elle est très-utile dans l'atonie générale, dans celle des organes digestifs en bolsparticulier, pilulesdans la dyspepsie, l'anorexie, les vomissements spasmodiques, les coliques flatulentes, certaines céphalalgies nerveuses, le tremblement des membres, l'hystérie, les névroses avec débilité, l'aménorrhée par atonie, la chlorose, la leucorrhée, le scorbut, les scrofules, le rachitis, les fièvres muqueuses, typhoïdes, etc. On la donne aussi avec avantage comme diaphorétique et expectorante, dans du vin ou la dernière période des bronchites aiguës, dans un véhicule quelconqueles bronchites chroniques avec atonie, pour faciliter l'expectoration et pour fortifier la muqueuse pulmonaire.
A LLes propriétés de l'EXTÉRIEURangélique, que je mets souvent à profit, sont plus prononcées dans la racine que dans les autres parties de la plante. — Vinaigre Je la substitue, ainsi que le conseillent Hildenbrand et Wauters, à la serpentaire de Virginie dans les fièvres typhoïdes et adynamiques, soit en poudre, soit en infusion, ou en teinture alcoolique, dans les potions. J'ai constaté, comme Chaumeton, les bons effets d'une boisson préparée en versant 1 litre d'eau bouillante sur 30 gr. de racine d'angéliquecoupée en tranches minces, et ajoutant à l'infusion 4 centilitres d'eau-de-vie, 1 hectogramme de sirop de vinaigre, et quelques gouttes d'huile volatile de citron. Les malades trouvent délicieux cette espèce de punch. Chaumeton administrait aussi la racine en lotionspoudre dans les mêmes cas. « Après ce que nous avons dit de l'anis, fomentationsdisent Trousseau et Pidoux, frictionsil y a peu de choses à ajouter sur l'angélique, etcsi ce n'est qu'elle a de plus que lui des propriétés toniques assez marquées qui la rendent plus recommandable dans les affections muqueuses, les fièvres catarrhales, qui laissent après elles une si profonde langueur de l'estomac et une tendance interminable à cette sécrétion blanchâtre et pultacée qui tapisse alors la muqueuse buccale, et dont la présence est tout à la fois cause et effet de cette inertie désespérante des forces digestives qui entraîne des convalescences interminables et peut être la source d'une foule de maux ultérieurs. L'infusion des jeunes tiges d'angélique rendra alors des services évidents.»
Le mélange Ces mêmes tiges confites sont très-agréables au goût, corrigent la mauvaise odeur de l'huile volatile la bouche, et facilitent la digestion. Annibal Camoux, de l'angélicine constitue le baume d'angélique Nice, qui mourut à Marseille en 1759, à l’âge de Brandes cent vingt et de Bucholsun ans et trois mois, que l'on obtient en faisant un extrait alcoolique attribuait sa longévité à la racine d'angéliquequ'il mâchait habituellement ; il faut dire aussi que ce centenaire avait été longtemps soldat, et reprenant par lqu'eau pure, qui laisse le baume sous forme semi-fluide et possédant une odeur agréable.il
Les confiseurs préparent, avec les jeunes tiges d'angélique, un condiment délicieux, et qui, mangé lorsqu'il est récent, peut remplacer dans beaucoup de cas tous les autres modes d'administration de cette plante.
