Calamus deerratus (PROTA)

De PlantUse Français
Aller à : navigation, rechercher
Prota logo vert.gif
Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces



Calamus deërratus G.Mann & H.Wendl.


Protologue: Trans. Linn. Soc. London 24(3) : 429 (1864).
Famille: Arecaceae (Palmae)

Synonymes

  • Calamus barteri Drude (1895),
  • Calamus heudelotii Drude (1895),
  • Calamus leprieurii Becc. (1902),
  • Calamus perrottetii Becc. (1902),
  • Calamus schweinfurthii Becc. (1902),
  • Calamus laurentii De Wild. (1904),
  • Calamus akimensis Becc. (1908),
  • Calamus falabensis Becc. (1908).

Noms vernaculaires

  • Rotin (Fr).
  • Rattan, rattan palm (En).
  • Rotim (Po).

Origine et répartition géographique

Calamus deërratus est le rotin africain le plus largement réparti, s’étendant dans toute la zone de forêts humides d’Afrique, de Gambie et du Sénégal jusqu’au Soudan méridional, en Ouganda et en Tanzanie, et vers le sud jusqu’au nord de l’Angola et en Zambie. Il n’est pas cultivé.

Usages

Dans toute l’Afrique de l’Ouest en particulier, Calamus deërratus offre une large gamme d’usages pour l’ébénisterie, la construction et la vannerie. Les tiges entières sont également transformées en cannes et en instruments de musique. Au Ghana, elles sont entrelacées pour faire des clôtures. Au Nigeria, des tiges de Calamus deërratus étaient autrefois fournies aux prisons pour des activités de groupe et la réhabilitation des prisonniers. On utilisait couramment des tiges entières pour la construction de maisons et de clôtures, au Nigeria comme au Ghana. En Zambie et en Ouganda, en l’absence de tiges de fort diamètre, les structures des meubles en rotin sont faites de deux ou trois tiges de Calamus deërratus liées ensemble. Les tiges entières et fendues sont utilisées pour fabriquer des ponts suspendus traditionnels et des étriers servant à escalader les palmiers. Les tiges fendues sont transformées en divers produits, tels que des paniers, des sièges, des cordes d’instruments, des nasses et des bordigues. On les utilise également pour lier les structures des maisons, les chevrons, le matériau de couverture et les clôtures. Dans la zone continentale de la Guinée équatoriale, par exemple, elles servent à la fabrication de paniers temporaires pour le marché. On les utilise également pour la fabrication d’attaches pour le tuteurage des ignames. Au Nigeria, des tiges fendues étaient autrefois utilisées pour lier ensemble des arbres pour le bois d’œuvre avant de les faire flotter vers l’aval de la rivière. L’écorce de tige sert à faire un cordage résistant. En Sierra Leone, l’écorce de tige est tordue en petites éponges et utilisée pour nettoyer les poêles. Au Ghana, les feuilles sont souvent utilisées pour la couverture des toits. La gaine foliaire peut être détachée et tordue pour fabriquer une corde grossière.

Le bourgeon apical (cœur de palmier) est consommé en Sierra Leone et au Ghana et les jeunes pousses grillées sont consommées au Ghana. Les cendres des racines brûlées sont utilisées comme sel de cuisine en Guinée et au Ghana. Au Sénégal, les feuilles sont grillées sur un feu puis macérées, et le liquide est absorbé comme boisson favorisant la perte de poids ; la même préparation est également donnée pour traiter l’œdème provoqué par une carence en vitamines.

Production et commerce international

Calamus deërratus est vendu par endroits en Afrique de l’Ouest, Afrique de l’Est et Afrique australe (Zambie et Zimbabwe), mais il n’est fait aucune mention de son commerce en Afrique centrale. Il n’est pas commercialisé à l’échelle internationale.

