Laccosperma secundiflorum (PROTA)

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Laccosperma secundiflorum (P.Beauv.) Küntze


Protologue: Rev. Gen. Pl. 2: 729 (1891).
Famille: Arecaceae (Palmae)

Synonymes

  • Calamus secundiflorus P.Beauv. (1805),
  • Ancistrophyllum secundiflorum (P.Beauv.) H.Wendl. (1878).

Noms vernaculaires

  • Palmier-asperge (Fr).
  • Large rattan, African climbing palm, African rattan palm (En).
  • Likaw (Sw).

Origine et répartition géographique

Laccosperma secundiflorum est largement réparti en Afrique tropicale, du Sénégal jusqu’en R.D. du Congo.

Usages

Les tiges entières sont principalement utilisées pour les structures en ébénisterie, mais également pour des fixations et pour les cannes de marche, les paniers, les pièges à poissons, les ponts suspendus et les baguettes de tambour. Les tiges plus fines sont utilisées comme cordes. Les tiges divisées dont la moelle a été enlevée par raclage sont utilisées pour la vannerie, pour les pièges à poissons et comme matériau de ligature. En Côte d’Ivoire, les tiges fendues sont utilisées pour fabriquer des tambours traditionnels, en fixant la peau de chèvre sur une structure en bois. Parmi les usages potentiels de la tige, on mentionnera la production de panneaux de particules et de briquettes à partir des déchets d’ébénisterie. Les feuilles ont été utilisées comme matériau de couverture des toits en Sierra Leone, au Ghana et au Nigeria.

Le bourgeon apical (cœur de palmier) est consommé, parfois même cru. Les jeunes pousses sont consommées cuites et frites comme légume. La moelle tendre des jeunes pousses est également consommée. Le jus de la tige est potable.

En Côte d’Ivoire, les femmes consomment le bourgeon apical cuit avec les feuilles de Caesalpinia bonduc (L.) Roxb. pour traiter les maux d’estomac entraînant la stérilité. La moelle tendre des jeunes pousses et une tisane faite de jeunes pousses sont utilisées contre les vers. Au Cameroun, on prend une infusion de feuilles contre les maux d’estomac et la dysménorrhée, les jeunes pousses sont un remède contre la fièvre et la dysenterie et le jus est un vermifuge. Au Cameroun et au Congo, on applique sur les dermatoses une préparation contenant de la tige fraîche.

Production et commerce international

Laccosperma secundiflorum est important comme activité de subsistance mais aussi pour son utilisation commerciale. Son unité de vente est la “botte”. Une botte de Laccosperma secundiflorum représente vingt tiges, chaque tige faisant 3–4 m de long. Le commerce à l’échelle internationale du rotin remonte aux années 1920, lorsque le Ghana fournissait une proportion significative du marché du Royaume-Uni. Quelques cannes brutes ont été récemment exportées du Ghana et du Nigeria en Corée. Actuellement, le commerce mondial du rotin est fort d’environ US$ 6,5 milliards par an, mais le marché international est dominé par les pays d’Asie du Sud-Est.

Propriétés

La tige est brun rougeâtre et de poids léger à moyen avec une densité de 400–600 kg/m³ lorsque anhydre. Elle est appréciée de par sa résistance, sa durabilité, sa capacité de cintrage et sa valeur esthétique. A 12% d’humidité, des tiges du Nigeria avaient un module de rupture de 91 N/mm² et un module d’élasticité de 11 100 N/mm². On voit souvent des craquelures sur la surface de la tige. Ces craquelures, qui sont des zones d’amorce de défaut structurel, sont attribuées aux différentes vitesses de séchage du centre et des parties extérieures. Par ailleurs, la rétraction et le gonflement radial sont plus élevés que la rétraction et le gonflement longitudinal, ce qui peut provoquer des tensions au sein des cannes conduisant à des craquelures et au gauchissement.

