Eucalyptus deglupta (PROTA)

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Eucalyptus deglupta Blume


Protologue: Mus. Bot. 1(6) : 83 (1850).
Famille: Myrtaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 22

Synonymes

  • Eucalyptus multiflora Rich. ex A.Gray (1854),
  • Eucalyptus naudiniana F.Muell. (1886),
  • Eucalyptus schlechteri Diels (1922).

Noms vernaculaires

  • Eucalyptus arc-en-ciel, gommier arc-en-ciel, gommier de Mindanao (Fr).
  • Mindanao gum, deglupta, rainbow eucalyptus, rainbow bark, rainbow gum (En).
  • Goma de Mindanao, goma do arco-íris (Po).

Origine et répartition géographique

Eucalyptus deglupta est naturellement présent de Sulawesi (Indonésie) et Mindanao (Philippines) jusqu’à la Nouvelle-Bretagne (Papouasie-Nouvelle-Guinée). Il est une des rares espèces d’Eucalyptus absentes d’Australie. Il est couramment planté dans toutes les régions tropicales humides, où c’est l’un des eucalyptus les plus importants.

Usages

Eucalyptus deglupta est un arbre important des plantations pour la production de pâte à papier ; le bois et l’écorce sont de bonnes sources de pâte. Le bois est un bois d’œuvre précieux (nom commercial : kamarere), approprié pour les constructions légères et lourdes, les revêtements de sol, l’ébénisterie, la menuiserie, le façonnage, la fabrication d’embarcations, de poteaux, de perches, de placages, de contreplaqué, de panneaux de particules, de panneaux durs et de panneaux en laine de bois. Il est utilisé comme bois de feu et pour faire du charbon de bois, mais on considère habituellement qu’il a trop de valeur pour ces usages. Eucalyptus deglupta est couramment planté comme arbre ornemental à cause de son écorce attrayante. L’arbre est utilisé pour la réhabilitation des terres, le reboisement et la plantation d’enrichissement des forêts. Au Costa Rica, il est généralement utilisé comme arbre d’ombrage dans les plantations de caféiers. Il est mellifère.

Production et commerce international

Dans les années 1990, l’Indonésie et les Philippines avaient chacune environ 30 000 ha de plantations d’Eucalyptus deglupta, et il y en avait environ 10 000 ha au Brésil. D’autres pays comme la Malaisie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Sri Lanka, les îles Fidji, la Côte d’Ivoire et le Ghana comptaient des plantations substantielles.

Propriétés

Le bois contient 44–51% de cellulose, 29–30% de lignine, 14–19% de pentosanes et 0,6–1,2% de cendres. Les fibres ultimes de bois provenant de Côte d’Ivoire font en moyenne 1,0 mm de long et 19,5 μm de large, avec une largeur du lumen de 12 μm. La réduction en pâte par le procédé kraft (sulfate), donne une pâte résistante qui peut être blanchie pour obtenir une bonne brillance.

Le bois de cœur est brun rougeâtre, pas toujours distinctement démarqué de l’aubier blanchâtre à rose. Il est contrefil, et le grain est moyennement grossier. Les surfaces du bois scié sur quartier ont un aspect rubané, et le bois est lustré. La densité du bois est de 390–810 kg/m³ à 15% d’humidité, mais le bois jeune est plus léger que le bois ancien, et le bois issu de plantations est plus léger que celui issu des forêts naturelles. Le bois de plantations est facile à sécher, avec peu de dégradation, mais le bois de forêt peut s’effondrer. Les taux de retrait du bois vert au bois à 12% d’humidité sont de 1,8–2,4% radialement et 3,4–7,0% tangentiellement. A 12% d’humidité, le module de rupture est de 67–106 N/mm², le module d’élasticité de 8000–14 075 N/mm², la compression axiale de 39–70 N/mm² et le cisaillement de 7–11 N/mm². Le bois se travaille bien avec des outils manuels et des machines-outils, mais il a une légère tendance à se pelucher à l’usinage et au perçage, et à se fragmenter légèrement au niveau des côtés pointus au tournage. Il donne une bonne finition. Ce n’est pas un bois durable ; il est sensible aux attaques de termites et de Lyctus (particulièrement l’aubier), et également aux térébrants marins. Le bois issu de plantations est significativement plus facile à imprégner que le bois issu de forêts naturelles. Sa valeur énergétique est de 18 500–21 100 kJ/kg.

