Senna italica (PROTA)

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Senna italica Mill.


Protologue: Gard. dict. ed. 8: Senna n. 2 (1768).
Famille: Caesalpiniaceae (Leguminosae - Caesalpinioideae)
Nombre de chromosomes: n = 7, 14

Synonymes

  • Cassia italica (Mill.) Spreng. (1800),
  • Cassia obovata Collad. (1816).

Noms vernaculaires

  • Séné du Sénégal (Fr).
  • Senegal senna, Italian senna, Tripoli senna, Port Royal senna, Jamaica senna, Aleppo senna, eland’s pea, wild senna, dog senna (En).
  • Sene (Po).

Origine et répartition géographique

Senna italica est originaire de nombreux pays africains, depuis le Cap-Vert jusqu’en Somalie, et vers le sud jusqu’en Afrique du Sud. Au Bénin, on ne le connaît qu’à l’état cultivé. Il est également indigène en Asie, depuis le Proche-Orient jusqu’au Sri Lanka, en passant par l’Irak, l’Iran, le Pakistan et l’Inde, et il a été introduit et s’est naturalisé aux Caraïbes et au Vénézuela.

Usages

Sur toute son aire de répartition, les feuilles, les gousses et les graines mûres de Senna italica s’utilisent pour leurs vertus purgatives. Elles se prennent le plus souvent en décoction ou en macération, pour soigner les maux d’estomac, la fièvre, la jaunisse, les maladies vénériennes et les crises bilieuses, ainsi que comme abortif et contre les vers intestinaux. Les feuilles, fraîches ou séchées et pulvérisées, s’emploient en pansement pour les problèmes de peau, comme les brûlures et les ulcères. La tisane de fleurs sert de purgatif et à déclencher l’accouchement. La macération de racines se prend pour soigner les coliques et la grippe, et les racines bouillies s’emploient en pansement sur les plaies. L’infusion de racine sert en collyre pour soulager les yeux douloureux. Les racines sont aussi un ingrédient de remèdes contre l’indigestion, les problèmes hépatiques, les troubles de la rate, la nausée, les vomissements et la dysménorrhée. Au Malawi, l’infusion de racine est donnée aux nourrissons pour soigner la diarrhée.

La valeur de Senna italica comme plante pâturable ne fait pas l’unanimité. En Afrique de l’Est, il semble que la plupart des animaux domestiques en consomment, tandis qu’en Afrique de l’Ouest, le bétail semble l’éviter. En dépit des effets purgatifs des graines mûres, les jeunes graines se consomment comme amuse-gueule ou comme légume dans la région du Sahel. On fume les graines en Mauritanie. Vendues sous l’appellation “henné neutre” ou “henné blond”, les feuilles servent de revitalisant capillaire, pour rendre les cheveux brillants. Elles peuvent leur conférer une teinte jaunâtre, plutôt que rougeâtre.

Production et commerce international

Tant les feuilles que les gousses séchées de Senna italica sont vendues localement comme purgatif. La poudre de feuilles séchées destinée à un emploi comme revitalisant capillaire est aujourd’hui commercialisée à l’échelle internationale. Ce produit vient soit du Soudan, soit d’Egypte ou d’Inde.

Propriétés

Des feuilles et gousses de Senna italica ont été isolés plusieurs anthraquinones, qui sont responsables de l’effet purgatif : l’aloémodine, le chrysophanol, la rhéine, des sennosides et leurs aglucones sennidines. Le chrysophanol est aussi le principe actif du “henné neutre”. La teneur des feuilles en anthraquinones est de 1,1%–3,8% du poids sec. Les gousses ont une teneur en anthraquinones inférieure à celle des feuilles. Les feuilles contiennent en outre des flavonoïdes (quercétine, kaempférol et apigénine) et des stéroïdes (stigmastérol, α-amyrine et β-sitostérol).

L’extrait à l’éthanol de la plante entière a des propriétés anti-inflammatoires et antipyrétiques. Le 1,5-dihydroxy-3-méthoxy-7-méthylanthraquinone, isolé à partir de Senna italica, a montré une activité contre plusieurs bactéries gram-positives et gram-négatives, ainsi qu’une activité anticarcinogène in vitro.

Des analyses de toxicité menées sur des chèvres et des lapins nourris avec du feuillage ont donné des résultats négatifs. Des rats et des poussins dont l’alimentation se composait de 10% de graines ont présenté des symptômes de toxicité, mais il n’y a pas eu de mortalité pendant les 6 semaines qu’a duré l’essai. Une alimentation composée de 2% de graines a stimulé la croissance des poussins. Les graines produisent une gomme soluble dans l’eau (environ 20% de la matière sèche), principalement composée de D-galactose et de D-mannose.