Propriétés

Calamus deërratus est seulement utilisé en l’absence d’autres espèces de rotin aux qualités plus recherchées en termes de flexibilité et de durabilité. Dans toute son aire, ses tiges sont considérées comme inférieures à celles d’autres palmiers lianescents, car elles ne sont pas aussi vigoureuses que celles de bien des Laccosperma spp., qui sont plus grands, et moins souples que de nombreux Eremospatha spp. A 12% d’humidité, des tiges du Nigeria avaient un module de rupture de 41 N/mm² et un module d’élasticité de 3400 N/mm². Par 100 g de matière sèche, la tige contient : énergie 1023 kJ (244 kcal), protéines 6,0 g, lipides 1,2 g, glucides 67,1 g, fibres 19,0 g, cendres 12,0 g, Ca 200 mg, P 500 mg, Fe 25 mg. On a rapporté que des échantillons de tiges séchées à l’air du Nigeria contiennent par 100 g : eau 15,0 g, énergie 1324 kJ (316 kcal), protéines 4,6 g, lipides 0,6 g, glucides 77,8 g, cendres 1,9 g, Ca 138 mg et Mg 52 mg.

Falsifications et succédanés

Les tiges de Calamus deërratus ne sont pas aussi couramment utilisées que celles de Laccosperma et Eremospatha spp. Cependant, l’utilisation de Calamus deërratus augmente en l’absence d’autres rotins et du fait que Calamus deërratus contribue également à d’autres besoins domestiques, en plus d’une large gamme d’applications dans la construction et le tissage.

Description

Rotin dioïque, à troncs multiples, mince à moyennement vigoureux, grimpant jusqu’à 20 m de haut, souvent ramifié de façon sympodiale à la base, formant des touffes denses ; tige érigée, prostrée ou grimpante, atteignant 30 m de long, de 7–30 mm de diamètre sans les gaines foliaires, de 12–35 mm avec les gaines, entrenœuds de (8–)15–20 cm de long. Feuilles composées pennées, atteignant 1,5(–1,75) m de long ; gaine variée en armature de presque inerme à densément couverte d’épines triangulaires, brun foncé ou noires, atteignant 3 cm de long, gaine mature à indument brun ou gris ; ochréa de 8–10(–12) cm de long, sec, papyracé, linguiforme, souvent longitudinalement fendu et réfléchi, devenant méconnaissable, armé sur les bords à épines plus pâles et plus hérissées que celles des gaines foliaires, rarement inerme ; flagelle atteignant 3,5 m de long, armé de petites épines recourbées ; pétiole atteignant 20 cm de long, arrondi du côté abaxial, concave du côté adaxial, diversement armé de grandes épines noires atteignant 3 cm de long et petites épines noires recourbées ; rachis armé comme le pétiole, épines devenant éparses vers la partie distale, cirrus absent ; folioles jusqu’à 30 sur chaque côté du rachis, linéaires-lancéolées, atteignant 35 cm × 2 cm, obtuses et compactes à la base, finement acuminées à apiculées à l’apex, repliés une fois, concolores ou à face supérieure vert légèrement plus foncé, à soies sur le bord des folioles et sur les nervures. Inflorescence axillaire ; inflorescences mâle et femelle comparables, atteignant 3,5 m de long, à 1–4 inflorescences partielles et à long flagelle terminal ; axe et bractées armés de bout en bout, à épines réfléchies noires solitaires ou groupées ; bractées formant une gaine serrée, atteignant 70 cm de long, avec un limbe étalé, papyracé, d’environ 5 cm de long ; inflorescences partielles atteignant 40 cm de long, à 15 rachilles ou plus sur chaque côté, sous-tendues par des bractées d’environ 2 cm de long ; rachilles atteignant 7 cm de long, arquées, disposées de manière distique ; bractées distiques, brun terne, à poils ciliés autour de la bouche ; fleurs solitaires chez l’inflorescence mâle, en paires de 1 fleur femelle et 1 fleur stérile chez l’inflorescence femelle. Fleurs unisexuées ; fleur mâle symétrique, à minuscule involucre atteignant 1 mm de long, calice tubuleux à la base, de 4 mm de long, 3-lobé, corolle à 3 lobes valvés atteignant 7 mm de long, soudés à la base sur environ 1 mm, étamines 6, pistillode minuscule ou absent ; fleur stérile très comparable à la fleur mâle fertile, mais légèrement plus courte et plus étroite et à anthères vides ; fleur femelle à calice tubuleux au début puis se fendant quand la taille de l’ovaire augmente, lobes d’environ 3 mm de long, corolle à 3 lobes valvés d’environ 5 mm de long, staminodes 6, épipétales, ovaire d’environ 5 mm × 2,5 mm, coiffé par 3 stigmates d’environ 1 mm de long, recourbés à l’anthèse. Fruit globuleux, atteignant 2 cm × 1 cm, à bec atteignant 2 mm de long coiffé par les vestiges du style, à 16–21 rangs verticaux d’écailles, contenant 1 graine. Graines aplaties latéralement, d’environ 9 mm × 8 mm × 5 mm.