L'angélique entre dans l'eau de mélisse composée, dans la liqueur nommée Vespétro, la thériaque, l'eau thériacale, l'esprit carminatif de Sylvius, le baume du Commandeur, l'emplâtre Diabotanum, etc.[71]
L'angéliquebêchait la terre, qui tient son nom de lvivait d'odeur aromatique, suave aliments grossiers et musquée qu'elle répandbuvait beaucoup de vin. L’angélique, est toniquedit Roques, excitante, stomachique, sudorifique, emménagogue. Elle est très-utile dans l'atonie générale, dans celle surtout un excellent remède pour les vieux goutteux qui digèrent péniblement et qui sont tourmentés par des organes digestifs en particulier, dans flatuosités ; pour les convalescents dont les forces sont épuisées soit par la dyspepsielongueur de la maladie, soit par l'anorexie, les vomissements spasmodiques, les coliques flatulentes, certaines céphalalgies nerveuses, le tremblement abus des membres, méthodes énervantes. Les peuples du nord de l'hystérieEurope, les névroses avec débilitéLapons surtout, font un grand usage de cette plante à titre d'aliment, de condiment et de remède. Ils l'aménorrhée par atonieemploient pour combattre les affections de poitrine, la chlorose, raucité de la leucorrhée, le scorbutvoix, les scrofules, le rachitis, les fièvres muqueuses, typhoïdes, etccoliques. On Ils la donne aussi avec avantage mâchent comme diaphorétique et expectorantedu tabac. Quelquefois ils préparent, avec les boutons des fleurs bouillis dans la dernière période des bronchites aiguësle petit-lait de renne, dans les bronchites chroniques un excellent stomachique. Les Norvégiens, dit-on, font du pain avec atonie, pour faciliter l'expectoration et pour fortifier la muqueuse pulmonaireracine.
Les propriétés de lL'angélique, que je mets souvent à profit, sont plus prononcées dans la racine que dans les autres parties de la est une planteprécieuse trop peu employée. Je J'en ai fait dans ma pratique à la substituecampagne un fréquent usage, ainsi que le conseillent Hildenbrand et Wauters, à je puis affirmer qu'elle est d'une grande ressource non-seulement pour remplacer la serpentaire de Virginie dans , mais aussi toutes les fièvres typhoïdes et adynamiquesracines aromatiques exotiques, soit en poudrele contrayerva, soit en infusionle costus d'Arabie, ou en teinture alcooliqueetc. J'associe souvent la racine d'angélique aux amers, surtout dans la composition des vins médicinaux toniques, pour les potionsaromatiser. J'ai constaté, emploie la semence comme Chaumetonstimulante et carminative. Les feuilles fraîches, les bons effets dque j'une boisson préparée ai mises en versant 1 litre d'eau bouillante sur 30 gr. de racine d'angélique coupée en tranches minces, et ajoutant usage à l'infusion 4 centilitres extérieur, sont résolutives comme celles d'eau-de-vie, 1 hectogramme de sirop de vinaigre, ache et quelques gouttes d'huile volatile de citronpersil. Les malades trouvent délicieux « Si cette espèce de punch. Chaumeton administrait plante, dit Bodart, avait le mérite d’être étrangère, elle serait aussi la racine en poudre dans les mêmes cas. « Après ce précieuse pour nous que nous avons dit de le ginseng l'anis, disent Trousseau et Pidoux, il y a peu est chez les Chinois ; elle se vendrait au poids de choses à ajouter sur l'angéliqueor. » — « Nous voyons avec peine, dit Roques, si ce n'est qu'elle a de plus que lui des propriétés toniques assez marquées qui la rendent plus recommandable dans les affedions muqueuses, les fièvres catarrhales, qui laissent après elles une plante si profonde langueur active et si riche en propriétés soit si peu usitée de lnos jours, tandis qu'estomac et une tendance interminable à cette sécrétion blanchâtre et pultacée qui tapisse alors la muqueuse buccaleon adopte avec enthousiasme quelques remèdes exotiques, et dont la présence est tout à nouveauté, la fois cause et effet de cette inertie désespérante des forces digestives qui entraîne des convalescences interminables et peut être rareté, la source d'une foule de maux ultérieurs. L'infusion des jeunes tiges d'angélique rendra alors des services évidentscherté font seules tout le mérite. »
Ces mêmes tiges confites sont très-agréables au goût, corrigent la mauvaise odeur de la bouche, et facilitent la digestion. Annibal Camoux, de Nice, qui mourut à Marseille en 1759, à l'âge de cent vingt et un. ans et trois mois, attribuait sa longévité à la racine d'angélique qu'il mâchait habituellement; il faut dire aussi que ce centenaire avait été longtemps soldat, qu'il
== Angélique des bois ==
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bêchait la terre, vivait dNom accepté : 'aliments grossiers et buvait beaucoup de vin. L'angélique, dit Roques, est surtout un excellent remède pour les vieux goutteux qui digèrent péniblement et qui sont tourmentés par des flatuosités; pour les convalescents dont les forces sont épuisées soit par la longueur de la maladie, soit par l[[Angelica sylvestris]]'abus des méthodes énervantes. Les peuples du nord de l'Europe, les Lapons surtout, font un grand usage de cette plante à titre d'aliment, de condiment et de remède. Ils l'emploient pour combattre les affections de poitrine, la raucité de la voix, les coliques. Ils la mâchent comme du tabac. Quelquefois ils préparent, avec les boutons des fleurs bouillis dans le petit-lait de renne, un excellent stomachique. Les Norvégiens, dit-on, font du pain avec la racine.