Des feuilles fraîches du Nigeria ont donné 0,2% d’huile essentielle. Les principaux composés étaient le nérolidol (34,8%), l’α-pinène (24,7%), le β -caryophyllène (5,9%), le limonène (4,1%), l’α-terpinéol (4,1%) et le p-cymène (3,1%). Des feuilles fraîches de la R.D. du Congo ont donné 0,15% d’huile essentielle, avec comme principaux composés le 1,8-cinéole (35,7%), le cryptone (25,4%), le myrténol (7,4%), le β-terpinéol (6,3%) et le globulol (3,1%). L’huile essentielle a montré une activité contre plusieurs bactéries et champignons. La teneur en huile est trop faible pour une exploitation commerciale.

Description

Arbre sempervirent, très grand, atteignant 60(–80) m de haut ; fût généralement de bonne forme, de 50–75% de la hauteur de l’arbre, atteignant 200(–300) cm de diamètre, parfois à contreforts de 3–4 m de haut ; écorce lisse, jaune, brune et violette, mais verte après desquamation ; cime conique chez les jeunes arbres, étalée chez les plus âgés ; rameaux quadrangulaires, souvent à 4 ailes longitudinales. Feuilles opposées, subopposées ou alternes, simples et entières, en position presque horizontale sur les rameaux ; stipules absentes ; pétiole de 1–1,5 cm de long ; limbe ovale à ovale-lancéolé, de 7–15(–20) cm × 4–7,5(–10) cm, apex arrondi à aigu ou légèrement acuminé, glabre, face inférieure plus claire que la face supérieure, pennatinervé. Inflorescence : dichasium ombelliforme (conflorescence), axial ou terminal, condensé et réduit, ombelles à 3–7 fleurs ; pédoncule atteignant 12 mm de long, anguleux. Fleurs bisexuées, régulières ; pédicelle d’environ 5 mm de long ; boutons floraux globuleux à presque en forme de massue, de 2–4 mm × 2–5 mm, apiculés, divisés en un hypanthium conique (partie inférieure) de 2–2,5 mm de long, et un opercule hémisphérique ou conique (partie supérieure) qui tombe à l’anthèse ; étamines nombreuses ; ovaire infère. Fruit : capsule à parois minces, en massue, ovoïde ou globuleuse de 3–5 mm × 3–5 mm, enveloppée dans un hypanthium ligneux, s’ouvrant par 3–4 petites valves saillantes, contenant de nombreuses graines. Graines minuscules, brunes, aplaties, à petite aile terminale. Plantule à germination épigée.

Autres données botaniques

Le genre Eucalyptus comprend environ 800 espèces, endémiques de l’Australie, sauf pour environ 10 espèces de la partie est de l’Asie du Sud-Est. De nombreuses espèces d’Eucalyptus sont cultivées à l’extérieur de leur aire de répartition naturelle, dans les régions tropicales, subtropicales et tempérées, en raison de leur croissance rapide et de leur adaptation à diverses conditions écologiques. Eucalyptus est divisé en plusieurs sous-genres (7–10, selon l’auteur), qui sont divisés à leur tour en nombreuses sections et séries. Les résultats d’études phylogénétiques au sein du genre Eucalyptus suggèrent que le genre est polyphylétique, donc relevant de plusieurs lignées évolutives, et en conséquence, il a été proposé de le diviser en plusieurs genres distincts. Ceci n’a pas encore été fait, principalement à cause du maelström qui pourrait en découler dans la nomenclature. Les espèces d’Eucalyptus s’hybrident facilement, ce qui ajoute à la complexité taxinomique.

Croissance et développement

Eucalyptus deglupta pousse très rapidement, étant capable de vitesses de croissance annuelles de 2–3 m en hauteur et de 2–3 cm en diamètre pendant les 10 premières années. Au Congo, par exemple, des arbres de 8,5 ans faisaient en moyenne 20 m de haut et 13,5 cm de diamètre. La croissance des pousses de jeune sujets d’Eucalyptus deglupta semble continue, dans la mesure où l’humidité du sol est adéquate. Les jeunes arbres ont une cime conique avec une tige principale nette et des branches presque horizontales. Quand l’arbre vieillit, les branches se courbent vert le haut aux extrémités et la tige principale devient moins dominante. Au fil du temps l’arbre acquiert une cime étalée, à sommet plat.