Autres données botaniques

Le genre Calamus comprend environ 370 espèces, réparties de l’Afrique de l’Ouest à l’Asie du Sud-Est, l’Australie et les îles Fidji. Des examens récents de spécimens en herbiers et des observations au champ ont mis en évidence que Calamus est représenté en Afrique par une seule espèce polymorphe. Le fait que Calamus en Afrique ait été la cause de quelques problèmes taxinomiques est dû à la reconnaissance d’une variabilité infraspécifique mal définie.

Anatomie

Une coupe transversale de la tige montre trois régions distinctes : l’épiderme, le cortex et le cylindre central. Les cellules épidermiques sont rectangulaires, de 15–26 μm de long et 7–11 μm de large, à stomates dans la couche cuticulaire. Deux couches de cellules parenchymateuses non lignifiées sous l’épiderme sont présumées être l’hypoderme. La zone corticale est 6–10 cellules de large, les cellules étant de taille variable, rectangulaires à coins arrondis, lignifiées et interconnectées. Le cortex est intercalé de petites bandes de fibres. Le cylindre central est composé de faisceaux vasculaires entourés de parenchyme primaire. Les faisceaux vasculaires extérieurs du cylindre central sont incomplets tandis que ceux de l’intérieur sont complets et disposés de façon diffuse. Les faisceaux vasculaires consistent en tissus conducteurs (xylème et phloème), entourés d’une gaine de fibres et de parenchyme. Un faisceau vasculaire complet contient un vaisseau de métaxylème d’un diamètre de 68–337 μm, du protoxylème constitué d’un glomérule de 2–5(–10) vaisseaux, et deux zones de phloème, chacun contenant 4–6 tubes criblés. La gaine de fibre entourant le faisceau est relativement étendue chez les faisceaux vasculaires périphériques, mais forme seulement une petite bordure chez les faisceaux vasculaires intérieurs. Les cellules de fibre font 0,6–4,2 mm de long et 5,8–34,8 μm de large, avec une largeur du lumen de 2,9–29 μm et une épaisseur de la paroi des cellules de 1,5–20,37 μm. Le parenchyme primaire est polygonal et rectangulaire et correspond au type “en filet” en section transversale et, en section longitudinale, il ressemble à des “pièces de monnaie empilées”.

Croissance et développement

Calamus deërratus grimpe au moyen de flagelles, qui émergent directement de la gaine. Dans des essais au Ghana, des plants âgés de 11 mois avaient un taux de croissance d’environ 7 cm en 20 semaines. Au Bénin, la floraison et la fructification ont lieu en décembre. Toutes les espèces de Calamus sont pléonanthiques, c.-à-d. que les tiges ne meurent pas après la floraison.