Les tiges sont sensibles à des variations de la coloration par les champignons, alors que des coléoptères peuvent faire des trous. Les champignons du bleuissement sont la cause la plus fréquente de coloration. On estime qu’environ 20% des cannes récoltées se colorent si elles ne sont pas traitées. Une invasion fongique peut survenir dans la journée suivant la coupe. On peut lutter contre la coloration par pulvérisation ou trempage dans une solution de produits de conservation, mais le traitement prophylactique nécessaire est rarement appliqué en moins de 24 heures en raison des difficultés posées par le déroulement de la récolte, le stockage et le transport. Grâce à une promotion intense, l’ébénisterie de différentes couleurs est devenue à la mode. Cependant, un matériau lourdement teinté ne peut être utilisé pour l’ébénisterie, sa résistance au cintrage étant réduite ; il est souvent utilisé pour les paniers et d’autres produits périssables, ou même comme combustible. Des perches peuvent également être décolorées par des moisissures de surface si elles sont transportées ou conservées dans des conditions humides. A la différence des taches bleues, cette variation de la coloration est uniquement superficielle et peut être effacée. Néanmoins, la brillance de la surface est réduite. A des taux d’humidité dépassant 20%, des moisissures peuvent également attaquer la tige. De telles infections sont souvent remarquées à un stade avancé uniquement, lorsque les corps fructifères apparaissent, et elles peuvent provoquer une importante dégradation structurelle du rotin en service.

Des échantillons de tiges du Nigeria séchés à l’air ont été répertoriés comme contenant par 100 g : eau 15,8 g, énergie 1359 kJ (325 kcal), protéines 2,9 g, lipides 0,8 g, glucides 79,4 g, cendres 1,0 g, Ca 212 mg et P 35 mg.

Falsifications et succédanés

Les tiges de Laccosperma robustum (Burret) J.Dransf. ont grossièrement les mêmes propriétés que celles de Laccosperma secundiflorum, et peuvent être utilisées aux mêmes fins. Au Ghana, des bambous de petit diamètre sont parfois utilisés pour fabriquer des structures de meubles en rotin.

Description

  • Palmier rotin de taille moyenne à vigoureuse, à tiges multiples ; tige de 25–50 m de long, de 20–25 mm de diamètre sans les gaines foliaires, de 30–35 mm de diamètre avec les gaines, entrenœuds de 10–50 cm de long.
  • Feuilles robustes, composées pennées, atteignant 3,5(–5) m de long ; gaine vert foncé, armée de fortes épines pointues, brunes à verdâtres ; ochréa de 25–35 cm de long et souvent déchiré sur les bords, armé comme la gaine ; pétiole de 20–60 cm de long, arrondi abaxialement, concave adaxialement, armé d’épines coiffées de noir atteignant 18 mm de long ; rachis atteignant 1,5 m de long, armé comme le pétiole, prolongé distalement en cirrus atteignant 2 m de long, armé au-dessous d’épines à pointes noires et portant des paires d’acanthophylles (folioles modifiées en crochets réfléchis) atteignant 4 cm de long ; folioles jusqu’à 50 de chaque côté du rachis, allongées, souvent sigmoïdes mais parfois linéaires à lancéolées, composées de 2–4 replis, de 35–45(–60) cm × 2–8 cm, finement acuminées à l’apex, vert foncé, bord armé d’épines à pointes noires de 1–2 mm de long.
  • Inflorescence axillaire, grande, agrégée, ramifiée à 2 niveaux ; ramifications du rachis de 25–30 cm de long, perpendiculaires à l’axe principal ; rachilles de 15–20 cm de long, retombantes ; pédoncule de 15–20 cm de long.
  • Fleurs bisexuées, par 2(–3), blanc verdâtre ; calice à base ressemblant à un pédoncule, d’environ 8 mm de long, à 3 lobes triangulaires d’environ 4,5 mm de long ; corolle d’environ 9 mm de long, tubuleuse à la base, à 3 lobes valvés ; étamines 6 ; gynécée à 3 carpelles.
  • Fruit ovoïde, atteignant 2 cm × 1,5 cm, à 18–22 rangs verticaux d’écailles, rougeâtre.
  • Graines ovoïdes, de 10–12 mm × 8–12 mm × 5–7 mm, souvent aplaties d’un côté.

Autres données botaniques

Le genre Laccosperma comprend 6 espèces et est limité à l’Afrique. Même si, pour la plupart, les espèces peuvent être facilement distinguées en utilisant les caractères végétatifs, différentes espèces peuvent porter des noms vernaculaires similaires. En conséquence, les erreurs d’identification sont fréquentes.