La floraison peut se faire au cours de la première année, mais, le plus souvent, elle survient après 2 ans, puis tous les ans. Elle peut intervenir à n’importe quel mois de l’année en fonction de l’emplacement géographique. La fructification peut démarrer dès 1,5 an après la plantation, mais plus généralement après 3–4 ans. Les fruits mûrissent en 4–6 mois, après quoi les graines sont rapidement libérées en quelques jours. La production de graines est souvent abondante. La dissémination se fait principalement par l’eau. Eucalyptus deglupta ne se régénère pas par tubercules ligneux. Cela signifie que les arbres matures sont sensibles aux incendies de forte intensité, et que les récoltes de taillis après la première récolte sont généralement impossibles.

Ecologie

Eucalyptus deglupta est la seule espèce d’Eucalyptus adaptée à des milieux en forêt pluviale de basses terres et de basses montagnes. Il pousse du niveau de la mer jusqu’à 2500 m d’altitude dans des régions ayant une température annuelle moyenne de 20–32°C, une température maximale moyenne du mois le plus chaud de 24–33°C, une température minimale moyenne du mois le plus froid de 16–26°C, une pluviométrie annuelle moyenne répartie de manière homogène de (1200–)2000–5000 mm, et une saison sèche de 0–1 mois. Eucalyptus deglupta peut pousser dans des environnements plus froids mais ne tolère pas le gel. Il exige un éclairement complet pour se développer et on le trouve fréquemment en peuplements denses le long des rivières dont il colonise les berges sableuses récemment formées. On trouve également Eucalyptus deglupta sur des sites qui ont été défrichés ou perturbés d’une quelconque manière, par ex. par des glissements de terrain, des éruptions volcaniques ou la culture itinérante. Il colonise rapidement de tels sites. Au fil du temps, cependant, d’autres espèces les colonisent et forment un sous-étage dense qui empêche une régénération ultérieure d’Eucalyptus deglupta. Eucalyptus deglupta préfère les laisses de rivières non stagnantes avec une humidité du sol suffisante, et il pousse mieux sur des limons sableux profonds, moyennement fertiles, mais également sur des sols de cendres volcaniques, de pierre ponce et de graviers. Au Congo, on signale qu’il pousse mieux sur des sols argileux lourds que sur des sols sableux. L’espèce ne supporte toutefois pas l’asphyxie racinaire prolongée. Il est extrêmement sensible au feu en raison de son écorce très fine.

Multiplication et plantation

Eucalyptus deglupta se multiplie facilement par graines. Le poids de 1000 graines est de 0,1–0,5 g. Les graines peuvent être obtenues en récoltant les fruits lorsqu’ils sont brun verdâtre et en les séchant au soleil pendant 2–3 jours. Elles se conservent 1–2 ans à l’abri de la chaleur, de l’humidité et dans des récipients hermétiques. La température optimale de germination est de 32–35°C, et aucun traitement préalable n’est nécessaire. Les graines présentent un taux de germination de 50–60% et un gramme de graines sèches donne 1000–2000 plants. La germination prend 4–20 jours et les semis de pépinière peuvent être repiqués au champ lorsqu’ils atteignent 3–4 mois et 25–30 cm de haut. Au Gabon, les plants sont plantés avec un espacement de 4 m × 3 m sur des sols argileux, et de 4 m × 4 m sur des sols sableux. Dans les plantations pour la pâte à papier au Congo, on utilise un espacement de 2,8 m × 2,8 m.

La multiplication végétative avec des boutures de branches est plus facile qu’avec d’autres espèces d’Eucalyptus, et même des boutures prélevées de la cime de vieux arbres peuvent être utilisées. Les boutures s’enracinent lorsque leur base est plongée dans l’eau pure. Des plants de 25–30 cm de haut issus de boutures se développent habituellement en 6 semaines dans des environnements tropicaux. Des méthodes de multiplication in vitro ont été développées.

Gestion

Au Gabon, après la plantation des semis au champ, des mesures de désherbage sont nécessaires jusqu’à ce que la plante atteigne environ 2 ans et que la canopée soit fermée. Les plantations pour les grumes exigent un éclaircissage. Eucalyptus deglupta ne se recèpe pas bien après la coupe et doit être replanté.