Ecologie

Calamus deërratus a une forte préférence pour les forêts marécageuses et les ripisylves et est moins fréquent dans les régions à forte pluviométrie. Il est de ce fait relativement rare dans la forêt guinéo-congolaise du Cameroun et du Gabon. Il est plus fréquent en forêt-galerie plus sèche dans les zones de transition vers la savane boisée soudanienne dans le nord, et vers la savane boisée zambézienne dans le sud. Calamus deërratus se rencontre en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale jusqu’à 500 m d’altitude, et en Afrique de l’Est jusqu’à 1500 m d’altitude. On le trouve habituellement en forêt sous une canopée, mais il est également présent dans les régions ouvertes où il forme souvent des fourrés denses. Les forêts marécageuses où Calamus deërratus est présent en Ouganda sont sujettes aux feux saisonniers, ce qui est en partie aggravé lorsque les récolteurs de rotin laissent les parties supérieures des tiges dans la canopée.

Multiplication et plantation

Les graines germent mieux lorsque le sarcotesta a été retiré, mais un trempage des graines dans de l’acide sulfurique concentré ou de l’alcool éthylique est délétère. Au Ghana, Calamus deërratus a été multiplié avec succès en utilisant les rhizomes, avec environ 20% de repousse.

Gestion

Calamus deërratus est uniquement récolté dans la nature. On ne connaît pas en Afrique de systèmes de gestion indigènes pour les ressources en rotin, et dans toute son aire de répartition, le rotin est considéré comme une ressource en libre accès ; s’ils existent, les droits coutumiers régulant sa récolte sont très peu nombreux. Ceci se reflète dans le manque de législation nationale pour la plupart des pays.

Récolte

Les conditions et circonstances dans lesquelles les espèces de rotin en Afrique sont récoltées et transportées sont remarquablement homogènes. La majorité des récoltes pour le commerce est effectuée par des personnes pour lesquelles il s’agit d’une source de revenus secondaire. Malgré les retours en capitaux reconnus de la récolte et de la vente du rotin, la nature déplaisante et difficile de sa récolte implique que la plupart des récolteurs déclarent préférer se concentrer sur leurs activités principales si l’occasion leur est donnée. La plupart des récolteurs de rotin sont locaux, les personnes extérieures doivent souvent payer une petite somme au chef local.

Traitement après récolte

La transformation des cannes brutes implique le retrait de l’épiderme (peau) de la tige au couteau et le séchage de la canne avant son utilisation. Les tiges immatures, ou l’apex des tiges matures, où la gaine foliaire est également présente, ne sont pas utilisées et sont souvent laissées de côté ou mises au rebut au moment de la récolte. Le séchage se fait habituellement à l’air libre. Ce mode de transformation rudimentaire est non seulement consommateur de main d’œuvre, mais fournit aussi des cannes de qualité inférieure.

Ressources génétiques

Calamus deërratus a une répartition large et n’est pas considéré comme menacé, d’après les critères de l’UICN. Bien que de très nombreuses espèces de rotin répondent bien aux pratiques de coupes forestières sélectives, l’abattage des arbres a également entraîné une augmentation de l’exploitation du rotin. Le développement d’un important réseau de routes traversant de nombreuses zones de forêts en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale a permis un meilleur accès, et les grumiers sont souvent chargés de transporter le rotin récolté.

Perspectives

Calamus deërratus restera une source locale de rotin très utile, bien qu’il soit habituellement considéré comme inférieur à d’autres espèces africaines de rotin. En général, l’intérêt porté aux rotins d’Afrique est croissant en raison de leur importance en tant que moyen de subsistance pour les populations tant rurales qu’urbaines. La recherche portant sur les rotins au Ghana, au Nigeria et au Cameroun a démontré que leur culture est écologiquement possible, mais entravée par des facteurs socio-économiques et socio-culturels tels que la tenure des terres et la perception qu’il s’agissait d’une ressource sauvage illimitée.