Falsifications et succédanés

Les hétérosides anthraquinoniques, y compris les sennosides, sont également présents chez d’autres espèces de Senna, de Cassia et d’Aloe et ils s’utilisent aussi pour leurs vertus laxatives et purgatives. Senna italica est apprécié comme succédané de Senna alexandrina Mill., mais il est considéré inférieur.

Description

Plante herbacée ou petit arbuste caducifolié atteignant 60 cm de haut, souvent à tiges prostrées. Feuilles disposées en spirale, composées paripennées à 4–6 paires de folioles ; stipules étroitement triangulaires à ovales-triangulaires, de 3–9 mm de long, défléchis au début, plus ou moins persistantes ; pétiole de 1,5–2,5 cm de long ; folioles oblongues-obovales ou étroitement elliptiques à elliptiques, de 1–6,5 mm × 0,5–1,5 cm, base cunéiforme, inégale, apex arrondi à obtus, brièvement poilues sur les deux faces. Inflorescence : grappe axillaire, érigée, de 2–25 cm de long, possédant jusqu’à 20 fleurs ; bractées rhombiques à ovales, à courte pointe, atteignant 5 mm de long. Fleurs bisexuées, zygomorphes, 5-mères ; sépales inégaux, oblongs-elliptiques, atteignant 1 cm de long, obtus à l’apex ; pétales obovales, atteignant 13 mm de long, jaunes ; étamines 10, les 2 du bas étant les plus grosses, 5 de taille moyenne, 3 courtes et stériles ; ovaire supère, à courts poils raides, style atteignant 6 mm de long. Fruit : gousse aplatie et oblongue de 2,5–6 cm × 1,5–2 cm, avec un rebord parcourant le long du milieu de chaque valve, le sommet recourbé vers le haut, déhiscente par 2 valves, contenant de nombreuses graines. Graines oblongues-ovales, comprimées, de 6–7,5 mm × 1,5–2,5 mm, pourvues d’une petite aréole sur chaque face.

Autres données botaniques

Jusqu’au début des années 1980, le genre Cassia était considéré comme un très vaste genre comptant environ 550 espèces ; par la suite il a été subdivisé en 3 genres : Cassia s.s. comportant une trentaine d’espèces, Chamaecrista comportant environ 250 espèces et Senna avec environ 270 espèces. Senna ressemble beaucoup à Cassia, mais il s’en distingue par la possession de 3 étamines adaxiales, courtes et droites, et des pédicelles dépourvus de bractéoles.

Chez Senna italica, on distingue 3 sous-espèces sur la base de la taille de l’inflorescence et de la longueur du pétiole. Subsp. italica se trouve en Afrique de l’Ouest, en Afrique du Nord, au Soudan, dans la Corne de l’Afrique et du Yémen au nord-ouest de l’Inde. Cette sous-espèce s’est naturalisée dans certaines régions d’Amérique du Sud. Subsp. micrantha (Brenan) Lock est présent depuis le sud de l’Ethiopie et la Somalie jusqu’en Namibie, au Botswana, au Zimbabwe et au Mozambique. On trouve également cette sous-espèce dans une grande partie de l’Inde. Subsp. arachoides (Burch.) Lock est limitée à la Namibie, au Botswana et à l’Afrique du Sud.

Senna truncata

Senna truncata (Brenan) Lock, qu’on ne trouve qu’en Ethiopie et en Somalie, s’utilise comme purgatif, soit en consommant les graines, soit en buvant l’infusion de feuilles. Comme chez Senna italica, ses gousses possèdent un rebord, mais les gousses sont courbées et ses feuilles ont des poils étalés et non apprimés.

On fait régulièrement la confusion entre Senna italica et Senna alexandrina, mais leurs feuilles et leurs gousses sont faciles à distinguer, la première espèce ayant des folioles plus larges et des gousses dépourvues de rebord.

Croissance et développement

Des essais ont été menés lors desquels la croissance de Senna italica a été renforcée par l’inoculation d’un mélange d’inoculum à mycorhize arbusculaire vésiculaire (VAM). Il ne produit pas de nodules racinaires. La floraison a lieu généralement pendant la saison des pluies, mais dans des conditions humides les fleurs apparaissent toute l’année.

Ecologie

Senna italica est présent dans les savanes herbeuses des régions sèches d’Afrique tropicale, depuis le niveau de la mer jusqu’à 1850 m d’altitude. On le trouve souvent près des cours d’eau et dans les milieux perturbés comme les bords de routes et les terrains vagues.