Maladies et ravageurs

Les semis de pépinière sont sensibles à la fonte des semis provoquée par Rhizoctonia solani, contre laquelle on peut lutter par stérilisation du milieu de germination ou par l’application de fongicides. Eucalyptus deglupta n’est quasiment pas attaqué par des maladies de taches foliaires, ce qui le rend très adapté aux basses terres tropicales. Une pourriture du cœur est parfois observée chez les arbres âgés, mais il est peu probable que ce soit un problème chez les arbres cultivés en rotation courte (par ex. 10 ans). Des observations au champ suggèrent que la pourriture du cœur est plus fréquente chez les arbres poussant sur des sites moins bien drainés. Dans les peuplements naturels et les plantations, les termites sont les ravageurs les plus importants.

Récolte

Dans les plantations pour la pâte à papier, on récolte habituellement les arbres après 5–7(–12) ans alors que les arbres pour les grumes sont récoltés lorsqu’ils atteignent 16–25 ans. Les contreforts sont fréquents sur les arbres poussant sur des sols alluviaux et non stables de rivières dans l’aire de répartition naturelle de l’espèce ; pour la récolte des grumes, un échafaudage doit être monté afin que le fût puisse être scié au-dessus des contreforts.

Rendement

Eucalyptus deglupta est un des feuillus dont la croissance est la plus rapide au monde. Dans des plantations pour la pâte à papier, des rendements de 200–300 m³/ha à 10–12 ans d’âge sont généralement atteints. Dans des plantations au Gabon, le diamètre de fût visé de 30 cm est atteint lorsque les arbres ont 8–10 ans, avec un volume sur pied de 300–350 m³/ha.

Ressources génétiques

Des essais de provenances en Papouasie-Nouvelle-Guinée, utilisant des graines récoltées dans toute l’aire de répartition naturelle d’Eucalyptus deglupta, montrent une variabilité dans la morphologie, la croissance et la sensibilité aux ravageurs. Les provenances de Mindanao, de Sulawesi et de Nouvelle-Bretagne semblent être meilleures que celles de Papouasie-Nouvelle-Guinée continentale. Les essais comprenaient la plupart des provenances d’Eucalyptus deglupta de Papouasie-Nouvelle-Guinée continentale, mais l’Indonésie et les Philippines étaient peu représentées. Etant donné la variabilité déjà évidente, il est fortement souhaitable que les provenances restantes soient testées dès que possible, en particulier parce que certaines sont menacées par le défrichage pour l’agriculture. La viabilité des graines conservées à –15°C est signalée comme se détériorant brusquement après 7 ans.

Sélection

La variabilité au sein d’Eucalyptus deglupta offre un potentiel pour la sélection. Des travaux d’amélioration génétique sont en cours, par ex. au Costa Rica et en Indonésie.

Perspectives

Eucalyptus deglupta semble doté d’un bon potentiel pour le reboisement et l’afforestation des zones de basses terres tropicales humides sans période sèche prononcée. Il présente surtout un fort potentiel pour la production industrielle de pâte à papier en raison de sa multiplication végétative aisée, de sa croissance rapide et des excellentes propriétés de son bois. Les inconvénients de l’espèce sont sa sensibilité au feu et la difficulté de le recéper. Là où la pourriture du cœur et des insectes ravageurs ont été signalés, ils semblent n’être significatifs que par endroits. De plus, de par la variabilité génétique d’Eucalyptus deglupta et la très courte période jusqu’à sa reproduction, il existe de bonnes perspectives pour l’amélioration de l’arbre.

Références principales

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Sources de l'illustration

  • Lamb, D., Johns, R.J., Keating, W.G., Ilic, J. & Jongkind, C.C.H., 1993. Eucalyptus L’Hér. In: Soerianegara, I. & Lemmens, R.H.M.J. (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 5(1). Timber trees: Major commercial timbers. Pudoc Scientific Publishers, Wageningen, Netherlands. pp. 200–211.

Auteur(s)

  • M. Brink, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Brink, M., 2011. Eucalyptus deglupta Blume. [Internet] Fiche de PROTA4U. Brink, M. & Achigan-Dako, E.G. (Editeurs). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Pays Bas. <http://www.prota4u.org/search.asp>.

Consulté le 4 juillet 2022.


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