Références principales

  • Abbiw, D.K., 1990. Useful plants of Ghana: West African uses of wild and cultivated plants. Intermediate Technology Publications, London and Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 337 pp.
  • Burkill, H.M., 1997. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 4, Families M–R. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 969 pp.
  • Dransfield, J., 1986. Palmae. In: Polhill, R.M. (Editor). Flora of Tropical East Africa. A.A. Balkema, Rotterdam, Netherlands. 55 pp.
  • Ebanyenle, E. & Oteng-Amoako, A.A., 2003. Anatomy and identification of five indigenous rattan species of Ghana. Ghana Journal of Forestry 11(2): 77–90.
  • Sunderland, T.C.H., 2001. The taxonomy, ecology and utilisation of African rattans (Palmae: Calamoideae). PhD Thesis, University College, London, United Kingdom. 359 pp.
  • Sunderland, T.C.H., 2007. Field guide to the rattan palms of Africa. Kew Publishing, Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 66 pp.
  • Sunderland, T.C.H., Beligné, V., Bonnéhin, L., Ebanyenle, E., Oteng-Amoako, A. & Zouzou, E.-J., 2005. Taxonomy, population dynamics and utilisation of the rattan palms of the Upper Guinea forests of West Africa. In: Bongers, F., Parren, M.P.E. & Traoré, D. (Editors). Forest climbing plants of West Africa. Diversity, ecology and management. CABI Publishing, Wallingford, United Kingdom. pp. 147–166.
  • Sunderland, T.C.H., Defo, L., Ndam, N., Dione, M. & Tamnjong, I., 2003. A socio-economic profile of the rattan trade in Cameroon. In: Sunderland, T.C.H. & Profizi, J.P. (Editors). New research on African rattans. Proceedings of the CARPE-funded International Expert Meeting on the Rattans of Africa, held at the Limbe Botanic Garden, Cameroon, 1–3 February 2000. International Network for Bamboo and Rattan (INBAR), Beijing, China. pp. 115–140.
  • Tenati, G., 2003. The use of rattan for vocational rehabilitation in Zambia. In: Sunderland, T.C.H. & Profizi, J.P. (Editors). New research on African rattans. Proceedings of the CARPE funded International Expert Meeting on the Rattans of Africa, held at the Limbe Botanic Garden, Cameroon, 1–3 February 2000. International Network for Bamboo and Rattan (INBAR), Beijing, China. pp 97–104.
  • Vanden Berghen, C., 1988. Flore illustrée du Sénégal. Monocotylédones et Ptéridophytes. Volume 9. Monocotylédones: Agavacées à Orchidacées. Gouvernement du Sénégal, Ministère du Développement Rural et de l’Hydraulique, Direction des Eaux et Forêts, Dakar, Senegal. 522 pp.