Laccosperma acutiflorum (Becc.) J.Dransf. (synonyme : Ancistrophyllum acutiflorum Becc.) est un rotin vigoureux à tiges atteignant 70 m de long et 35–60 mm de diamètre (45–80 mm avec les gaines), réparti de la Sierra Leone au Gabon et à la R.D. du Congo. On signale que sa tige est de très mauvaise qualité et pour cette raison il est seulement utilisé de manière occasionnelle.

Laccosperma laeve (G.Mann & H.Wendl.) H.Wendl. (synonyme : Calamus laevis G.Mann & H.Wendl.) est un rotin de sous-étage à tiges de 10–13 m de long et atteignant 16 mm de diamètre (jusqu’à 20 mm avec les gaines), folioles à bords inermes, et graines en forme de grain de café, réparti du Liberia à Cabinda (Angola). Il est parfois utilisé pour la vannerie ou le tressage, et au Gabon les tiges écrasées sont tissées en cordes. La racine grillée est consommée pour améliorer la virilité.

Laccosperma opacum (G.Mann & H.Wendl.) Drude (synonyme : Ancistrophyllum opacum (G.Mann & H.Wendl.) Drude) est un rotin de sous-étage à tiges de 10–15 m de long et atteignant 15 mm de diamètre (20 mm avec les gaines), à fruits globuleux et graines verruqueuses. Il est présent depuis le Liberia jusqu’à l’est de la R.D. du Congo et peut-être en Ouganda. Au Ghana, la tige fendue est parfois utilisée pour faire des paniers, et les feuilles sont utilisées pour la couverture des toits. Le jus des tiges coupées est bu et le cœur de palmier grillé est consommé. Au Cameroun, on utilise la décoction de tiges pour traiter la toux, les rhumatismes et les fractures.

Laccosperma robustum (Burret) J.Dransf. (synonyme : Ancistrophyllum robustum Burret) est un rotin vigoureux à tiges de 30–45 m de long et 30–50 mm de diamètre (45–60 mm avec les gaines), et à folioles retombantes. Il est présent du Nigeria à l’est de la R.D. du Congo et à Cabinda (Angola). La tige entière sert pour faire des structures en ébénisterie, et les tiges fendues sont utilisées pour de la vannerie grossière. Il est hautement apprécié et très commercialisé.

Anatomie

La coupe transversale de la tige montre trois zones distinctes : épiderme, cortex et cylindre central. L’épiderme est constitué d’une seule couche de cellules pratiquement carrées à longueur radiale de 11,6–19 μm et largeur de 8,7–14,5 μm. Le cortex est constitué de bandes de fibres (faisceaux vasculaires rudimentaires) enveloppées dans des cellules parenchymateuses, formant un anneau autour du cylindre central. Le cortex fait 80–823 μm de large, et il contient des cellules parenchymateuses rondes, ovales et parfois radialement allongées, de tailles variables ; des espaces intercellulaires sont présents. Il y a deux rangs de fibres juste au-dessous de l’épiderme. Le cylindre central est composé de faisceaux vasculaires enveloppés dans du parenchyme primaire. Les faisceaux vasculaires périphériques sont plutôt grands et disposés en mosaïque ; les faisceaux intérieurs sont plus petits et répartis de manière diffuse. Les faisceaux vasculaires sont constitués de tissu conducteur (xylème et phloème), entouré par une gaine de fibres et du parenchyme. Un faisceau vasculaire complet contient un vaisseau de métaxylème d’un diamètre de 175–375 μm, le protoxylème est constitué d’un groupe de 1–6 vaisseaux, et le phloème se trouve dans une seule zone avec un groupe de 4–10 tubes criblés. La gaine de fibres autour est plus étendue dans les faisceaux vasculaires périphériques que dans les faisceaux vasculaires intérieurs, qui sont en fer-à-cheval en coupe transversale. Les cellules de fibre font 0,4–6,7 mm de long et 7,3–43,5 μm de large, avec un lumen de 0,3–26 μm de large et une épaisseur de la paroi des cellules de 2,9–37,7 μm. Le parenchyme primaire, rond à ovale et parfois allongé radialement (rectangulaire) est disposé selon un maillage.