Multiplication et plantation

Senna italica se multiplie facilement par graines. Un traitement des graines par trempage pendant une nuit ou par abrasion au sable améliore la germination. On recommande le semis en poquets, à raison de 5 graines par poquet, espacés de 75 cm sur et entre les lignes, suivi d’un éclaircissage à 3 plantes par poquet.

Gestion

Les pratiques culturales pour Senna italica visent à obtenir des rendements élevés en feuilles, associés à une forte teneur en sennosides. On évite la production de fruits, dont la teneur en sennosides est faible. Un désherbage est nécessaire une ou deux fois en début de culture. Vingt jours après le semis, une taille de la tige principale à 20 cm favorise la formation des branches. Au Burkina Faso, on s’est aperçu que l’épandage d’engrais minéraux n’était pas économique. Une application en surface de fumier de ferme après chaque récolte a augmenté considérablement les rendements en feuilles et en sennosides. Au cours de la deuxième année, un seul désherbage doit être effectué tôt dans la saison. La durée économique de la culture est de 3 ans au maximum. Elle peut être rajeunie par régénération naturelle.

Maladies et ravageurs

Senna italica est un hôte du nématode des lésions racinaires (Pratylenchus penetrans). En culture pérenne, d’importants dégâts causés par les termites ont été observés.

Récolte

Senna italica doit être récolté tôt le matin, car la teneur en sennosides chute en cours de journée. La coupe de rameaux est une méthode recommandée à la première récolte, mais on peut également dépouiller les branches de leurs feuilles. L’effeuillage des folioles demande plus de travail que la coupe, mais il est compensé par une économie de main-d’œuvre pendant la transformation. La coupe doit se faire à environ 20 cm pour permettre une bonne repousse. Les rendements en feuilles sont moins importants avec une coupe plus haute, mais on a une meilleure repousse et des rendements plus élevés lors des récoltes suivantes. La première récolte peut se faire l’année de l’établissement de la culture, vers la fin de la saison des pluies. Les années suivantes, on peut faire 2–3 récoltes par an.

Rendement

Les rendements les plus élevés en folioles de Senna italica au Burkina Faso ont été obtenus l’année suivant l’établissement, à raison de 1300 kg/ha lors de la première coupe et 940 kg/ha lors de la deuxième coupe.

Traitement après récolte

Si ce sont des rameaux entiers de Senna italica que l’on récolte, on les fait sécher tels quels quand il s’agit de la première coupe, afin d’obtenir la teneur maximale en sennosides. Dans les coupes suivantes, les folioles sont enlevées avant séchage. Il faut les faire sécher à l’ombre, à des températures de 20–40°C. Une fois séchées, on les tasse en ballots compressés d’environ 200 kg.

Ressources génétiques

Quelques collections de Senna italica sont détenues dans des banques de gènes en Israël, au Royaume-Uni et en Namibie. L’espèce est répandue et commune et elle n’est donc pas menacée d’érosion génétique. Il pourra être utile toutefois d’en collecter des sélections locales quand on en trouve.

Sélection

Senna italica n’a pas fait l’objet de sélection ou d’amélioration génétique, mais étant donné l’ampleur de la variation, cela pourrait être utile lorsqu’une production commerciale est envisagée.

Perspectives

Senna italica a peu de chance de retrouver sa position sur le marché international, qui lui a été ravie par Senna alexandrina. Mais il reste tout de même prometteur pour une production de laxatifs légers destinés au marché intérieur des régions semi-arides. La variation de Senna italica en usages médicinaux, en toxicité et en teneur en principes actifs n’est pas claire. Il pourrait aider de relier cette variation aux sous-espèces, aux stades de croissance et à des facteurs climatiques et édaphiques pour parvenir à une meilleure compréhension et une utilisation plus rationnelle. La plus grande prudence s’impose lorsque l’on veut adopter les usages médicinaux de Senna italica avec des échantillons provenant d’ailleurs.

Références principales

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Sources de l'illustration

  • Serrato Valenti, G., 1971. Adumbratio florae Aethiopicae 22. Caesalpiniaceae - gen. Cassia. Webbia 26(1): 1–99.

Auteur(s)

  • J.M. Okeyo, TSBF-CIAT, World Agroforestry Centre (ICRAF), P.O. Box 30677, Gigiri, Nairobi, Kenya
  • C.H. Bosch, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Okeyo, J.M. & Bosch, C.H., 2007. Senna italica Mill. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 4 septembre 2018.


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