L'angélique est une plante précieuse trop peu employée''ANGÉLIQUE SAUVAGE OU DES BOIS''' (''Angelica sylvestris''). J'en ai fait — Plante commune dans ma pratique à la campagne les bois et les prairies un fréquent usagepeu humides, et je puis affirmer qu'elle est d'une grande ressource non-seulement pour remplacer la serpentaire de Virginieombragées, mais aussi toutes sur les racines aromatiques exotiquesbords des fossés et des ruisseaux, le contrayerva, le costus d'Arabie, etc. J'associe souvent qui diffère de la racine d'angélique aux amers, surtout dans la composition précédente par des vins médicinaux toniquesproportions moindres, pour les aromatiser. J'emploie la semence comme stimulante par sa tige moins rameuse et carminative. Les moins grosse, ses feuilles fraîchesplus petites, que j'ai mises en usage à l'extérieur, sont résolutives comme celles d'ache sa racine moins épaisse et de persilplus blanche. « Si cette planteSes ombelles, dit Bodartde 25-30 rayons, avait le mérite sont très-amples ; ses feuilles sont blanches (juillet-septembre). Ses propriétés sont loin d'être étrangère, elle serait aussi précieuse pour nous que le ginseng l'est chez les Chinois; elle se vendrait au poids égaler celles de l'orangélique-archangélique. » — « Nous voyons avec peineOn emploie la racine, dit Roquesen Suède, qu'une plante si active comme antihistérique et si riche antiépileptique, à la dose de 4 gr. en propriétés soit si peu usitée poudre dans un verre de vin blanc le malin à jeun. On se sert aussi de nos jours, tandis qu'on adopte avec enthousiasme quelques remèdes exotiques, dont la nouveauté, la rareté, la cherté font seules tout le méritegraine pulvérisée pour détruire les poux. »
ANGÉLIQUE SAUVAGE OU DES BOIS (Angelica sylvestris)La culture de cette plante, dit Willich, devrait être encouragée. — Plante commune dans les bois Les tanneurs et les prairies un peu humides, ombragées, sur les bords mégissiers lui ont reconnu des fossés et des ruisseaux, qui diffère de la précédente par des proportions moindres, par sa tige moins rameuse et moins grosse, ses feuilles plus petites, sa racine moins épaisse et plus blanche. Ses ombelles, de 25-30 rayons, sont très-amples; ses feuilles sont blanches (juillet-septembre). Ses propriétés sont loin d'égaler analogues à celles de l'angélique-archangéliqueécorce de chêne. On emploie la racineLes herboristes substituent quelquefois, en Suède, comme antihistérique et antiépileptiquesans scrupule, l’angélique sauvage à la dose de l'angélique officinale ; celle-4 gr. en poudre dans un verre de vin blanc le malin à jeun. On se sert aussi de la graine pulvérisée pour détruire les pouxci est beaucoup plus odorante.
La culture de cette plante, dit Willich, devrait être encouragée. Les tanneurs et les mégissiers lui ont reconnu des propriétés analogues à celles de l'écorce de chêne. Les herboristes substituent quelquefois, sans scrupule, l'angélique sauvage à l'angélique officinale; celle-ci est beaucoup plus odorante.
[[Catégorie:Cazin 1868]]