Croissance et développement

Laccosperma secundiflorum pousse rapidement. Au Cameroun, on a enregistré une croissance en longueur annuelle d’environ 2,8 m pour des plants de semis plantés sous des hévéas trop vieux. La floraison est prédominante pendant la saison des pluies, et la fructification pendant la saison sèche. Laccosperma secundiflorum est hapaxanthique, ce qui veut dire que les tiges individuelles meurent après la floraison. Les graines sont disséminées surtout par les oiseaux (en particulier les calaos). Cependant, des primates, principalement des drills et des mandrills (deux espèces de primates vivant en forêt et apparentées aux babouins), des chimpanzés et des gorilles, sont également d’importants acteurs de la dissémination, tout comme les éléphants. La prédation par les rongeurs est responsable d’une dissémination supplémentaire.

Ecologie

Laccosperma secundiflorum est présent jusqu’à 1050 m d’altitude en futaie, rarement en forêt secondaire. Il est particulièrement abondant dans les endroits inondés en saison et les zones marécageuses. Il pousse bien sur des sols saturés d’eau peu drainés dans des régions où la pluviométrie annuelle moyenne est au-dessous de 1600 mm. Toutefois, dans des régions où la pluviométrie annuelle moyenne est supérieure à 1750 mm, il préfère les emplacements bien drainés. L’espèce préfère les trouées dans les futaies denses, et tire avantage d’une forêt perturbée. Le rhizome est facilement tué par le feu et il ne se régénérera pas dans des régions ayant brûlé plusieurs fois dans le passé.

Multiplication et plantation

Laccosperma secundiflorum peut se multiplier par graines ou de manière végétative par rhizomes ou drageons. La multiplication par graines est plus fréquente car il est difficile de récolter de grandes quantités de drageons ou de rhizomes en raison de leur volume. Cependant, la germination des graines est lente et leur mortalité élevée. Lors d’essais au Cameroun, la levée a pris jusqu’à 100 jours, avec un taux de germination de seulement 19%. Ceci peut être dû au tégument relativement robuste des graines, qui empêche l’imbibition, provoquant une dormance qui peut reporter la germination de 9–12 mois. Lors d’essais au Cameroun, le délai moyen entre la plantation et l’apparition des pousses était de 74 jours pour des drageons et de 84 jours pour des rhizomes. Au cours d’essais en Côte d’Ivoire, les drageons ont donné des pousses 35–56 jours après la plantation, mais aucune pousse ne s’est formée à partir des rhizomes.

La multiplication in vitro utilisant des explants du bourgeon axillaire et du méristème apical s’est avérée possible, mais pour une multiplication en masse la fiabilité et l’efficacité du protocole doivent être améliorées.

Gestion

Laccosperma secundiflorum est récolté exclusivement dans la nature. Habituellement, la coupe de toutes les tiges dans une touffe empêche les juvéniles de pousser avec succès, leur survie dépendant des tiges matures du milieu de la touffe. Pour garantir la durabilité, seules les tiges matures doivent être récoltées et une lumière adéquate doit être disponible pour les juvéniles pour assurer une régénération vigoureuse. Là où un certain niveau de gestion des Laccosperma secundiflorum sauvages est mis en œuvre, les tiges coupées sont presque totalement enlevées pour permettre une pénétration adéquate de la lumière pour la régénération de la touffe. La même touffe peut alors être récoltée à nouveau 3–5 ans plus tard. Quelques touffes sont connues pour avoir été récoltées plus de 4 fois.

Dans des essais à la ferme au Ghana, au Nigeria et au Cameroun, une forte mortalité post-plantation a été répertoriée, ce qui est attribué à la négligence et à la prédation par les rongeurs. Cependant, les vitesses de croissance répertoriées dans des plantations établies en Afrique de l’Ouest étaient encourageantes, ce qui indique que, une fois passée la phase d’établissement, Laccosperma secundiflorum peut être cultivé selon des cycles de récolte relativement courts.

Maladies et ravageurs

Laccosperma secundiflorum est sensible aux attaques de champignons et d’insectes à cause de sa forte teneur en amidon. Des défauts résultant de ces attaques peuvent provoquer des pertes importantes.