Autres références

  • Ahn, P., 1961. Regrowth and swamp vegetation in the western forest areas of Ghana. Journal of the West African Science Association 4: 163–173.
  • Defo, L., 1997. La filière des produits forestiers non-ligneux: l’example du rotin au Sud Cameroun. Department of Geography, University of Yaounde, Cameroon.
  • Defo, L., 1999. Rattan or porcupine? Benefits and limitations of a high-value NWFP for conservation in the Yaounde region of Cameroon. In: Sunderland, T.C.H., Clark, L.E. & Vantomme, P. (Editors). Non-wood forest products of Central Africa: current research issues and prospects for conservation and development. Food and Agriculture Organisation, Rome, Italy. pp. 237–244.
  • Ebanyenle, E. & Oteng-Amoako, A.A., 2005. Variation in some anatomical and physical properties of stems of five rattan palm species of Ghana. Journal of Bamboo and Rattan 4(2): 125–142.
  • Falconer, J., 1994. Non-timber forest products in southern Ghana: main report. Natural Resources Institute, Chatham Maritime, United Kingdom. 244 pp.
  • Gyimah, A., 1997. Germination of Calamus deerratus. Ghana Journal of Forestry 5: 51–56.
  • Hall, J.B. & Swaine, M.D., 1981. Distribution and ecology of vascular plants in a tropical rain forest: forest vegetation of Ghana. W. Junk Publishers, the Hague, Netherlands. 383 pp.
  • Irvine, F.R., 1952. Supplementary and emergency food plants of West Africa. Economic Botany 6: 23–40.
  • Irvine, F.R., 1961. Woody plants of Ghana, with special reference to their uses. Oxford University Press, London, United Kingdom. 868 pp.
  • Letouzey, R., 1978. Notes phytogéographiques sur les palmiers du Cameroun. Adansonia 18(3): 293–325.
  • Lucas, E.B. & Dahunsi, B.I.O., 2004. Characteristics of three western Nigerian rattan species in relation to their utilization as construction material. Journal of Bamboo and Rattan 3(1): 45–56.
  • Malaisse, F., 1997. Se nourir en forêt claire africaine. Approche écologique et nutritionnelle. Les presses agronomiques de Gembloux, Gembloux, Belgium & CTA, Wageningen, Netherlands. 384 pp.
  • Morakinyo, A.B., 1995. Profiles and pan-African distributions of the rattan species (Calamoideae) recorded in Nigeria. Principes 39(4): 197–209.
  • Omagor, N., 1999. Swamp forest plant resources in Uganda: their uses and conservation challenges. International Tree Crops Journal 10(2): 107–120.
  • Oteng-Amoako, A.A. & Obiri-Darko, B., 2003. Rattan as a sustainable cottage industry in Ghana: the need for development interventions. In: Sunderland, T.C.H. & Profizi, J.P. (Editors). New research on African rattans. Proceedings of the CARPE-funded International Expert Meeting on the Rattans of Africa, held at the Limbe Botanic Garden, Cameroon, 1–3 February 2000. International Network for Bamboo and Rattan (INBAR), Beijing, China. pp. 17–32.
  • Profizi, J.P., 1986. Notes on West African rattans. RIC Bulletin 5(1): 1–3.
  • Profizi, J.-P., 1999. The management of forest resources by local people and the state in Gabon. In: Sunderland, T.C.H., Clark, L.E. & Vantomme, P. (Editors). Non-wood forest products of Central Africa: current research issues and prospects for conservation and development. Food and Agriculture Organisation, Rome, Italy. pp. 133–138.
  • Richards, P.W., 1963. Ecological notes on West African vegetation: 2. lowland forest of the Southern Bakundu Forest Reserve. Journal of Ecology 51(1): 123–138.
  • Sunderland, T.C.H., 1998. The rattans of Rio Muni, Equatorial Guinea: utilisation, biology and distribution. A report for the European Union Project No 6 ACP-EG-020: Proyecto Conservacion y Utilizacion Racional de los Ecosistemas Forestales de Guinea Ecuatorial (CUREF). Ministerio de Pesca y Forestal, Guinea Ecuatorial. 28 pp.
  • Sunderland, T.C.H., Balinga, M.P.B., Asaha, S. & Malleson, R., 2008. The utilization and management of African rattans: constraints to sustainable supply through cultivation. Forests, Trees and Livelihoods 38(4): 337–353.

Sources of illustration

  • Sunderland, T.C.H., 2001. The taxonomy, ecology and utilisation of African rattans (Palmae: Calamoideae). PhD Thesis, University College, London, United Kingdom. 359 pp.

Auteur(s)

  • T.C.H. Sunderland, Forests and Livelihoods Programme, Centre for International Forestry Research (CIFOR), P.O. Box 0113 BOBCD, Bogor 16000, Indonesia


Citation correcte de cet article

Sunderland, T.C.H., 2011. Calamus deërratus G.Mann & H.Wendl. [Internet] Fiche de PROTA4U. Brink, M. & Achigan-Dako, E.G. (Editeurs). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Pays Bas.

Consulté le 26 juin 2022.