Récolte

Les cueilleurs tendent à couper seulement les cannes matures de chaque touffe de rotin ; les jeunes tiges sont souvent laissées et peuvent être récoltées au cours d’une visite ultérieure. Les tiges sélectionnées sont celles sans feuilles inférieures, et souvent seuls les 6 m inférieurs (2 unités de longueur de canne) sont récoltés. En effet, les nœuds vivants sont un obstacle considérable lorsque la canne est fendue. En conséquence, les 30 m de chaque tige mature sont laissés dans la canopée, et les touffes de rotin précédemment récoltées sont souvent marquées par la présence de nombreuses tiges sèches dans la canopée. Le principal inconvénient de ce type de récolte est que, avec les parties supérieures des tiges coupées restant sur place, peu de lumière pénètre dans la touffe. Ceci signifie souvent que le rhizome ne se régénère pas, et la touffe meurt fréquemment. Quelques communautés pratiquent une récolte améliorée, principalement afin d’encourager la régénération après récolte. Dans ce cas, la plus grande partie des tiges coupées est éliminée de la canopée pour permettre à une lumière suffisante d’atteindre le rhizome. La récolte de rotin est souvent une activité déplaisante et dangereuse, car les branches mortes tombent de la canopée, et les fourmis et guêpes sont également dérangées.

Rendement

Laccosperma secundiflorum et d’autres rotins sont largement disséminés et pour cette raison aucune donnée fiable sur le rendement par unité de forêt n’est disponible.

Traitement après récolte

Les cannes fraichement récoltées doivent être traitées rapidement après la récolte, avant leur transport ou leur utilisation, pour réduire leur poids et leur sensibilité aux attaques par les champignons et les insectes. Après la récolte, les tiges sont disposées en fagots et portées sur la tête jusqu’aux villages locaux. Porter ces lourds fagots depuis des endroits éloignés au cœur de la forêt représente un travail éprouvant. Ensuite, le séchage est entrepris à l’air libre avec peu de traitement de conservation, voire aucun. D’autres traitements post-récolte, y compris le traitement à l’huile bouillante, le blanchiment, le déglaçage pour éliminer l’épiderme silicifié et la fumigation, sont nécessaires pour éviter les défauts et augmenter les perspectives de transformation et la valeur marchande.

Ressources génétiques

Laccosperma secundiflorum a une répartition large et n’est pas considéré comme menacé d’après les critères de l’UICN. Cependant, la demande en cannes a augmenté au fil des ans, et il existe maintenant une menace pour les peuplements facilement accessibles.

Perspectives

La demande pour Laccosperma secundiflorum augmente et, dans de nombreuses parties d’Afrique, une quantité bien plus importante qu’il y a cinq ou dix ans est traitée aujourd’hui. L’augmentation de la demande a conduit à un déclin significatif des réserves sauvages et à une rareté locale considérable, particulièrement aux alentours des centres urbains. Bien que l’établissement de systèmes de culture pour l’espèce semble utile pour l’industrie artisanale du rotin en Afrique, les agriculteurs semblent peu enclins à les adopter, principalement en raison des problèmes de tenure des terres ainsi que de l’abondance relative des rotins dans la nature.

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Sources de l'illustration

  • Sunderland, T.C.H., 2001. The taxonomy, ecology and utilisation of African rattans (Palmae: Calamoideae). PhD Thesis, University College, London, United Kingdom. 359 pp.

Auteur(s)

  • E. Opuni-Frimpong

Forestry Research Institute of Ghana (FORIG), University P.O. Box 63, KNUST, Kumasi, Ghana

  • L.K. Kwakye Ameyaw

Forestry Research Institute of Ghana (FORIG), University P.O. Box 63, KNUST, Kumasi, Ghana

  • E. Ebanyenle, Forestry Research Institute of Ghana (FORIG), KNUST, University, P.O. Box 63, Kumasi, Ghana
  • T.C.H. Sunderland, Forests and Livelihoods Programme, Centre for International Forestry Research (CIFOR), P.O. Box 0113 BOBCD, Bogor 16000, Indonesia

Citation correcte de cet article

Opuni-Frimpong, E. & Kwakye Ameyaw, L.K. & Ebanyenle, E. & Sunderland, T.C.H., 2011. Laccosperma secundiflorum (P.Beauv.) Küntze. [Internet] Fiche de PROTA4U. Brink, M. & Achigan-Dako, E.G. (Editeurs). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Pays Bas. <http://www.prota4u.org/search.asp>.

Consulté le 20 août 2022.


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